Vite fait dans Le Monde

Delhommais fait un exercice d’éventail. Il y a certainement un bon nombre de raisons de s’inquiéter du devenir du grand emprunt, mais il passe volontairement à côté de la principale. Que fera-t-on de cet argent ? Il préfère dire que ce n’est pas un bon placement et que la France n’a pas fait d’excédent budgétaire depuis 1974. Certes, le tralala sur l’investissement dans l’avenir a de quoi laisser de marbre. Mais il faut le dire clairement, alors. Pas dans un entreligne pudique qui laisse la part belle aux arguments vaseux.

Sinon, pas inintéressant, ce topo sur la vaccination. Ce qui interpelle, c’est que, si ça se trouve, dans quelques années, on constatera que pour la première fois de l’Histoire, beaucoup de gens sont morts alors qu’il existait un vaccin, efficace et disponible. Ou que plus de gens sont morts à cause d’un vaccin que de la maladie qu’il était supposé endiguer. Qu’est-ce qui est le plus ridicule ?

Ah, et sinon, c’est pas dans Le monde, mais c’est bien aussi : Rationalité limitée et Laurent Denant-Boèmont.

Sur les soirées open bar

Yannick Bourquin a publié récemment un billet signalant des études concernant la consommation d’alcool, lui même faisant référence aux soirées open bar. Boire beaucoup est dangereux à divers égards. Interdire ce genre de chose serait potentiellement efficace pour éviter des accidents, de la route pour l’essentiel et sauver des vies retarder le jour de la mort de certains individus. Ce qui me frappe, c’est qu’entre le chaos d’une consommation débridée et la prohibition, on n’envisage guère autre chose.

Précision avant de m’étendre. Bien qu’à l’époque où j’étais étudiant, ce genre de soirées existaient déjà, je ne les fréquentais guère, car j’ai horreur de faire longuement la queue pour avoir un malheureux verre. Je préfère payer (et donc, je picole plus quand il faut payer…). Donc, les rares que j’ai pu fréquentées ne me donnent pas une connaissance suffisamment subtile du phénomène. Excusez mes éventuelles erreurs. Mon hypothèse est la suivante : le profil des buveurs démontés dans les soirées open bar est varié. Ceux qui picolent partout comme des dingues et ceux qui picolent parce que c’est gratos. Parmi ceux-là, certains n’ont pas du tout l’habitude de boire et sont rapidement inconscients de ce qu’ils font. Pure négligence, donc, pas volonté de se mettre HS pour deux jours. Peut-on imaginer un système simple de signal donné par les tenanciers du bar pour limiter les excès involontaires ? Un système de carte avec tampon. Chaque fois que quelqu’un passe au bar, on tamponne sa carte et, si les consos déjà ingurgitées dépassent un certain nombre, on le signale au fêtard, sans inquisition, pour l’inciter à se demander si ça va aller avec une de plus. Car oui, les routards savent qu’au delà d’un certain nombre de verres dans un laps de temps assez limité, il vaut mieux prendre un coca en attendant. Pas les gens peu coutumiers des descentes au long cours.

Évidemment, cela ne serait utile que pour une partie des buveurs. Mais le coût marginal d’un tel système n’est-il pas potentiellement inférieur à son gain marginal ? J’ai tendance à penser que oui. Et tout ceci sans inquisition.

Des heures de plus en plus courtes ?

Si j’en crois cette information publiée par l’APSES (vu via OBO), une réduction du nombre d’heures enseignées dans l’option SES en seconde est envisagée. Je me demande si c’est la seule option concernée. Si c’est le cas, on peut se poser des questions (si ce n’est pas le cas, aussi ; mais pas les mêmes).

Pleurer, rire, s’en foutre. C’est vendredi…

Ce n’est pas la première fois qu’ils font le coup du nom de domaine foiré pas sécurisé.
En rire ? Parce que c’est (trop) drôle. En pleurer ? Parce que c’est notre fric à chaque fois et qu’il n’ira pas dans la subvention des artistes. S’en foutre ? Parce que c’est vendredi !

« Quand le résultat d’un appel d’offres est mauvais, il faut le changer. ». Proverbe marseillais. Ce n’est pas la première fois, non plus.
En rire ? Et alors, quoi, les pagnolades, ça fait plus rire le reste du monde ? En pleurer ? Ce sont mes impôts locaux et les poubelles, ça pue. S’en foutre ? Parce que c’est vendredi !
Message personnel : tu vois, Hugues, c’est pas que je croie définitivement qu’y a rien à faire… mais bon, pas un vendredi, hein…

J’aurais mieux fait de faire sondeur.
En rire ? Le sondage « la création d’une nouvelle promotion dans l’ordre de la légion d’honneur » à 4784 euros, c’est pas le plus cher, mais le plus cool. En pleurer ? Hum, je vais me répéter et vous allez finir par croire que je suis le seul à payer des impôts pour financer des cochonneries. S’en foutre ? Allez, tous en choeur…