Stéphane Ménia

Deux mots sur une chronique

Je savais qu’en ne citant pas de noms dans la chronique du livre de Laurent Mauduit, je m’exposais à ce genre de commentaire (d’un lecteur du blog de Laurent Mauduit) :

« Ceci dit, le critique prend soin de ne pas citer de noms, ce qui annoncerait clairement une envie de durer, qui ne convient pas généralement avec le goût de la vérité. »

C’était pourtant un choix différent. Le livre de Mauduit doit contenir des noms, pour en inférer des généralités. Je voulais synthétiser les généralités. Ceux qui suivent ce site savent que Attali, Minc et d’autres sont des gens avec qui je n’ai rien à faire (et alors, eux, de leur côté, je ne vous en parle même pas…). Ils savent aussi que dire du mal ne me pose pas de problème particulier quand ça me chante et que c’est justifié, à mon sens. La réalité, c’est que dire du mal de personnes connues est la meilleure façon de faire du buzz. L’autre réalité, c’est que si je voulais durer, j’accepterais plus souvent des passages media. Or, sans crouler sous les demandes quotidiennes, j’en refuse régulièrement (pas forcément pour des fanzines ou des télés sans audience). Je ne suis pas Attali ou Minc, je ne parle que quand je pense apporter quelque chose d’intéressant. Notamment pendant les promos de bouquin, autant par loyauté pour mon éditeur que par envie de faire connaître le livre.

Bref, je suis très libre (on ne l’est jamais totalement). Et même si je comprends cette remarque, je veux dire simplement qu’elle ne reflète pas la vérité, pour laquelle j’ai un goût assez marqué, mine de rien.

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Stéphane Ménia

Stéphane Ménia

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