Aidez-moi, j’ai peur qu’il vote Mélenchon en 2012

Après nous avoir dit que le principal problème avec l’évolution des prix, ce sont les inégalités, il nous explique que rationner les dépenses de santé, c’est stupide. Avant que la horde habituelle de commentateurs pénibles n’entre en action, je précise que cette série d’entretiens est un très bref résumé d’idées bien plus longuement développées dans notre livre ‘‘Nos phobies économiques ». Donc, inutile de venir nous dire que quelque chose a été oublié. Eh oui, désolé, mais on a beau être en 2011, ce genre de petites vidéos ludiques ne remplaceront jamais la lecture. Et encore, vous plaignez pas, on est du genre synthétique.

J’ai écrit des livres avec un gauchiste

Si, si, je vous assure. Un mec capable de dire que le problème du pouvoir d’achat est un problème d’inégalités. La preuve à la fin de cette vidéo. Oh… Mais avant cela, il va falloir ranger ses discours préformatés un petit moment pour suivre la démonstration. Eh wé, désolé, mobilisation minimale des neurones obligatoire.

Des sorties de bouquins

A la découverte, encore un repère. Ecrit par Bastien Drut, qui nous signale la sortie.

« Ce mail pour vous informer de la sortie de mon livre « Economie du football professionnel » aux éditions La Découverte. Votre blog parle de foot de temps en temps et je me suis dit qu’il était possible que ce livre vous intéresse, il établit notamment que :
- Le lien entre masse salariale et résultats sportives est extrêmement fort sur le long-terme.
- La réforme de la Champions League a induit une redistribution des pouvoirs en Europe au détriment des petits championnats et au profit des grands championnats.
- Le fort déclin de la Coupe de France correspond à la période à laquelle la Coupe de la Ligue a été instaurée.
- Il y a de moins en moins de clubs de foot cotés en Bourse en Europe et les aventures en Bourse sont souvent catastrophiques.
- Les propriétaires de club n’ont a priori pas d’objectif de profit financier et perdent, au contraire, souvent beaucoup d’argent.
- La rémunération des joueurs professionnels dépend de leur mois de naissance.
- Les clubs français sont très en retard en ce qui concerne les recettes de billetterie et de sponsoring. »

Cela peut effectivement intéresser des lecteurs.

Sinon, mais j’en reparlerai, toujours à La découverte, plus classique : Le partage de la valeur ajoutée, de P.Askénazy, G.Cette et A.Sylvain. Une synthèse bien utile, sur un thème connu.

Wyplosz sur la crise des finances publiques

Life goes on, en quelque sorte.

« Une répudiation de dette est toujours une affaire embrouillée. Les marchés financiers, et en particulier les créditeurs lésés, ne sont pas contents et traitent le gouvernement comme un paria. Il ne peut plus emprunter un centime et c’est le FMI qui doit intervenir, avec ses fameuses conditions. Mais la mauvaise humeur ne dure jamais bien longtemps et des négociations s’engagent, d’autant que depuis un an les prêts à ces pays se font à des taux d’intérêt particulièrement rémunérateurs, très explicitement en fait une avance sur la répudiation à venir. Tôt ou tard, le gouvernement et ses créditeurs se mettent d’accord sur le degré de répudiation – l’expression consacrée est le haircut, la coupe des cheveux qui est plus ou moins sévère. Et les affaires reprennent. La dette a partiellement fondu et, du même coup, le besoin de restrictions budgétaires s’est amenuisé. Un mauvais moment à passer, en quelque sorte. »

Quand on vous le dit, qu’un pays ce n’est pas une entreprise…