Stéphane Ménia

Les chroniques et éditos pourris en économie ? On en a gros…

gros

Drôle de journée. Tu suis de loin les divagations de l’avocate de C8, appelant quasiment à euthanasier les journalistes. Et puis, finalement, tu tombes sur ça… Un éditorial de Le Boucher, qui te laisse scotché sur place, interdit, plié de rire, les bras ballants, la libido démolie pour au moins deux jours. Mais l’ancien élève de 1ère que tu es reprend vite le dessus et se dit qu’il y a un sacré commentaire de texte à faire. « Ah l’enc***, il a osé le medley ultime du journaliste économique de caniveau ? », tu te dis. « Eh ben, on y va ».

Bon, on résume brièvement les paroles de Le Boucher : le Français moyen est inculte en économie, donc il ne comprend pas le sens profondément économique des réformes d’Emmanuel Macron. Et je [Nda : pas moi, lui] vais vous expliquer pourquoi. Vous comprendrez en quoi c’est grave.

Vous ne comprenez rien ! Le Boucher, oui

Sauf que le texte de Le Boucher est une suite de lieux communs, de préjugés, de mauvaise foi, d’approximations ou d’erreurs et, surtout, d’idéologie (Oh, ok, je sais, comme le plus souvent…). On y va ? On y va…

« Les Français ne comprennent absolument rien aux raisonnements qui structurent ses réformes. Les Français, c’est-à-dire l’opinion, mais aussi nombre de catégories importantes comme les fonctionnaires, les juges, la plupart des intellectuels, commentateurs et, bien sûr, une grande majorité des journalistes politiques. »

Ici, Le Boucher considère que les autres sont tous des idiots. Aucun ne comprend, par exemple, que Macron veut d’abord finir de fracasser la droite en tapant là où ses électeurs attendent qu’on les caresse : l’assistanat (APL et contrôle des chômeurs), l’impôt (ISF et flat tax) ou la moitié de la flexisécurité (c’est-à-dire la flexibilité). Aucun ne comprend qu’il n’y a pas une démarche rationnelle économique derrière ces réformes, mais des calculs politiques, avant de se tourner vers l’électorat de gauche pour que Mélenchon ne rafle pas tout avant 2022. Non, personne. Seul Éric Le Boucher a compris le sens hautement économique du tempo actuel de l’Élysée. Heureusement, notre Mercure est là (je pensais que c’était Castaner, mais j’ai dû mal suivre). Et tant pis s’il est le seul à ne pas se demander régulièrement « Mais comment ce gouvernement peut-il prendre de tels risques politiques pour des bénéfices économiques si négligeables ? ».
Rions au passage que le grand, l’immense, journaliste économique qu’est Le Boucher, méprise sans vergogne ses camarades de rédaction politistes… avec qui il a pourtant bien plus à voir qu’avec ceux qui font du vrai journalisme économique. On continue…

Arrêtez de vouloir débattre de questions non résolues  !

« Emmanuel Macron veut libérer l’emploi pour en créer, ils entendent que libéraliser le Code du travail va faciliter les licenciements. Il baisse les impôts sur le capital pour le débloquer, ils voient  un cadeau aux riches. »

Eh oui, mon petit Éric, « libéraliser le Code du travail » (ça se dit, d’ailleurs ?) va faciliter les licenciements. Et ce que de nombreuses personnes très sérieuses se demandent, c’est ce qu’il va en résulter. Bien plus d’emplois nets ou rien du tout ? Car figure toi, mon Loulou, que c’est une vraie question, qui n’a pas encore de réponse définitive. Eh oui, vois-tu, comme aime fort justement le dire fréquemment un Prix Nobel d’économie français, « c’est compliqué ». Sur les impôts, c’est pareil. On voit bien à qui cela va profiter de façon évidente. On voit bien qu’il y a une logique derrière, mais on ne voit pas si elle se mettra en branle. Car, tripoter l’ISF et instaurer une flat tax sur les revenus du capital mobilier ne fait pas du système fiscal français un clone du système fiscal suédois. Laisser planer le doute sur le fait qu’on s’en remet à de la voodoo economics ruisselante, ce n’est pas une bonne approche (Attention, je ne dis pas que c’est la politique du gouvernement, je dis que ça y ressemble tellement dans les mots qu’il a du mal à s’en défaire). Et après, tu ne veux pas que quelques trolls, tout aussi mués que Macron et toi par les questions idéologiques et politiques, n’usent pas d’une communication musclée ? Allons, allons…

« En France, on discute à l’infini de sa psychologie jupitérienne, on passe le temps autour des symboles et pas des faits, bref on tourne autour et à côté, faute de savoir tenir le débat sur le plan économique. »

Mais qui est ce « on » dont tu nous parles ? Ceux de tes confrères qui, comme toi, se regardent le nombril en boucle ? Mélenchon ?  Dis-moi, la France se résume à ça pour toi ? Serais-tu si déconnecté du monde intellectuel, par exemple, que tu n’y voies pas les vraies discussions sur toutes les réformes envisagées par le gouvernement ? Tiens, sur les conséquences en termes de recettes fiscales de la flat tax, pas plus tard que cette semaine, dans Le Monde, on a eu droit à un échange entre un spécialiste de l’économie de la fiscalité (Gabriel Zucman) et un jeune thésard (Antoine Lévy) qui est venu contester les évaluations du premier. Tu étais où à ce moment là ? Tu veux vraiment que je te rappelle tous les articles nourris sur le sujet récemment, par des gens qui ne sont pas des inconnus ? Regarde, sur l’APL, le gouvernement a avancé la théorie économique la plus standard, en soulignant que l’APL faisait croître les loyers. Personne n’a dit que cela sortait de nulle part. Mais, vois-tu, l’analyse économique n’est pas restée figée, comme toi, dans les années 1990. Elle évolue, dans un débat fécond. J’ai moi-même, grâce à ça, récemment nuancé mon point de vue sur ce sujet. Que tu veuilles rester en dehors de ce débat est ton problème, mec.On te le dit… « c’est compliqué ». Du coup, Coco, tous ceux qui émettent des doutes ne sont pas des incultes pour autant. Bon nombre d’entre eux font de l’économie.

Vive l’Allemagne, marre de la France !

« S’il était en Allemagne, le président français devrait affronter des arguments de fond et de valeur, et il aurait, sinon plus de peine, du moins des explications autrement plus lourdes à livrer sur ses plans. »

Oh, alors là… sur le plan de la profondeur des débats économiques en Allemagne, cher Éric, eh bien, sans conclure, je dois te rappeler deux ou trois documents que tu ferais bien de lire avant d’asséner que les débats économiques en Allemagne sont l’exemple à suivre : deux à charges (Wyplosz et The Economist) et un en défense (Burda). Ah, et pour info, le « modèle allemand », c’est has-been dans les milieux autorisés. Trouve toi un autre truc (moi, je sens bien la Suisse pour le prochain modèle à ABSOLUMENT imiter).

Ah, bon, sinon, après, anecdotiquement, il y a ça. Ça m’a fait délirer, je ne te le cache pas :

« Aucun débat public ne part sur de bonnes bases, tous sont à caractère polémique. »

Wé, heureusement que tu as pondu un texte serein et équilibré, comme si souvent, pour nous ramener sur des discussions dignes d’Académiciens. Bon, plus bas, tu nous dis :

« Nous sommes en France, pays où l’économie a toujours joué un rôle secondaire. On en connaît l’origine, l’État royal absolutiste puis la Révolution ont mis devant la politique. « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille », avait joliment résumé le général de Gaulle. Les Français vont très loin dans cette direction et ils se font presque une fierté d’être nuls en économie,  comme si, pour le village gaulois, c’était un produit d’importation intellectuelle. »

J’ai adoré la vieille rengaine autour du mépris Gaullo-mitterrandien pour l’économie. Ça mange pas de pain et, tant pis si ça évolue (pas assez à mon goût, mais c’est un autre problème) tant bien que mal et que tu trouveras de plus en plus de gens qui voudraient bien comprendre l’économie (même si leur approche est souvent déconcertante). Mais passons.

Emmanuel et Édouard cherchent désespérément des gens compétents en économie (mais virent les économistes)

Ce qui suit est absolument géant Éric. Gé-ant :

« Il en ressort un manque général de compétence de la classe politique et de l’administration , et une faiblesse globale d’analyse économique des politiques publiques. Le déficit se fait sentir cruellement aujourd’hui, le gouvernement manque d’expertise dans les domaines qu’il veut « transformer » : le logement, l’éducation, la formation, etc »

Que tu sous-entendes que Darmanin et Le Maire sont des buses en économie, ça ne me gêne pas (viens là, je te fais un bisou). Mais que tu dises que les pauvres Manu et Édouard manquent d’expertise économique, les pôvres, c’est comme si tu me disais que Deschamps a la malchance de ne pas disposer en Équipe de France de foot d’un buteur comme Benzema. Ca, la vraie vraie réalité, ce n’est pas qu’ils manquent d’expertises les deux gars, c’est que Manu a décidé de s’en passer, pour caler des technocrates aux postes clés. Tu perçois la différence, oui ? Non, je crois que non. Je crois que tu veux donner des leçons d’économie en t’appuyant sur les actions d’un pur politique qui, en définitive, n’est pas à la tête d’un gouvernement d’experts ; du moins pas en économie.

Si t’es pas macronien primaire et viscéral, t’es anti-libéral (et tu peux pas comprendre)

Bon, je fatigue, mais on continue :

« Mais, à cette tradition séculaire, s’est ajouté ces dernières décennies, un combat « contre le libéralisme » qui a profondément pénétré dans le cortex national. On le vit quotidiennement dans le débat médiatique sur les réformes. »

Encore une fois, cette généralisation est aussi intenable que très datée. Loin de moi l’idée de contester l’existence d’un souci avec le concept de libéralisme en France… Mais enfin, on a un gars qui a été élu notamment parce qu’il incarnait une forme de libéralisme (et pas qu’économique). Dans le débat sur les réformes, ce que l’on vit chez certains est la crainte d’un néolibéralisme pro-business, pas celle d’un libéralisme davantage pro-marché, inspiré de certains pays européens. Même si ça ne serait pas gagné d’avance, c’est vrai.

C’est la faute aux profs de SES (marxistes et barbus)

Pour la suite, c’est à un voyage dans la 4ième dimension que je vous invite (et dans les années 2000 aussi). Car il va être notamment question d’enseignement des SES ! Eh oui, ce débat qui fait briller les idiots parmi les idiots depuis des années (débat que j’avais quitté après à peine y être entré). Le Boucher, encore une fois, nous montre qu’il s’est arrêté aux années 2000. C’est reparti, par l’enseignement supérieur pour commencer :

« Aujourd’hui, le monde universitaire a rompu avec le marxisme d’avant-hier depuis la chute du Mur, cette école s’est réduite à des chapelles militantes comme Attac, et, idem de l’autre côté, a rompu avec le libéralisme pur sucre qui avait dominé jusqu’à ce que la crise des subprimes le déconsidère . Néomarxistes et libertariens sont cantonnés . Pour une majorité des économistes, une synthèse s’est fait jour autour de la question de la régulation, le marché reste le principe de base mais il n’est pas naturellement efficient, il faut le tenir en laisse. Comment ? Voilà le sujet. Dans le monde universitaire, on assiste à ce que Denis Clerc, conseiller de la revue « Alternatives économiques », nomme une « dépolitisation » »

En citant Attac comme pilier des chapelles militantes néomarxistes, Le Boucher (à qui je cesse de m’adresser, de toute façon, il ne lit pas) nous montre à quel point il ne suit pas lucidement les débats depuis dix ans… Non pas que je me hasarderais à qualifier les économistes atterrés de néomarxistes, mais enfin… c’est tout de même vers chez eux que je lorgnerais pour le renouveau d’une chapelle militant vers la gauche, pas Attac, qui a eu son heure de gloire dans la première partie des années 2000 avant de disparaître des écrans radar. Quant aux libertariens en France, dans les débats académiques, ils n’ont jamais existé que comme une curiosité plus ou moins intéressante. Le Boucher montre ici qu’il n’a rien compris à la structuration de la recherche en économie depuis les années 1980, avant même la chute du Mur. En quelques mots, la théorie économique en France est dominée depuis les années 1980 par un corpus plus ou moins large issu de la tradition des ingénieurs économistes qu’on peut faire remonter (voire plus loin) à des gens comme Maurice Allais, Marcel Boiteux ou Edmond Malinvaud. Une tradition ensuite prolongée par des gens comme Roger Guesnerie, Jean-Jacques Laffont puis Jean Tirole ou Philippe Aghion (la liste pertinente est bien bien plus longue). Avant que n’explose littéralement la génération des quadras d’aujourd’hui, comme Thomas Piketty ou Esther Duflo, suivis de près par la relève des trentenaires (encore une fois, pardon de limiter radicalement les citations ; le vivier est remarquable). Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’à partir des années 1980, la science économique en France, ce sont eux (c’est-à-dire, au moment oùon arrête de filer des doctorats à n’importe qui qui se débrouille avec les mots). Certes, persiste à ce moment et aujourd’hui encore une économie institutionnaliste incarnée par la théorie de la régulation et des conventions. Certes aussi, les deux camps se déchirent encore passablement dans des luttes de pouvoir. Mais, même la théorie de la régulation à partir des années 1990 a quelque chose à voir avec un certain nombre de travaux bien plus mainstream (Aglietta et Boyer tripotent même un peu des modèles de croissance endogène à cette période). Les travaux d’un Michel Aglietta s’intègrent avec plus ou moins de facilité dans une économie dénuée d’une approche purement marxiste (je pèse mes mots, car je suis conscient des différences méthodologiques qui subsistent). Or, c’est bien de cela dont il est question : à partir des années 1990, il n’y a pas une fracture aussi limpide – je dis bien « aussi limpide » - dans les universités françaises que Le Boucher ne le dit. Le tempo est donné par un corpus parfaitement intégré à la communauté des chercheurs en économie à l’échelle internationale. Les économistes français ont comme sujet l’économie de marché et les défaillances de marché qui vont avec depuis longtemps. Ce que Le Boucher résume maladroitement en disant que « une synthèse s’est fait jour autour de la question de la régulation, le marché reste le principe de base mais il n’est pas naturellement efficient, il faut le tenir en laisse. » est une réalité depuis disons le début des années 1990. Comme si Jean Tirole, par exemple, avait construit sa carrière en quelques petites années avant de recevoir son Nobel en 2014… Il n’y a jamais guère eu d’intégristes des marchés en France, avant ou après 2008. Rien de comparable, en tout cas, avec ce qui s’est passé aux États-Unis où des stars de la discipline ont pris cher. Le Boucher confond tout simplement ici les débats entre économistes et les débats entre commentateurs divers, idéologues et autres lobbyistes qui s’improvisent économistes – lui compris probablement. De manière amusante, il faudrait que quelqu’un lui explique que des travaux de premier plan refleurissent sur la thématique des institutions, reprenant une tradition qui se rapproche des thématiques hétérodoxes (Voir les travaux de Daron Acemoglu et, de plus en plus probablement à l’avenir, ceux de Piketty). Alors, la « dépolitisation » dont il est question dans l’article (attribuée avec beaucoup de tendresse à Denis Clerc), et présentée comme une grande nouveauté, comment vous dire ? Pour conclure là-dessus, je pense qu’il est nécessaire de rappeler que lorsqu’un Askenazy conteste les effets du salaire minimum sur l’emploi avancés par un Cahuc, il opère largement dans un cadre (au moins empirique) identique. Idem, lorsqu’il s’agit de discuter de l’impact de la suppression des APL. Les travaux empiriques jouent un rôle désormais important dans les débats. Soit qu’ils résultent d’expérimentations, soit, n’en déplaisent à certains, quand ils s’appuient encore sur de bons vieux modèles économétriques. De cela, nul mot de la part de Le Boucher. Tu m’étonnes… ça date des années 2000. Un poil trop récent pour lui.

Ensuite, donc, haro sur l’enseignement des SES. Comme mentionné plus haut, je ne veux plus en parler. Depuis longtemps. Mais quand on lit ce qui suit, on n’a plus envie de rester totalement silencieux :

« Donner une culture économique aux Français passe forcément par le lycée : ils sont nombreux à avoir essayé. Michel Pébereau, ancien PDG de BNP Paribas, Claude Perdriel, fondateur de « L’Obs », ou le ministre de l’Economie Thierry Breton, tous ont sué sang et eau, tous ont échoué, la citadelle est imprenable. »

Oh, ben oui, rendons hommage à Michel Pébereau, l’homme qui a su valoriser en France mieux que bien d’autres l’obsession de la dette publique. Ce qui se fait de mieux pour ne rien comprendre aux enjeux de la dette publique. Quant à Thierry Breton, pour moi, il  restera celui qui compare hasardeusement – ou carrément n’importe comment – pays, État et famille dès qu’il le peut (« Pour avoir de la croissance, dans l’économie comme dans une famille, il faut travailler plus.») et qui, en bon père de famille probablement, vend les autoroutes de l’État en 2005. Une opération qui, pour rembourser une dette publique à un coût en intérêts d’environ 3%, priva l’État d’une activité rapportant plus de 6% et lui impose depuis une régulation complexe… Si ton papa fait ça, quitte la maison. Ce n’est pas un bon père de famille.

On en a gros

Alors, quand Le Boucher conclut son article par un triomphant « Voilà pourquoi les Français ne comprennent rien aux réformes macroniennes et les « politisent » de façon caricaturale », une seule réponse s’impose : si les Français ne comprennent rien aux réformes macroniennes, il est évident qu’ils n’ont pas besoin, pour les sortir du brouillard, de quelqu’un qui les comprend encore moins qu’eux car il n’a pas les compétences en économie pour le faire et, à vrai dire, se fout de l’économie. Parce que, parmi les inquiets les moins véhéments vis-à-vis de Macron, la seule question qui se pose est « quand son agenda politique laissera-t-il entrevoir véritablement où il va ? ». Au mieux, une question d’économie politique.

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Stéphane Ménia

Stéphane Ménia

"Je suis l'absence totale d'optimalité de Jack." Pour en savoir plus sur moi, cliquez ici.

4 réflexions au sujet de « Les chroniques et éditos pourris en économie ? On en a gros… »

  1. cher monsieur,
    économiste moi meme, ma copine a la lecture de ce texte a dit « tu vois le texte totalement (…) de le Boucher a démoli sa libido pour deux jours, preuve s’il en fallait une que les économistes bandent mous!
    vous faites du mal à la réputation calebarde de la profession

  2. Merci pour cet article ! Ce qui m’étonne toujours c’est la proprension des libéraux à dire que la populace est nulle en économie, tout en défandant des modèles qui ne fonctionnent que si les agents sont parfaitement rationnels… Allez comprendre… Votre article est un vrai service public !

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