Stéphane Ménia

Le Boucher, Keynes, les Bisounours et ta mère (nan, pas la tienne, c’est juste une expression)

keynes

Année après année, Éric Le Boucher s’est fermement installé dans la catégorie des pitres qui avec un vernis rudimentaire et du name dropping aléatoire voudraient faire croire qu’ils comprennent quelque chose à l’analyse économique et pourraient même être assimilés à des économistes. Sa dernière sortie le prouve encore.

Dans un article d’une usuelle platitude grandiloquente, il distille son ignorance :

« Si François Hollande a hésité depuis vingt mois, si ces prédécesseurs ont tous procrastiné, c’est la faute à Keynes, à ce qu’il a enseigné sur les bienfaits de la dépense publique, leçon qui est toujours tombée comme du pain béni dans la bouche des étatistes que sont les Français. La France est keynésienne dans son ADN, la classe politique l’est par construction: son existence se mesure à sa dépense. »

Keynes n’a jamais suggéré que la dépense publique devait être utilisée à tort et à travers, comme Le Boucher semble le penser. Son idée était simple : lorsque la dépense privée est insuffisante, c’est à la dépense publique de soutenir l’activité. Keynes n’a jamais dit que la vie était une longue relance tranquille. Seulement que lorsque les anticipations des entrepreneurs (et des agents privés en général) sont si mauvaises qu’ils ne voient pas les raisons de produire et embaucher, alors il faut leur donner des raisons de le faire, en stimulant la demande. Ou risquer de voir se prolonger durablement une situation où des capacités de production sont inutilisées (capital et travail, d’où le chômage) et la demande est faible. En période d’expansion, en revanche, les déficits doivent se réduire et la demande publique s’effacer au profit de la demande privée. Voici, aussi simplement que possible, résumée la pensée keynésienne, la vraie, concernant les récessions.

40 ans de déficits continus et de dette croissante, n’a rien de keynésien en soi. Un des problèmes récents est qu’au moment d’utiliser une authentique politique keynésienne face à une authentique récession, il faut jongler avec des impératifs contraires concernant la dette et les déficits. Une aubaine pour un gars comme Le Boucher. Si la France a quelque chose dans son ADN, ce n’est sûrement pas le keynésianisme, mais une version bisounours de l’économie. Apparemment, Le Boucher a appris l’économie dans des livres pour enfants. Ou alors, c’est autre chose… Le Boucher est un Français. Et si la France a quelque chose de bien ancré (je ne parlerai pas d’ADN, moi), c’est cette idée que les théories économiques n’ont pas à être utilisées pour chercher modestement la vérité, mais pour servir des idées politiques, quitte à leur faire dire ce qu’elles n’ont jamais dit.

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Stéphane Ménia

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3 réflexions au sujet de « Le Boucher, Keynes, les Bisounours et ta mère (nan, pas la tienne, c’est juste une expression) »

  1. Je m’étais fait la même réflexion en lisant son texte.
    Et que relancer en période de déficit budgétaire et d’endettement élevé ça tenait de la quadrature du cercle.
    Enfin, on a bien réussi à juguler la stagflation des années 70, alors gardons espoir…

  2. Je vous ai compris … la preuve :

    « Met moi quelque whites… quelque blancos…. »
    Anonyme historique non remboursé de ses frais de campagne engagé dans des élections interne à son propre parti.

    http://www.youtube.com/watch?v=ESXpTsAJQ-4

    Ce commentaire est long, non ou trop simplifié et je vous propose de m’en excuser. J’aimerais un retour car ce sont des questions qui tournent en rond (dans ma tête) sur lesquelles il est dur de discuter avec des mcf … Dernière tentative :
    - Moi : tu connais des hétérodoxes, des marxistes dans le champ éco contemporain ?
    -Lui : Moi je préfère la liberté au communisme
    -Moi : Peux tu définir ton concept de liberté ?
    -Lui : Je dois y aller
    Enfin, ce n’est pas vraiment un commentaire spécifique à cet article et je vous propose de m’en excuser. J’aurais très bien pu essayer de le placer sur le dernier billet mais ça aurait pris trop de place dans un autre sujet qui ne correspond qu’à la dernière partie de ce commentaire (sur la concurrence monopolistique). Car on explique pas le profit à partir d’un prix différent du minimum de coût moyen… shhhut… suspens…. Ça commence…

    A)
    La retranscription vulgaire des débats entre économistes vulgaires est toujours rigolote. (c’est pas pour toi …pour l’instant…). Premièrement c’est drôle à lire… comment ça ce n’est pas un argument ?? t’en as souvent des moments de joie comme ça toi … mépris auto-légitimé (parce que c’est comme ça qu’on est heureux quand on fait de l’économie …tmtc)

    Bon ok alors… au moins ça sert à mesurer le rapport de force. On imagine qu’un article du genre n’aurait pas pu sortir au lendemain de la chute de lehman brother.
    Zizek dans ses interventions depuis 2007 note la grâce presque mystique avec laquelle les courants de droite ont détourné le problème de crise inhérente pour réappliquer les politiques libérales visant à accroître la marge des entreprises (coté offre) et non résoudre les problèmes de coordination(coté demande) comme l’aurait préconisé toute personne non folle.

    Les préconisations de la gauches sont en effet fondées (allez … viens on fait comme si il n’avait pas été nommé, genre personne n’en parle… on nie) sur le développement du courant néokeynésien qui place les problèmes de coordinations au cœur de la légitimité de l’intervention étatique (entendre dictature socialiste pour les fachos). C’est en effet la rigidité des prix (microfondée ou non) qui empêche les agents de se coordonner. Le pire c’est que c’est vrai… genre on ne sait pas avoir de relation sociale sans un système de prix. Genre les gens c’est pas des vrais gens… on dirait comme si .. comme si … comme si « La marchandise était l’objet fétiche ayant pour fonction d’assurer la coordination de la production de toute la société, et elle le fait en voilant le caractère social de la production. Les relations sociales sont remplacées par le marché d’échange des marchandises, qui semble décider de lui-même qui fait quoi, et pour qui. Les relations sociales deviennent ainsi confondues avec la marchandise, qui semble alors empreinte des pouvoirs humains, et qui devient le fétiche de ces pouvoirs. Les hommes, privés de la conscience sociale, deviennent aliénés par leur propre travail » enfin tu vois quoi … Et en plus cela fonde la critique principale du courant des cycles réels par un Summer 1986 QRW.

    Ce sont pourtant les politiques libérales qui ont été appliquées depuis les années 80 conjointement à la libéralisation des marchés financiers et dont on a arrêté de pointer la responsabilité dans la crise actuelle car ce sont quand même des politiques efficace . Nan ? bah non … Mais faut bien casser les jambes des gars qui remboursent pas….

    Pourtant leur développement et leu relants franco italiens beau goss costar jeunes dynamique on t’encule …(trop marrant aussi … tu te sens dans sa peau ? .. hein ? tu sais pas si tu veux censurer ou pas ??? ) … a été permis par la remise en question des outils keynésiens dans le long terme du fait de l’attaque du courant des cycles réels (révolution friedmanienne) .

    Bon pour les fachos le prochain discours de marine en preview :

    « C’est un homme … ce monsieur friiiieeedddmmmaaannnnnnnnnn… et deux acolytes Kydland et prescott qui ont détruit la civilisation française. Avec leur premier papier ravageur mettant en exergue l’intelligence anticipatrice du peuple français ! Mes amis je vous le dis la larme à l’eil de mon père …. Ils ont volé la monnaie…. They took our monney !! Alors on va faire le franc mais avec une parité 1 euro pour 1 franc et constante pour payer une dette de sale j … euh.. de… vous … les vieux fachos… euuh. They took ou job !

    http://www.youtube.com/watch?v=768h3Tz4Qik

    Et ils ne se sonty pas arrétés là !! Ah ça non ! non non non non …. leur deuxième papier destructeur sur la rationalité de la fluctuation économique… détruisant toute souveraineté populaire passant par la main d’un état autoritaire pour la remettre à qui ? … aux préférences individuelles ( ici je pensais à « à César !!» … »

    http://www.youtube.com/watch?v=4KQeQKbfnBg

    Les propositions de régulation proposées par le champ économique semblent donc épuisées. Ce qui est un peu problématique…voire dangereux

    http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/30/resultats-municipales-carte-france-villes-
    extreme-droite_n_5059646.html?utm_hp_ref=france
    (en tout cas pour moi, après je ne sais pas comment ça se passe du coté de votre prépuce… mais quand même)

    Donc
    1) Les politiques d’offre ne résolvent pas le problème car on est en crise…
    La tension sur le marché interbancaire (tout comme la présence de chômage non volontaire) et la limitation que ces comportements rationels impliquent au niveau des politiques conventionnels de relance pointe un problème de coordination ; les agents sont coordonnés sur un équilibre bas. La stratégie keynésienne ressemble à un big push (un rail de MDMA) jusqu’à la prochaine descente. Les modèles classiques quant à eux font paraître les crises comme un problème du coté ménage :les travailleurs ne souhaitent pas travailler pour ce salaire de crise, ils attendent des meilleurs jours… interprété comme une crise de lazyness). Si cette lecture classique est rationnelle dans un cadre de CPP (modèle RBC : lucas-rapping ou de ramsey) elle nécessite l’appui de la théorie keynésienne pour expliquer comment ces jours meilleurs n’arriveront jamais sans intervention extèrieure.

    2) Les politiques de relance ou les réforme structurelles visant à augmenter la consommation des ménages dans un pays ouvert nécessite également une certaine coordination avec ses partenaires économiques (entendre les bougnouls). Depuis Nash on sait bien qu’un jeu genre dilemme du prisonnier résume bien le délire … si l’on remplace dénoncer par dumping et si on l’appelle niktatrouil. Les structures politiques et les mécanismes au cœur de la construction européennes semblent inadéquats (lordon dans le monde diplomatique … désolé…).

    De plus il n’est pas vraiment sérieux de faire comme ci l’endettement n’était pas un problème et l’inefficacité relative de ces politiques à long terme non plus. Comme vous le disiez plus haut dans la première partie de ce brillant énoncé : keynes n’était pas taré. Si les politiques keynésiennes peuvent nous sortir d’une crise, elles n’empêchent pas la suivante.

    Ajoutons à cela que l’ensemble des modèles constituant ce que l’on appelle la nouvelle synthèse néoclassique, la … «…. 2.0…. », peuvent rendre sceptiques même un gars normal. Ces modèles ne peuvent pas répliquer le comportement cyclique des prix.

    Christiano et Eichenbaum AER 1992 :
    “The classical and Keynesian models share the assumption that real wages and hours worked lie on a stable, downward-sloped marginal productivity-of-labor curve.2 Consequently, they both counterfactually predict a strong negative correlation between real wages and hours worked. Modern versions of what Sargent (1987 p. 468) calls the « Dunlop-Tarshis observation » continue to play a central role in assessing the empirical plausibility of different business-cycle models.”

    B)
    Si les politiques de droites sont inefficaces en période de crise et les politiques de soutient de la demande deviennent envisageables cela ne règle pas le problème de long terme. On dirait que le champ économique structuré autour de la nouvelle synthèse voile le problème principal… le système capitaliste est un système instable du fait de contradictions intrinsèques.

    Au lieu de rejeter cette nouvelle synthèse comme le fait Guerriens, il serait peut être plus intéressant de relire cette théorie avec un regard marxiste. En gros une parallaxe, relire la réponse qu’apporte ces modèles ou redéfinir la question qu’on leur pose. (bran… dsl …)

    Tentative : Relecture de la littérature sur les Solow…rbc… matching model
    On va se concentrer sur l’atout majeur des modèles rbc… la reproduction de volatilité. Bien que Solow aussi soit sckeptic : en gros il dit qu’on pourrait produire 40 modèles du types que cela n’explique rien … c’est une boite noire… basée sur des hypothèses nawak… on peut se demander comment ils arrivent à reproduire quelque chose. Et si ça y arrive un peu … pourquoi un peu et pas rien du tout. En gros si vous voulez solow c’est le nouveau premier ministre du courant économique de droite.

    Pour résumer …

    a)Le long du cycle c’est bien l’apparition d’un profit positif (King et rebelo -Resuscitating RBC 198 ?- ) du fait d’un choc exogène qui drive le comportement des agents (qui fait que les agents changent leurs offres et demandes). Bon a l’équilibre de court terme on a une productivité marginale des facteurs de production égale leur prix respectifs… se sont bien les quantités qui fluctuent pour annuler cette différence. Pour s’approprier ce profit ou sortir de marcher pour le permettre positif. Par exemple en période de hausse de la productivité on a la hausse de la pml et de la pmk mais le comportement des agents va les ramener à leurs prix respectifs par leur variation de consommation ou d’investissement. Donc à l’équilibre le profit est nul mais un surplus de production a émergé et il a été divisé en trois :
    - Paiement des salaires w.L
    - Taux d’intérêts r.K
    - Réaccumulation Hausse de l’investissement (que lucas lui-même nome le profit dans –Undersanding business cycles- ) pour smoother la consommation intertemporelle … lol oui c’est ça le capitalisme c’est du smoothage. La décision d’investissement et de consommation semble la même. Mais on ne pointe que les préférences des agents sans parler du mode de production. Que dit Marx des préférences… ça c’est historique, socialement crée … allez lire lacan si ça vous amuse… mais pas besoin de se référer à des comportements animaux. Ou d’introduire une hypothèse de psycho spinozisme à la Cohen ou Lordon.
    b)La concurrence est pure est parfaite, c’est ce jeu « pur et parfait » de la concurrence qui tend à faire annuler le profit à l’équilibre.
    c)Mais dans ces modèles stochastiques on élude le problème de croissance de long terme. Là on parlait de profit exogène du fait du mouvements exogènes de la productivité.
    Chez Solow l’accumulation ne s’opère que jusqu’à (K/N)*
    (la composition organique chez marx mhuahahah dailleurs http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51136 Mhuahahahahahha… dsl … natixis engage des économistes marxistes… bientôt dans vos écoles de commerce : P.Artus et son famuex cours… «comment extraire de la plus value avec un bâton »…meh…rwert…)
    Au niveau (K/N)* le profit est nul, pas le profit cyclique du a un choc exogène le profit tout court. Cela signifie que la plus value ne sert plus qu’à payer les facteurs de production: les taux d’intérêt et les salaires
    (fonction de production homogène de degré 1, CPP, débat sur le résidu de Solow, sur la nature réelle des chocs blablabla… ok mais bon … quand même)
    C’es donc bien la concurrence qui pousse à long terme à un profit nul du fait de la dynamique d’accumulation (libre entrée du capital sur un marché jusqu’à épuisement des possibilités de profit). En chaque t avant l’équilibre de long terme, les facteurs de production sont rémunérés à une productivité marginale qui est supérieure à celle qui opèrera dans le long terme. En cela c’est une limite intrinsèque…
    On pourrait lire ce niveau (K/N)* comme la compostions organique du capital d’équilibre (de crise… vu que profit nul) pour un rapport de force donnée ? A long terme, la composition organique du capital est élevée, le profit faible … crise… combat dans la superstructure… les fachos gagnent… nouveau premier ministre (c’est qui déjà ?? Taubira ? …) … choc d’offre inefficace… guerre … les fachos perdent… politiques néoeynésienne… baisse tendancielle du taux de profit….
    Encore une fois c’est bien la free entry condition et le jeu de la concurrence qui pousse à ces mécanismes chez marx.
    D’ailleurs c’est dans ce sens qu’on poussé les recherches. Le modèle rbc a été augmenté d’un marché du travail imparfait ou la décroissance de la productivité marginale du travail a été microfondée sur la tightness (rapport offre /demande sur le marché du travail…. Une armée de réserve relative en retour du refoulé …mhuahhahah… dsl après avoir posé l’égalité des prix à leur productivité marginale on fait appel à des concepts marxistes).
    Cette tightness permet d’abandonner l’idée de rendement décroissants (car c’est comme ça la nature) pour une vision plus marxiste (qui s’ignore on dirait … mais quand même). On pourrait ici encore retourner à Marx (oui ça devient assez névrotique… mais quand même) qui développe le concept de « general intellect »… le savoir passe dans le capital… les modèles sont « bons », le stock de connaissance accumulé est bon mais c’est la question qu’on lui pose qui doit changé, la manière dont le travail vivant met en mouvement ce travail mort qu’est le capital dans un mode de production aliénant … subsomption réelle ? Le travailleur, enfin … l’économiste devient un technicien de la plus value qui l’ignore … pas besoin de le savoir d’ailleurs dés la L2 on dit bien CPP, équilibre donc ferme ta gueule tu ne sais pas.
    Revenons donc a la superstructure, l’analyse de Boucher (« cette merde de say » marx dans le texte-théorie de la plus value) est mieux comprise. Il veut du temps, un (K/N)* plus lointain. Il fait son travail … la lutte des classes c’est pas facile tous les jours, même du coté capitaliste.
    Message pour les tarés… je ne dis pas qu’il en est conscient et participe à l’élaboration d’un plan qui nous dépasse… composé par ces saletés de francs maçons (pour ne pas dire autre chose… suivez mon nez). Comme le note Hayek (marketing sensoriel) la supériorité du système de marché est qu’il marche (et nous met en marche) c.a.d ; nous coordonne vers le nouvel équilibre sans même que les agents n’aient à en prendre conscience. Ces derniers ne font que suivre leur intérêt individuel… le système de prix se charge du reste. Je trouve ça un peu badant… mais bon je ne m’occupe pas de mon foie et lui s’occupe bien de moi… donc …pkoi pas.
    Donc réponse à le boucher… ce (K/N)* que tu appelles de tes vœux tu ne l’auras qu’après que les néo keynésiens aient rattrapé toutes vos conneries. Ce qui n’arrivera pas ….
    Mhuahahahah…. non là c’est plus drôle : http://www.leparisien.fr/municipales-2014/en-direct-valls-a-matignon-le-nouveau-gouvernement-sera-forme-d-ici-a-demain-01-04-2014-3730291.php
    (juste pour la photo… Faut pas déconner je vais pas m’abimer les yeux sur le parisien quand même. Le plan renzi est devenu en un soir le plan ultime commun de hamon et Valls… hamon va monter en grade ?)
    B) Appelle pour une réelle synthèse classique (entendre marxiste et par synthèse au sens de Hegel : négation déterminée et non juste de négation primaire (genre redistribution, ou reboot)… moment un peu branlette mais bon… quand même)
    Quelle serait une lecture de la lecture ? (allez viens on nie… hey tu sais quoi on nie deux fois… )
    Le problème de coordination que pointent les (néo) keynésiens, On (Harvay, Marx) pourrait appeler ça une rupture dans la chaîne de valorisation du capital, tout comme les problèmes de coût du travail que pointent les classiques . La source du coincement est différente mai la conséquence est la même. En gros la lecture classique localiserait cette rupture du fait d’un salaire réel trop élevé, donc une plus value ( pour parler vite) plus faible tout comme l’incitation à investir. Et du coté keynésien …. Pour que le capital se réalise (que le profit se réalise) il faut bien vendre à un moment. Marx, lafargue (droit à la paresse) keynes… même combat… insuffisance de la demande.
    Pour les premiers c’est structurel, l’exploitation et la concurrence empêchent la demande d’être suffisante, pour Keynes c’est la rigidité des prix. On pourrait dire, dans un geste analogue aux économistes bourgeois qui analysent les crises réelles avec des lunettes RBC et en déduisent que l’origine vient d’une crise de lazyness, que l’économie est modélisée ici d’une certaine façon qui nous incite à lire l’origine de ces crises comme étant due à la rigidité des prix. (Ce qui n’est pas vraiment le cas dans les faits … le comportement des prix est d’ailleurs la limite de l’ensemble des modèles (classique ou keynésiens) … Dunlop Tarshis observation)
    For example, Modigliani (1977, p. 6) writes “Sargent (1976) has attempted to remedy this fatal flaw
    by hypothesizing that the persistent and large fluctuations in unemployment reflect merely corresponding swings in the natural rate itself. In other words, what happened to the United States in the 1930’s was a severe attack of contagious laziness! I can only say that, despite Sargent’s ingenuity, neither I nor, I expect, most others at least of the nonmonetarists’ persuasion are quite ready yet to turn over the field of economic fluctuations to the social psychologist.” Mankiw (1989, p. 82) writes “Alternatively, one could explain the observed pattern without a procyclical real wage by positing that tastes for consumption relative to leisure vary over time. Recessions are then periods of ‘chronic laziness.’ As far as I know, no one has seriously proposed this explanation of the business cycle.”
    Shimer –Labor wedge-
    Et si votre réponse est qu’il n’y a pas de profit à l’équilibre de long terme
    Contre réponse possible:
    a) Learmer « A long termes il y a un autre équilibre de court terme
    (dumesnil et lévy Being PostKeynesian in the Medium Term and Classical-Marxian in the Long Term? …. Un avis sur leur travail?
    b) … à l’équilibre on explique rien … je sais plus ou j’ai lu ça mais c’est dans Marx un passage ou il dit que l’offre et la demande sont inimportante à l’équilibre elles s’égalisent. Mais à l’équilibre on n’explique rien. L’offre et la demande sont les bras armés (ou les forces qui mettent en mouvement) la loi de la valeur (c a dire la concurrence pour la création de profit)
    => à long termes si le profit est vraiment égal à 0 … Mais vraiment … genre … vraiment… . Bah il y aura une crise une reformulation des rapports de production mieux adaptés au développement des forces productives une réaccumulation primaire en d’autres termes. Ce mouvement peut se lire dans le combat pour la propriété intellectuelle et peut être l’émergence en économie du courant « capitalisme cognitif » le devenir rente du profit… Avez-vous un avis sur ces courants ? Aimez-vous la liberté ?
    Bihr dans un séminaire (marx au XXIe siècle paris 1) parle également de la difficulté de différentier la monopolisation de l’accumulation primitive aujourd’hui. Encore une fois Marx dans son livre I fait comme si cette concentration n’existait pas. Et encore une fois on nb’explique pas le profit comme un prix de monopole supérieur à celui de concurrence pure et parfaite. On peut modéliser plus de profit du fait de la levée d’une des hypothèses de la cpp mais si on explique pas le profit quand tout va bien on n’explique rien. Contrairement à la synthèse le profit n’apparaît pas d’une imperfection du capitalisme, le profit c’est la perfection du capitalisme.
    Passage de Marx- Salaire, prix, profit- « Si donc, dans l’ensemble et en embrassant de longues périodes, toutes les espèces de marchandises sont vendues à leur valeur respectives, il est absurde de supposer que le profit, non point le profit réalisé dans des cas particuliers, mais le profit constant et ordinaire des diverses industries provient d’une majoration du prix des marchandises, cad du fait qu’elles soient vendues à un prix dépassant considérablement leur valeur. L’absurdité de cette opinion …. » Les néo keynésiens semblent bloqués dans cette boucle, et la lecture en termes de rigidité semble nécessaire à celle-ci. Problème de subsomption comme plus haut ? Par exemple le capital est réifié dans le modèle de solow, on ne parle pas d’exploitation… les travailleurs épargnent quand la productivité marginale du capital est au dessus du taux d’intérêt et lorsque le salaire est inférieur à la productivité marginale du travail. Si dans le second cas on peut parler d’exploitation la lecture du premier cas est réifié… le capital crée de la valeur à lui tout seul (dans la limite laissée possible par le TMST)
    Le capitaliste qui rend actif ce capital a donc droit au profit car ce capital a une productivité, à lui tout seul, supérieure à son coût :le taux d’intérêt.
    Un graphique intéressant sur la monopolisation sur le blog de krugman :
    http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/12/09/technology-or-monopoly-power/
    Encore un débat : doit-on vraiment avoir un débat concernant le résidu de solow ? … ce débat me semble inutile, on a réussit à modéliser de la plus value à partir d’un choc exogène, ce n’est pas la nature du choc qui compte. Et l’inimportance de la nature du shock (croyance, demande, progrès technique, dépense gouvernementales, monnaie… voir Barnichon 2010) pointe le fait que de toute façon on s’en fou tant que ça crée une plus value altérée.
    Donc lecture rapide… baisse tendancielle du taux de profit, crise, réaccumulation primaire qui est la condition de reproduction du système (repartir avec un profit positif par la baisse de l’outside option des travailleurs, le renforcement de leur concurrence qui mène à un amoindrissement salarial … ou par appropriation (privatisations des services publics ou biens communs … et je ne parle pas ici de kyoto). En lâchant maintenant sur les demandes de boucher et des autres économistes bourgeois (oui toi aussi … mais quand même), on crée les conditions d’une nouvelle crise de demande plus tard.
    Et pour finir…. Les économistes se sont contentés de modéliser la plus value, il s’agit maintenant de la contester ? econo(trot)sky… ?
    « Je suis la conscience communiste de jack qui se réveille pendant la nuit et oblige son conscient du futur à se relire défonsé en passant par son propre blog. Parce qu’il ne m’é&coute jamais… il ne m’écoute jamais »

    http://www.jeunesviolencesecoute.fr/espace-jeunes/dossiers-sur-la-violence/violences-sur-internet/les-cyber-relations-dp2.html

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