C’est l’été

J’ai préparé mon seau, mon rateau, ma pelle et je pars. Serait-ce pour cela que je me faisais discret ces derniers temps ? Non. Je pars, certes. Mais… en août. Donc, rien à voir. Un emploi du temps surchargé ? Que nenni. Il y a des périodes comme ça. Faut pas chercher à comprendre. Je travaille un peu dans à l’ombre. Sur l’agrégateur de blogs économiques qui sera mis en ligne à la rentrée. Sur le forum d’éconoclaste, qui sera mis en ligne au plus tard à la rentrée. Et, rien à voir avec le site, sur des cours que je démarrerai en septembre-octobre. Habituellement, dans ces périodes de creux, j’ai en tête ce que je ferai sur le site à la reprise, en termes de contenu. Cette fois-ci, rien… En juillet, mon agenda est bien rempli par la préparation des cours déjà entamée ces jours-ci. Mais je suppose que l’envie de publier quelques lignes reviendra pendant cette période (au moins une chronique de livre). Bonnes vacances aux juilletistes. A bientôt pour les autres.

Ne pas jeter la pierre aux fonds vautours

Et après avoir lu cet article plein d’angélisme, de gentils et de méchants dans le Monde daté de demain, ne pas manquer ce post très complet de Felix Salmon sur le même sujet, histoire de se rappeler que la réalité se prête mal au manichéisme béat; et que la disparition du métier de « vice président de la Banque Mondiale chargé de la réduction de la pauvreté et de la gestion économique » serait probablement moins préjudiciable pour les pays pauvres que celle des fonds vautours, qui comme leurs homonymes, jouent un rôle certes peu ragoûtant, mais indispensable.

Nouvelle Star

Neuvième ministre de l’économie et des finances en France en 10 ans; il n’y a guère qu’au PSG qu’on change d’entraîneur aussi souvent. C’est très bien de nommer une femme ministre de l’économie et des finances pour la première fois dans l’histoire. Mais il était difficile de trouver plus mauvais choix que Christine Lagarde.

Pas cool

Sans me précipiter systématiquement devant mon téléviseur tous les dimanches midi, c’est avec toujours autant d’intérêt que je restais devant  »Arrêt sur images » quand je zappais dessus. C’est donc terminé. Je le regrette. Daniel Schneidermann a beau parler de la mission de service public d’ASI, je crois pour ma part que ce n’est même pas la peine de convoquer ce concept. C’était tout simplement une bonne émission.

La fin des privilèges sur France Culture

J’ai été contacté par France Culture pour participer à l’émission  »Du grain à moudre » autour du livre de Charles Wyplosz et Jacques Delpla, La fin des privilèges, dont j’avais rédigé une chronique sur notre site. Je ne pourrai pas répondre à l’invitation. L’émission est diffusée demain, de 17h à 18h. Ce n’est pas parce que je n’y serai pas qu’il ne faut pas l’écouter :-) . J’en profite pour revenir sur les mails que les auteurs m’ont adressé à la suite de ma chronique (cela fait un moment, du reste. Mais comme souvent, la procrastination n’a pas aidé). Je pense que leur contenu mérite d’être publié en complément de la chronique.

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On en tient un!

Olivier Bouba-Olga cherchait désespérément un économiste favorable à la détaxation des heures supplémentaires. Il se trouve qu’il y en a un, et pas des moindres : Serge-Christophe Kolm, l’un des meilleurs spécialistes de philosophie économique, publie un article décrivant cette détaxation comme « efficace et juste » dans le Figaro (à aller chercher ici si l’article devient inaccessible sur le site du journal). Et ce, en se basant sur une argumentation fort solide.

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Discussion ouverte

Une conversation intéressante dans la chatbox, lancée par Alex Kossoy, sur les questions d’inégalités et de coût des études. Comme la chatbox ne facilite pas trop l’exposé d’argumentaires longs, je la reposte et la reformate ci-dessous. Je glisserai mon grain de sel à l’occasion. N’hésitez pas à poursuivre la discussion via les commentaires.

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La fabrique des erreurs

« De l’effet néfaste de la télévision sur les résultats scolaires » titre un article du Monde daté d’aujourd’hui. Et de citer une étude épidémiologique d’un journal médical, Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, à l’appui dudit titre. L’étude a permis de mesurer l’effet de la télévision sur la réussite scolaire, indépendamment du niveau social ou éducatif des familles, ou des problèmes antérieurs d’apprentissage ou de mémoire des enfants. Il en ressort qu’un adolescent qui regarde la télévision plus de deux heures par jour « divise par deux ses chances de suivre des études supérieures » par rapport à un adolescent qui la regarde moins de deux heures par jour. Et donc, nous sommes en danger : En France, la durée devant la télévision est, depuis le début de l’année, en hausse chez les enfants âgés de 4 à 14 ans (+ 8 minutes par jour). Elle s’établit à deux heures vingt par jour. S’il n’y avait qu’un seul avantage à lire régulièrement des publications en économie, c’est que ce genre d’article a tendance à faire réagir : Ce genre d’article sent vraiment mauvais.

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Qui veut gagner un nouveau rein?

Finalement, le grand show du donneur, cette émission néerlandaise dans laquelle une malade incurable devait déterminer auquel de trois candidats à la greffe elle allait donner son rein avant de mourir, n’était qu’un canular. Le but du canular était de mettre sur la place publique la question du don d’organes, tout particulièrement de rein, et d’encourager les donneurs; il semble que l’objectif ait été atteint. Mais il y a beaucoup de leçons à retirer de cette émission et des commentaires qu’elle a suscité.

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Le G8 ne sert toujours à rien

L’année dernière, j’expliquai que le G8 ne sert strictement à rien, sinon à discuter de façon stérile des mêmes sujets. Cette année, comme l’année dernière, on y cause de la paix dans le monde et des problèmes d’environnement. Cette année, comme l’année dernière, il y a des journalistes pour expliquer que cette année, promis-juré, les enjeux sont extrêmement importants. Et comme l’année dernière, on ne fera rien d’autre que de recopier la déclaration finale de l’année précédente.

Cela m’arrange, puisque je peux recopier au mot près le post de l’année dernière sur le même sujet. Il y a juste une différence cette année : en plus de dépenser de l’argent en pure perte, cette fois-ci, il y a eu des blessés, dont certains graves. Quand donc arrêtera-t-on cette mascarade inutile?

On n’existe plus

Wikio a mis à jour son classement des blogs. En « toutes catégories », on prend une gamelle de 16 places. Ce n’est pas grave. Par contre, je suis dubitatif quand je constate que nous avons été classés dans la catégorie « autres ». C’est-à-dire le fourre-tout. Certes, la catégorie « politique » à laquelle nous étions précédemment affiliés n’était pas idéale. Mais entre ça et « autres », il y a de la marge. Comme, par exemple « économie ». Mais j’oubliais, nous sommes en France. L’économie, ça n’existe pas. Et quand elle ne sert pas d’alibi à faire de la politique, inutile d’en parler[1]. A la limite, qu’on nous classe en « loisirs » ! L’intérêt des classements, pour les gens qui les lisent, c’est surtout de faire voir ce qui existe. A part pour ceux qui veulent faire du fric avec leur site ou pour les mégalos amateurs, le seul avantage, c’est d’être mis dans une liste de signets géante. Le positionnement dans la liste est ensuite assez secondaire. De ce point de vue, vousn oterez avec intérêt qu’aucun des blogs en français de notre blogroll n’est cité, à l’exception de Bernard Salanié. Bref, celui qui cherche un blog d’économie dans Wikio n’a désormais quasiment aucune chance d’en trouver un.

Notes

[1] « Quelle mauvais foi ! », vous dites vous ? Vous avez raison. Ce que je fais s’appelle du lobbying, pour qu’on crée une catégorie « économie » chez Wikio

Tout pareil que Dani

Dans les commentaires d’un précédent billet, je disais mon scepticisme sur la définition trop restrictive à mon goût que certains donnent de la théorie néoclassique. Je n’ai pas retrouvé un texte de Hahn où il disait il y a un moment déjà la même chose que moi [1]. J’ai utilisé la définition donnée par Bernard Guerrien dans son « Dictionnaire d’analyse économique ». Hasard du calendrier, Dani Rodrik a écrit ceci dans un récent billet :

« I have never found neoclassical methodology too constraining when it comes to thinking about the real world in novel and unconventional ways. (…)To me it represents nothing other than a methodological predilection for deriving aggregate social phenomena from individual behavior–and as such it is a very useful discipline for any social science. You say people have some preferences, they face certain constraints, take others’ actions into account, and go from there. Neoclassical economics teaches you how to think, not what to think. »

Inutile de dire que je suis d’accord. Vous pouvez lire le reste du billet, qui n’est pas sans intérêt.

Notes

[1] Ouai, ouai, en fait, c’est l’inverse, je sais, je sais. Le bonhomme résolvait son premier lagrangien que je n’étais pas né…

Comment prévoir le résultat d’une élection?

C’est très simple : il suffit de regarder les candidats à la télévision, sans le son, pendant 10 secondes. Diverses expériences ont montré que cela permettait aux spectateurs de prévoir 58% des résultats; regarder les candidats en écoutant le son réduit ce pouvoir de prévision aux alentours de 50%, c’est à dire le résultat obtenu si les spectateurs pariaient au hasard. Ce taux de prévisions exactes de 58% est supérieur à ce que toutes les autres méthodes de prévision des résultats électoraux sont capables de fournir.