Au carnaval des hypocrites

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> Je n’arriverais jamais à comprendre comment les gens font pour accorder encore un quelconque crédit aux discours mièvres du président français en matière de mondialisation. D’abord parce que comme l’a fort bien montré un récent livre, il ne s’agit que d’illusion volontariste, d’affirmation perpétuelle d’intentions grandioses sans la moindre perspective de réalisation, qui ne sert qu’à camoufler l’idéologie rancie d’un politicien en bout de course. Mais surtout parce que tant d’hypocrisie devrait finir par se voir.

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Mon ultime réflexion simpliste du jour ? (25/01/05)

Mea Culpa, pardon, désolé. A bien réfléchir à mes « productions » sur ce blog depuis sa naissance, c’est pas terrible. Oh, non, je ne regrette pas mes humeurs, ni mon langage régulièrement peu policé. Seulement la répétition de mes réflexions simplistes, qui d’une logique de détente louable m’ont poussé un peu trop vers le côté obscur. Par manque de temps, je ne peux pas écrire des choses plus solides. J’ai donc décidé de ne plus écrire tant que je n’aurai pas quelque chose de suffisamment intéressant à raconter. C’est un des risques du blog que de céder à la facilité du post rapide.De ce point de vue, je tiens à rappeler qu’il n’est qu’une partie de notre site Econoclaste, en dépit du dynamisme actuel du blog (en comparaison avec le reste du site). C’est l’occasion de vous annoncer qu’un certain nombre d’articles rédigés par Alexandre vont être remaniés pour prendre place dans les Questions-Réponses du site. Nous y travaillerons dans les semaines à venir. On tiendra tout le monde au courant. En attendant, ce que vous attendiez tous : ma dernière réflexion simpliste du jour avant un bon moment ! Entendu au journal de 20 heures, à quelque chose près : la sinistrose française, c’est pas si sûr que ça, la preuve, en 2004 le nombre de créations d’entreprises a été énorme.Moralité : quand les créations d’entreprises sont importantes aux Etats Unis, c’est que des chômeurs deviennent travailleurs indépendants et que cela ne fait que masquer un chômage déguisé. En revanche, quand les créations d’entreprise sont élevées en France, c’est que la volonté d’entreprendre se porte bien. Quel nase ce Pujadas…

Downloading kills the radio star

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> Pour ceux qui (comme moi : on m’a raconté) ont échappé à cet évènement considérable, ce week-end, avaient lieu les « NRJ Music Awards« , une opération de promotion des variétés françaises et internationales, en conclusion du Midem. Au cours du Midem, une assez large attention a été portée aux baisses de ventes de disques et à leur cause supposée : le partage de morceaux de musique en MP3 à l’aide de logiciels de « peer to peer ». On a pu voir l’ineffable Pascal Nègre, de Vivendi Universal, discuter du sujet avec des membres d’associations; on a vu surtout, lors des « music awards » les présentateurs de l’émission, dûment préparés, ne pas manquer de lancer diverses attaques contre le téléchargement musical et faire la morale à l’assistance.

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Quel scrutin exemplaire…

J’ai voté quatre fois pour le prix du lecteur d’économie du Sénat.Quatre fois à partir de mon ordinateur. Quatre fois en moins de cinq minutes. Comment ? En effaçant simplement les cookies de mon disque dur après chaque vote. Chaque vote a été pris en compte, d’après le compteur de votes du site. J’ai voté trois fois pour Cahuc et Zylberberg et une fois pour Askenazy. L’an prochain, je ne voterai pas du tout. Ce n’est pas parce que Askenazy a gagné que je poste ceci (j’aimais bien son bouquin et il mérite la récompense). J’attendais juste la fin du scrutin pour le dire… Comment vérifier que je ne raconte pas des conneries ? Impossible. C’est d’ailleurs délibéré. Dans tous les cas, et si le système de vote est aussi minable qu’en apparence, bravo le Sénat…

Tu sais où tu peux te la mettre ta "positive attitude" Jean-Pierre ?

Glané sur le site du Nouvel Obs : « Jean-Pierre Raffarin s’est inspiré jeudi 20 janvier d’un titre de Lorie, une des chanteuses préférées des jeunes, pour recommander aux Français d’adopter la « positive attitude ». « Il y a une jeune chanteuse qui n’est pas tout à fait de ma génération mais qui parle aujourd’hui de positive attitude. Je vous recommande la positive attitude », a déclaré le Premier ministre lors de la remise des Trophées EDC « Ethique et Gouvernance ». « La positive attitude est quelquefois décriée », a-t-il dit comme dans une allusion à la « sinistrose » des Français évoquée cette semaine en une du quotidien Le Monde. « Au lieu de terminer sur une citation de Lorie, ce qui ne serait pas forcément assez sérieux, je terminerai sur René Char qui disait exactement la même chose: ‘ne prenez pas la vie par les épines’ », a conclu Jean-Pierre Raffarin. Eh bien, comme quoi, même les boeufs peuvent aussi citer Char… Voici atteint le degré zéro (Kelvin, ça va sans dire) de l’homme d’Etat. A côté de ça, les références pavloviennes de Bush à Dieu relèvent de la vision d’avenir.J’ai pris une décision : dans le mois qui vient (et jusqu’à ce que je change d’avis), ma positive attitude consistera à m’abstenir de dépenser autre chose que ce qui me semble le strict nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’une attitude rationnelle lorsque le pays est gouverné par une équipe dirigée par un tel guignol, c’est l’épargne. Point. J’ai commencé aujourd’hui même. Visite rapide à la FNAC, ma nouvelle « attitude » bien en tête. En d’autres temps, je serais revenu avec quelques bouquins achetés sans trop réfléchir. Là , j’ai pesé le pour et le contre : aurai-je le temps de les lire rapidement ? Sont-ils vraiment intéressants ? etc. Résultat : 0 ‘ dépensé et de l’espace sur ma bibliothèque épargné. Merci Jean Pierre, je ne suis peut-être pas plus positif, mais au moins, je vais me forcer à lire les bouquins qui m’attendent déjà . Tant pis pour le croissance. Et je vais faire ça en plantant un bon vieux Suicidal Tendencies achetéé 10 € il y a deux ans. Ce sera probablement « How Will I Laugh Tomorow… When I Can’t Even Smile Today » (Alalalala… ça nous rajeunit pas !).J’aurais déjà du sentir venir le coup quand les maires ont retenu Evelyne Thomas comme Marianne… Quand le chef du gouvernement élève au rang de référence nationale ce que la démocratie fait de plus vulgaire, l’époque est définitvement triste.

Le jeu du "Quel est l’abruti qui a dit ça ?" (1)

Qui a dit récemment :
« L’aide étrangère peut certainement aider la plupart des pays pauvres [...]. Mais le fait d’en devenir dépendant peut avoir des conséquences beaucoup plus négatives, en incitant un pays à d’abord penser à ce qu’il pourra tirer de l’assistance internationale plutôt qu’à ce qu’il pourrait produire par lui-même. S’il est du devoir des pays riches de donner ce qu’ils peuvent, il est aussi du devoir des pays pauvres de penser à ce qu’ils pourraient faire sans aide. »Alors ? Qui ça ?

Larry Summers est-il un porc sexiste ?

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> L’économiste, ancien conseiller du président Clinton, et actuel président de Harvard Larry Summers vient de provoquer un joli scandale médiatique aux Etats-Unis lors d’une conférence consacrée au rôle des femmes dans les sciences. Il a en effet émis l’hypothèse selon laquelle la faible proportion de femmes à l’Université dans les disciplines scientifiques est en partie due à des différences innées. Dans ce royaume du politiquement correct qu’est l’université américaine, ce genre de propos ne peut que faire scandale, et se sont ensuivies de nombreuses déclarations choquées de femmes universitaires, poussant Summers à déclarer par la suite qu’il avait été l’objet d’un malentendu.

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Le plus beau des modèles

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> « L’économie est une science pensant en termes de modèles, jointe à l’art de choisir les modèles éclairant le monde contemporain » écrivait Keynes à Roy Harrod durant les années 30. Cette articulation entre science du modèle et art du choix du modèle néglige un aspect : il y a aussi un art d’élaborer de bons modèles économiques.

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Comment aider les pays pauvres ?

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> Alors qu’une conférence du PNUD consacrée au développement s’ouvre, que de nombreux articles et auteurs rappellent la nécessité d’accroître l’aide au développement, autour notamment des propositions de J. Sachs dont on a déjà parlé ici, il n’est pas interdit de rappeler que les pays développés n’ont pas que l’aide au développement comme moyen d’aide aux pays en voie de développement; et qu’insister sur celle-ci en ressortant les poncifs les plus usés (ah, l’éternel retour du Plan Marshall pour l’Afrique…)  il est possible de rappeler que les pays riches disposent d’autres moyens que l’aide au développement pour aider les pays pauvres.

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Oops ! I heard it again…

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> La semaine dernière, j’ai été amené à faire passer, pendant deux jours, des oraux comprenant une part économique pour des étudiants non spécialisés dans le domaine. Parmi les thèmes que les élèves étaient susceptibles de traiter, on trouvait celui de l’impact des dépenses militaires sur la croissance économique et la conjoncture dans un pays. Les réponses qui ont été apportées à cette question ont hélas été toujours les mêmes : les dépenses en question sont une bonne chose pour l’activité économique car elles créent des emplois en faisant tourner l’industrie ».

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La fiscalité français est-elle redistributive ?

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> Via Marginal Revolution, je découvre un nouveau livre sur l’économie française dont voici quelques extraits : La politique sociale française n’est pas très redistributive, et n’est pas financée par des impôts sur le revenu progressif comme au Danemark ou en Suède; elle n’est pas non plus financée par un mélange d’impôts sur le revenu et de cotisations sociales progressifs, comme en Allemagne, au Canada ou en Grande-Bretagne. Comme dans d’autres Etats-providence corporatistes et conservateurs d’Europe continentale, les dépenses sociales françaises sont financées par un mélange de cotisations sociales régressives, de taxes régressives sur les biens et services, et, depuis un peu plus de 10 ans, par une faible « cotisation sociale généralisée ». (…)
Des années 50 jusqu’environ 1980, la France était le leader des inégalités de revenu dans les pays de l’OCDE (…) En France les 20% les plus riches reçoivent 24% des transferts sociaux, alors que les 20% les plus pauvres n’en reçoivent que 18%. A partir de 1991 la politique sociale française était un peu plus progressive, mais les travailleurs manuels français sont restés dans la même position relative. (…)
La France reste une société extrêmement hiérarchisée, à la fois économiquement et socialement. Les 10% de français les plus riches sont 50% plus fortunés que leurs homologues suédois et les 25% de français les plus riches ne voient pas leurs revenus ramenés vers le bas par le système fiscal de la même façon qu’en Allemagne, Suède ou Danemark. (…) Aujourd’hui, beaucoup des citoyens français les plus riches occupent des places privilégiées au coeur du soi-disant « Etat-providence ». C’est pour eux l’une des principales raisons de vouloir le maintenir en l’état ».

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Gérard Debreu est mort

Gérard Debreu, prix Nobel d’économie 1983, est mort il y a quelques jours à l’âge de 83 ans. Français d’origine, Gérard Debreu était un pur théoricien, dont les travaux (dans le très austère « Théorie de la valeur« ) ont abouti à fonder la théorie de l’équilibre général. Voir cet article du Washington Post, ou cet article du New York Times en anglais; voir cet article et celui-ci dans le Monde.

Motivation des enseignants, choix d’école et inégalités

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> Ceteris Paribus a commenté un intéressant article du dernier Economist concernant la diminution de la mobilité sociale aux Etats-Unis, ses conséquences et les moyens d’y remédier. Parmi les causes principales de la stagnation du revenu des plus pauvres – alors que celui des plus riches a lui fortement augmenté au cours des dernières décennies – le magazine cite l’un de ses thèmes de prédilection : l’absence d’incitations dans le système éducatif, aboutissant à une dégradation de l’éducation reçue par les élèves les plus pauvres tandis que les plus riches, qui ont accès à de bonnes écoles, peuvent eux progresser.

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Le niveau monterait-il?

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> En allant voter pour la finale du livre d’économie du Sénat (n’hésitez pas à voter, mais ne vous trompez pas, ne cliquez pas sur le truc du milieu), je me suis fait la réflexion que cette année avait été plutôt bonne en matière de sorties de livres d’économie et que c’est une tendance encourageante. Lorsque nous avons commencé à rédiger des notes de lecture pour Econoclaste, certaines années ont été de véritables crèves-coeur : pas un bon livre à se mettre sous la dent. On en arrivait à guetter l’arrivée du prochain Daniel Cohen comme le Messie.

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Mes voeux simplistes du jour et autres réflexions du même ordre (04/01/05)

Meilleur voeux à tous pour 2005 ! Non, pas à tous, en fait… Aux autres. Ma première bonne résolution de l’année : vendre des galettes des rois un euro de plus, le faire savoir par voie de presse et reverser un euro à une organisation humanitaire. Et puisque j’y suis, comme personne ne viendra vérifier si j’ai reversé le fric, je le garderai.Autre bonne résolution pour 2005, ne pas dire de mal de la mondialisation des échanges marchands. Après tout, si des tas de touristes étaient en Asie et si d’une manière ou d’une autre tous ces pays nous sont familiers au point de faire plein de dons, c’est bien en grande partie à elle qu’on doit l’attribuer. Le « doux commerce » n’est pas tout, mais ce n’est pas une fiction.

Voeux et résolutions pour 2005

< !DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> En 1958, l’économiste Thomas Schelling se livra à l’expérience suivante avec des étudiants en droit de l’Université de New Haven : « supposez que vous avez rendez-vous avec quelqu’un à New York. Vous ne savez pas où dans la ville, et n’avez aucun moyen de communiquer avec l’autre personne avant l’heure du rendez-vous. Comment allez-vous faire pour vous retrouver? »

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