La question et sa réponse

En quoi la monnaie agit-elle sur la croissance économique ?

Rédacteur : VC

Imagine que du jour au lendemain, chaque billet dans ton portefeuille donne 2 billets : tu vas te précipiter pour en claquer une partie ou pour acheter des actions de ton titre préféré. Si pour une raison ou une autre, on partait d’une situation où il avait pas assez de billets pour tout le monde, c’est une bonne chose : on va permettre à ton boulanger de plus produire, pour que tu puisse lui acheter des croissants. Cette perspective va de ton coté te donner une raison de travailler un peu plus tard : en gros la multiplication des billets permet de pemrettre à chacun de produire plus : tout le monde y gagne.
En revanche, si on refait l’opération trop souvent, en revanche il n’y aura plus rien à acheter : tout ce qui peut être produit aura été acheté, et les commerçants monteront leurs prix. Dans le premier cas la multiplication des pains est bénéfique, dans le deuxième elle est nocive. Lorsque l’on baisse les taux – pour des raisons technique que je détaille pas à ce stade – c’est précisément ce qui se passe : on permet la masse monétaire (les billets + les comptes bancaires en gros) d’augmenter plus vite. C’est intéressant jusqu’à un certain point.En effet : l’économie se développe, la population augmente. Il faut donc que le nombre de billets augmente en même temps. Pour ceci le banquier central à un seule pédale, qui fait à la fois frein et accélérateur : les taux d’intérêt de court terme. Le véhicule qu’il pilote tient plus du scooter que de la Ferrari. Pour donner une métaphoire plus précise, c’est un scooter qui est conduit par un aveugle avec des boules Quies dans les oreilles, dont le conducteur ne peut voir l’exterieur que dans son rétroviseur (lui-même couvert de buée), et qui n’a pour seules informations sur l’état actuel du monde les vagues bruits qu’il étend.
Comment sait-on qu’on a atteint la bonne vitesse ? Ben en général les gens sont pas d’accord : les banquiers centraux sont bien informés, mais parfois suspectés d’avoir trop peur del’inflation et de risquer pour cela d’endommager la croissance. La vrai réponse, on ne la connait qu’après, et encore pas tout le temps.

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