Laurence Parisot, Marianne et… moi (et moi). Épisode 1

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Laurent Nunez n’est pas content. Laurence Parisot a dit des choses (il y a un mois, mais bon, les délais de publications sur le site de Marianne doivent être longs…) qui ne lui plaisent pas. Notamment qu’elle était « irritée ». Ces gens sont visiblement agacés. Alors, je vais mettre tout le monde d’accord.

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L’économie du film « La loi du marché » (ou plutôt, la « non-économie », et tant mieux)

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J’ai vu le film qui avait fait quelque peu sensation à Cannes, il y a un an de cela. Et c’est une surprise. Pendant des années, j’ai laissé tomber Ken Loach (après le parodique Bread and Roses). Un jour, je suis allé voir La part des anges. C’était bon. Enfin, plutôt que de se gargariser de clichés larmoyants sans intérêt et, visiblement, mal documentés, il revenait à ce qui peut être une vraie critique sociale. Une histoire avec, comme fond, un état de fait : des gosses que le monde considère comme inutiles et nuisibles – non sans raisons – sont capables d’intelligence, au point de tromper ceux qui se pensent les plus malins (car les plus riches), sans même changer la vie de ces derniers, qui restent tout aussi contents d’eux-mêmes. J’ai retrouvé cet esprit dans La loi du marché. Alors que je m’attendais au pire.

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Ce qu’il y a (toujours eu) dans le « programme » de Tirole sur le chômage

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J’ai réitéré plusieurs fois mon étonnement de voir Jean Tirole défendre vigoureusement la loi Travail. Je ne sais pas si j’ai été très clair sur les raisons de cet étonnement.

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La loi travail, cheval de Troie de la méchante Commission ? Une approche basique.

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Cela fait plusieurs fois que je lis que la Commission de Bruxelles serait la perfide instigatrice de la loi El Khomri. Encore une fois aujourd’hui dans cet article, qui nuance la chose ; ce qui est bien, mais pas assez prosaïque encore, à mon sens. Certes, il y a l’idée que ce sont les États qui proposent leurs programmes de réforme. Mais, on peut faire encore plus simple. Un peu de sérieux, amis eurosceptiques… Il ne fait aucun doute qu’une certaine vision des changements institutionnels à Bruxelles colle parfaitement avec ce qui est proposé dans la loi Travail. Mais enfin… ce ne sont pas les fonctionnaires de l’UE qui ont théorisé la flexibilisation du marché du travail, au travers de mesures comme la baisse de la protection contre les licenciements économiques ou la promotion des accords d’entreprise (au pire, ceux du FMI ou de la Banque mondiale leur ont filé un coup de main). Ces thèmes existent dans la littérature économique et politique depuis des années et il n’est guère surprenant que le gouvernement français ait pu piocher dedans, sans même avoir à lire les manuels de bonne gouvernance publiés par l’UE. Alors, bon… je suis peut-être un individu naïf et inconscient des enjeux de pouvoir du monde, mais j’ai tendance à penser qu’il faut chercher le complot Mal ailleurs ce coup-ci…

Message de service pour des gens sur Twitter

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Certains d’entre vous ont peut-être constaté, ou le feront, que je ne les suis plus sur Twitter. Cela n’a rien à voir avec ce que vous avez pu publier ou qui vous êtes. Je recentre simplement le compte sur son objet initial, l’économie. Je ne suis plus que des comptes à dominante économique et je ne publierai plus que des tweets en rapport. J’avais pris l’habitude d’alterner les tweets sur l’économie et d’autres tous azimuts, selon le moment. Ce qui s’est passé la semaine dernière avec la publication du texte de Denis Robert a conduit à ce changement. Ce n’est pas une grande surprise. L’affaire Éolas était déjà un signal que ça se durcissait. Je suis conscient de tout ceci depuis longtemps et n’étais pas totalement serein quand je publiais certains tweets. Je ne pense plus pouvoir contrôler un bazar potentiel. Certes, objectivement, je ne vais jamais très loin, en comparaison avec les gens incriminés (dont le seul qui a ma sympathie personnelle est Sky Ze Limit, même si je ne le voyais sur Twitter que par des RT ; les autres, c’est juste une question de liberté d’expression, la même que je laisserais à tous si je pouvais choisir). Mais voilà, il semblerait que « loin » soit de plus en plus près. Alexandre résume parfaitement la situation :

Sauf que même sans être anonyme, on ne sait jamais. On peut s’emparer de ton avatar pour t’y assimiler. Ça ne vaut pas le coup.

Ça m’ennuie de ne plus échanger avec quelques twittos sympas, du coup. Certains même que j’apprécie vraiment beaucoup. Mais je trouverai une solution. Peut-être un compte aussi parfaitement anonyme que possible ?

Brève analyse économique de l’article 2 de la loi Travail (où comment j’ai perdu tous mes amis pro et contre lui)

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À une époque que d’aucuns jugeront lointaine ou ancestrale, mais pas tant que ça à l’échelle de l’analyse économique, de dangereux communistes réfléchissaient au niveau optimal de négociation salariale ( Cahuc et Zylberberg ici, par exemple ; l’article de référence de Calmfors et Driffill étant visible ici ), se demandant qui de l’entreprise, de la branche ou de l’interprofessionnel national donnait les meilleurs résultats en matière de chômage. Depuis, j’avoue que j’aime bien raconter ça aux étudiants, parce que les résultats étaient assez contre-intuitifs (les profs d’économie aiment bien ce genre de trucs tordus). La négociation centralisée pouvait s’avérer supérieure à la négociation de branche (la plus mauvaise) et la négociation d’entreprise (intermédiaire). Cela dit, les temps changent et il est utile de revoir le sujet.

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La mesure des inégalités pour les nuls (et les autres)

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Je ne vous apprends rien si je vous dis qu’il existe « quelques » débats sur les inégalités. Tous, enfin tous ceux qui sont un peu sérieux, démarrent avec des indicateurs d’inégalités et, généralement, avec des comparaisons dans le temps ou l’espace. Spontanément, je n’aurais pas eu l’idée de pondre un billet sur ces indicateurs, les supposant assez bien connus de beaucoup de gens (et, facilement accessibles, par ailleurs). Mais, comme il y a quelques mois, quelqu’un qui découvrait le blog m’a signalé que « pour les nuls » était passablement exagéré et que, non, ceux qui n’y comprennent rien, ne comprenaient rien à ce que j’écrivais, j’ai réfléchi. Et voilà ce que j’espère être un billet pour les nuls (et les autres). (Lire la suite…)

27 ans pour le premier CDI ? Origine du chiffre et quelques compléments (laborieux)

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En réponse à une question au gouvernement posée le mercredi 3 mai, la Ministre du travail a évoqué l’évolution de l’âge moyen d’accès au premier CDI, soulignant qu’il était passé d’environ 22 ans à 27 ans en l’espace de quinze ans (vidéo ici, à 49 minutes). Un chiffre intéressant, mais qui mérite d’être un peu creusé. (Lire la suite…)

Contre le tabagisme des jeunes, arrêtez de vivre dans un monde qui n’existe pas

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Dans mon précédent billet, j’ai essuyé des commentaires globalement méprisants, me reprochant – en façade – de manquer de rigueur. Je vais donc préciser le précédent billet et, ensuite, je ne parlerai plus jamais de tabac. Quand on est minoritaire, on ferme sa gueule.

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Et toi, tu préfères mourir du tabac ou du tabac et du terrorisme en même temps ?

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Suite à une décision du tribunal de Cergy-Pontoise, saisi par des gens, le Ministère de l’Éducation Nationale – avec une vitesse qu’on aimerait lui connaître dans d’autres situations – a décidé d’interdire de fumer dans les établissements scolaires, afin de respecter avec précision la loi anti-tabac, en dépit des risques d’arrosage à la Kalach’ devant les terrasses que sont les abords de certains lycées. (Lire la suite…)

La pauvreté des jeunes : c’est bien fait pour leur gueule à ces feignasses

Manuel Valls souhaite, sur la base du rapport Sirugue, initier une remise à plat des minima sociaux à l’horizon 2018. Un des volets importants est celui des jeunes. Un sujet sensible et traité avec beaucoup de préjugés. (Lire la suite…)