Conséquences multiples d’un évènement presque anodin

Si je me fie à l’étude relayée par Bernard Salanié, il n’est pas impossible que je vote LCR à l’avenir. Ceteris paribus, j’ai contribué aujourd’hui à réduire la dette publique par habitant. Si vous voulez lire mes contributions des semaines à venir dès qu’elles sont publiées, couchez vous tard, je risque d’avoir du temps à tuer la nuit. Comme me l’a récemment suggéré un copain, d’après son expérience, si je veux passer autant de temps à alimenter le site, je vais devoir me lever plus tôt et me coucher plus tard. Surveillez les statistiques de ventes de champagne, ça va frémir ce mois-ci.
Je suis fermé pour le week-end. Sauf si les rendements croissants s’invitent dans la partie…

"La loi sur le droit d’auteur sera difficile à appliquer"

Article court du Monde, avec l’essentiel pour expliquer le titre de ce post.
On notera que contrairement à ce que je disais dans un post précédent, les risques encourus en cas de trafics sont nettement plus élevés que les 150€ d’amende concernant la mise à disposition de contenus protégés.
Question bête (et brute) que je pose aux juristes de passage : quid des procédures civiles avec la nouvelle loi ?

Créer les marchés qui n’existent pas

Dans l’excellent nouveau livre de William Easterly, l’auteur évoque une société, globalgiving.com, qui à créer un « marché de l’aide » pour financer de façon décentralisée des projets d’aide dans les pays pauvres : une sorte d’Ebay pour l’aide. L’idée est la suivante : des entrepreneurs sociaux locaux postent un projet, décrivent leur besoin, leur besoin de financement; des donneurs potentiels (simples particuliers : le don de base est de 10$) étudient les descriptifs et choisissent les projets qu’ils souhaitent financer.

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Microsoft : le retour à la norme?

Un article du New York Times d’aujourd’hui, consacré aux retards que connaît la sortie de la prochaine version de Windows (Vista). L’article évoque la difficulté pour Microsoft de maintenir la compatibilité de Windows avec toutes sortes de matériels et de logiciels, comme facteur réduisant l’innovation et conduisant à une énorme augmentation de taille du programme. Faut-il y voir la fin de l’exception Microsoft? C’est l’occasion de rappeler que la situation de cette entreprise, vue pendant longtemps comme la conséquence logique des spécificités du secteur informatique, est en réalité une exception fort rare.

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Comment qu’on a lu le livre à Christian Blanc (Ou La sillicon Valley dans ton jardin, oui, jeune de France, c’est possible !)

On dit trop souvent que les débats de cybercomptoir de AD et SM sont des discussions peu structurées et lancées au hasard. Non, là, la discussion a été très bien organisée, voulue et préparée. C’est la faute au livre de Christian Blanc, « La croissance ou le chaos ». On l’a lu tous les deux. On a plutôt bien aimé tous les deux. On en a parlé tous les deux. Et, comme toujours dans les débats de cybercafé du commerce, on a fini fatigués, du fait de la répétition des cybertournées.

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[Republication] La Banque Centrale Européenne est-elle un repère de psycho-rigides ? (Ou pourquoi l’alcoolisme est partout et toujours un phénomène monétaire ?)

Ce débat a été initialement publié le 10/07/2001. Oui, on a fini chiffon.

Cette fois, c’est la banque centrale européenne qui a très très énervé AD et SM. Alors que le patron remettait sa cybertournée, ils ont crié très très fort après Duisenberg. Et finalement, ils ont dit que c’était pas grave et c’est AD qui a remis sa cybertournée.

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[Republication] Droits de propriété, connaissance, réseaux et mulots (Ou faut-il remettre la marque Ricard dans le domaine public ?)

Ce débat a été publié pour la première fois le 03/07/2001. Après, c’est sûr, on n’était pas beaux à voir…

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Images d’archives…

Nous avons décidé de repartir dans des petits débats de « cybercomptoir du cybercafé du commerce ». Nous avions déjà publié deux débats de ce type il y a quelques années. Comme nous avions laissé tomber la rubrique, elle a logiquement disparu lors des rénovations du site. Et les traces de ces discussions n’étaient plus disponibles. La rubrique est réactivée, mais sur le blog. Et nous avons pensé que republier les débats de l’époque ne serait pas, après relecture, trop exagéré. Par certains côtés, ils ont vieilli, mais pas tant que ça. Il nous semble qu’ils restent lisibles. Faites en bon usage. En revanche, et ça c’est tout récent, nous avons lu tous les deux le livre de Christian Blanc, « La croissance ou le chaos« . Et plutôt que d’en faire une ou deux notes de lecture, nous avons partagé nos impressions. Elles seront publiées dans un prochain billet qui est déjà prêt et n’attend plus que la mise en ligne.

Les vertus des enchères au second prix

Dans un récent post, Owen Barder décrit l’une des innovations méconnues apportées par Ebay : l’utilisation générale de l’enchère au second prix (que les économistes appellent enchère à la Vickrey, du nom de l’économiste spécialiste de la théorie des enchères qui en a étudié le mécanisme). Qu’est-ce qu’une enchère au second prix? Et quels en sont les avantages?

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CPE : le point de vue du droit

Quand Maître Eolas parle, on se tait et on lit. En plus, là il y a vraiment de quoi lire. En quantité et qualité. Lisez jusqu’au bout, même si c’est tard et que les yeux vous piquent. Et même si vous êtes opposés au CPE. Ca n’empêche pas de lire le droit correctement.

Add : quand je dis « le point de vue du droit », seuls les petits nerveux de service, généralement inutiles, comprennent que je prends Eolas pour la seule référence juridique en France. Je leur conseille d’éviter ce blog, leurs commentaires ne sont pas publiés. Pour ceux qui ont pu tiquer mais rester dignes (c’est-à-dire s’abstenir d’un commentaire bidon), j’entendais par « point de vue du droit », l’approche juridique de la question, dont les centres d’intérêt diffèrent sensiblement de celle de l’économie. Et un texte comme celui d’Eolas, quoiqu’on pense du sujet, est appaisant, nonobstant les estafilades données à certains anti-CPE. On se pose, on souffle et on repart. Peu importe dans quelle direction.

Questions gratuites. Réponses payantes ?

Via AleaBlog, un lien vers un blog éducatif. A la façon des manuels, il vous explique certains trucs, vous pose des questions et… n’y répond pas. Alala… le modèle Econoclaste n’est pas celui de tout le monde :o )
A noter, la boîte qui publie ça est, d’après JCK, celle de Paul Romer.
Comme quoi, quand on a fait des modèles expliquant qu’il faut rémunérer l’innovateur, dur ensuite de s’en sortir :o ).

Add : un courrier électronique adressé par un animateur du site Aplia m’incite à vous signaler que ce billet doit être pris au second degré. Comme dans tout manuel, les questions posées le sont pour faire réfléchir la classe. Et Aplia ne fait pas payer de services en rapport avec ce blog, que je conseille sans réserves particulières.

Deux articles…

… qui ont retenu mon attention aujourd’hui.

« Une conjoncture économique favorable provoque des infarctus » : working paper du NBER, cité par Matthew Kahn, qui a quelques doutes.

« Les français sont-ils heureux des 35 heures? » Non, si l’on en croit cet article, car elles n’ont pas eu d’impact significatif sur l’emploi, et ont rendu les français plus insatisfaits de leur travail. (trouvé sur New Economist grâce à Jck).

A quoi sert l’enseignement supérieur?

Toutes les statistiques montrent que plus le niveau d’études (nombre d’années passé, niveau des diplômes) d’un individu est élevé, plus son risque d’être au chômage diminue, et plus son revenu dans la vie active a de chances d’être élevé. Comment expliquer cette relation? L’économie y apporte deux types d’explications. L’explication par le capital humain, l’explication par la théorie du signal.

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Question sans arrière-pensées

Je vois des étudiants d’université, a priori dans des disciplines très diverses, déplorer le blocage des facultés. Leur crainte est d’échouer aux examens. Comment se fait-il qu’ils craignent cela alors que les sujets d’examen sont rédigés par leurs propres enseignants, dont on peut espérer qu’ils ne poseront pas des thèmes non vus en cours. Comme le précise le titre, ma question est sincèrement posée.

Bêtisier réactivé…

Jacques Attali dans le Monde, liant le CPE et le vaste monde : « En agissant ainsi, le gouvernement a pu se croire dans l’air du temps. De fait, partout dans le monde, la précarité se généralise et la mondialisation aligne vers le bas les conditions de vie des travailleurs. » (c’est moi qui soulilgne). A Bangalore, on en pleurerait de rire… Moi j’en pleure, tout court.

Les institutions comptent

Tiré de l’article de la semaine,

« As Heyneman puts it, “the principle rationale, and the reasons nations invest in public education, have traditionally been the social purpose of schooling… The principle task of public schooling, properly organized and delivered, has traditionally been to create harmony within a nation of divergent peoples.” « .

Je trouve intéressant de mentionner cette remarque, car il faut bien reconnaître que l’éducation est souvent mise en avant dans les théories de la croissance et du développement principalement au travers de la composante « capital humain ». Même si, comme cette citation fait plus que le confirmer, ce n’est pas le seul aspect à retenir.

Vite dit…

Dans Libération, une tribune rédigée par Sidonie Lebel et Emmanuel Jollet porte-parole du collectif des jeunes chercheurs contre la précarité affirme que « Seule une petite minorité de la jeunesse, issue de milieux privilégiés, est épargnée. Elle passe par les très «grandes écoles», qui reproduisent l’élite du pays ­ celle, précisément, qui chante les louanges du contrat première embauche. Le pouvoir de cette aristocratie s’est renforcé grâce à la précarisation de ceux sur qui elle règne. ». N’est-ce pas un peu trop simple ?

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Remarque technique

Les commentaires sont préfiltrés depuis quelques jours. Ce qui signifie que nous ne publions que ceux qui nous semblent dignes de l’être, selon des critères qui nous sont propres et indiscutables puisque, je vous le rappelle, rien ne nous oblige à publier sur notre site les interventions des uns et des autres, sinon notre bon vouloir. Nous n’avons toujours pas d’obligation de service public. Nous ne sommes pas mandatés pour animer un débat entre alcooliques repentis, admirateurs des labradors, fans de Slipknot, électeurs de Besancenot et nostalgiques de Vichy. Inutile donc de nous envoyer des commentaires injurieux du genre « connards de libéraux » ou « gauchistes de merde ». Ou simplement des « Eh guys, I was there… ». Tout ça est coupé au montage…