Les médicaments coûtent-ils trop cher aux USA?

Pourquoi les médicaments et les soins coûtent-ils si cher aux USA? Est-ce vraiment la faute des stratégies et des manipulations des compagnies pharmaceutiques? Ces stratégies doivent-elles vraiment être contrées pour réduire le coût de la santé dans ce pays? Et si les vrais responsables se trouvaient ailleurs? Cet article du New-Yorker apporte énormément de réponses, de questions, en bref, un panorama remarquable sur le sujet. Attendez-vous à des surprises, cet article n’en manque pas.

(trouvé via marginalrevolution)
(Lire la suite…)

Un naufrage qui se poursuit

Le Prix Nobel d’économie est probablement une bonne chose, car le prestige qui y est associé est une incitation pour les économistes à produire des travaux de qualité. Mais l’une des lois de base de l’économie est que ce que l’on gagne avec une chose doit être mis en balance avec ce qu’on y perd. Or la science économique subit un inconvénient avec l’existence du prix Nobel : remis à d’anciennes gloires dont la carrière scientifique est morte et enterrée, que tout le monde révère pour leur passé mais dont on attend avec impatience la retraite définitive (rappelons la citation de Paul Samuelson : Funeral by funeral, science makes progress), il a la fâcheuse tendance de créer quelques soucis lorsqu’il rend les récipiendaires brutalement bavards et sûrs de leur valeur.
De la même façon qu’il y a quelque chose de pathétique dans le spectacle des anciennes gloires yé-yé revenant en costume rose à franges sur les plateaux de télévision, et chantant les tubes qui les ont rendu célèbres d’une vois chevrotante en tenant leur dentier, il y a quelque chose d’extrêmement embarassant dans le spectacle d’anciens prix Nobel d’économie se lançant dans des péroraisons invraisemblables, tandis que les autres économistes n’osent rien dire. Le statut d’intouchable que confère le Nobel d’économie a des conséquences génantes en ce qu’il génère de la médiocrité.

(Lire la suite…)

un lien utile

Une nouvelle rapide pour signaler l’existence de The Economist Voice, une revue en anglais créée tout récemment par Stiglitz, Brad de Long et Aaron Edlin. Cette revue contient des articles grand public écrits par des économistes de très bon niveau sur des sujets d’actualité. Elle en est à son numéro 2, et l’ensemble est pour l’instant extrêmement prometteur.
(Lire la suite…)

The economy, stupid ?

Grâce à l’excellent blog Ceteris Paribus, j’ai découvert le blog d’un journaliste du Nouvel Observateur qui commente l’élection et l’actualité américaines. Ce post consacré à l’évolution de la volatilité des revenus aux Etats-Unis, inspiré d’un article du Los Angeles Times, a notamment retenu mon attention. (Au passage, je me joins aux commentaires de Ceteris Paribus sur la forme : un blog est fait pour contenir plus d’un article par jour; j’ajouterais qu’il serait bon que l’auteur découvre la technologie du lien hypertexte, j’ai passé un temps fou à rechercher l’article initial sur le site du LA Times). L’article du journaliste de l’Obs et celui du LAT sont de bonne qualité; cependant, à leur lecture, je suis un peu mal à l’aise devant certains raccourcis d’interprétation des données utilisées. Comme souvent lorsqu’on réflechit sur ce type de sujet, l’interprétation des statistiques est sujette à réflexions et doutes.

(Lire la suite…)

Pourquoi il faut bien payer les mauvais chercheurs…

Supposons qu’il existe deux façons de faire de la science :
– observer d’abord les faits, puis construire une théorie qui permette de les expliquer;
– construire une théorie d’abord; puis vérifier si les faits la contredisent ou non.
Chacune de ces deux méthodes a ses qualités et ses défauts.
(Lire la suite…)

No One Is Innocent s’et reformé

Ils font de la musique de jeunes. Le groupe avait disparu de la circulation en 1997 après deux très bons albums (et un flop commercial magistral sur le second). Ils reviennent (ou plutôt « il » revient, vu que de la première formation, seul le chanteur est présent).
Voilà, c’était un mot rapide sur ce groupe que j’aime beaucoup, pour ceux qui ne seraient pas au courant de son retour (et pour les autres aussi…). A noter : le style a bien changé.
Leur site
(Lire la suite…)

Deux mesures très utiles…

Je lis ça sur le site du Monde, daté du 23/10 :
« Le nouveau dispositif prévoit qu’un particulier sera considéré comme possesseur d’un téléviseur s’il n’indique pas le contraire dans sa déclaration de revenus. La redevance sera désormais due par foyer fiscal, et non plus par résidence, ce qui exclura la prise en compte des résidences secondaires. »


(Lire la suite…)

La disparition

Je n’ai jamais beaucoup apprécié les FNAC. Etrangement, les raisons pour lesquelles les gens apprécient cette « Fédération Nationale d’Achat des Cadres » sont exactement celles qui ne fonctionnent pas pour moi. Les gens apprécient la FNAC parce que s’ils demandent « je cherche le remix de je ne sais plus quel album d’électro-funk dans lequel le sample « talala » est transformé en « tatala »  » il paraît que les vendeurs de disques trouvent de derrière les fagots le disque demandé. Moi quand je demande « un livre de Robert Barro sur la croissance économique… oui, c’est un économiste, Robert Barro. Non, pas BarrAUD, barrO » je me retrouve avec face à moi un regard éperdu me rappelant celui des vaches qui peuplaient les prés de mon enfance, d’une personne qui semble se demander qui est cet extraterrestre qui n’achète pas comme tout le monde le dernier Jacques Généreux. Je ne parlerais pas de mes achats informatiques effroyables, d’un prix prohibitif pour des matériels ayant systématiquement mal fonctionné – une vraie publicité à rebours pour l’achat de matériel chez les assembleurs. Ou du jour ou un vendeur de la FNAC m’a dit « si vous voulez changer de système d’exploitation, achetez plutôt windows XP PRO que « familial »; oui, c’est beaucoup plus cher que XP familial, mais ça vaut la différence, avec ça au moins vous êtes tranquille ». La Fnac a toujours semblé pour moi un lieu dans lequel on est cerné par beaucoup trop de monde dans un espace exigu, pour bénéficier d’un service indigent. Le tout avec une pseudo-culture branchouille qui ne dissimule que bien mal le fait que l’endroit n’est qu’un supermarché de produits pour l’essentiel aussi culturels qu’un pack de boisson gazeuse à base de Cola, qui sont aussi bien vendus (et pour moins cher) dans la grande distribution.
(Lire la suite…)

Consensus de Washington

Alors que le rapport Camdessus soulève quelques débats en France (sans doute jusqu’à la sortie d’un quelconque prochain rapport) la carrière passée de son directeur comme directeur du FMI entre 1987 et 2000 refait l’objet de quelques articles. Articles qui font de Camdessus à la fois le « pompier des pays en crise » (comme il s’est qualifié lui-même) mais aussi et surtout « l’artisan du consensus de Washington ». L’occasion de parler dudit « consensus de Washington » qui fait l’objet, encore aujourd’hui, d’un concentré d’erreurs d’interprétation proprement incroyable
(Lire la suite…)

Quelques réflexions sur l’électricité

Le débat sur la libéralisation de l’électricité tourne autour de quelques thèmes récurrents : la question de l’opportunité d’une privatisation-mise en concurrence, son effet sur le prix moyen de l’électricité (hausse ou baisse) et sur la qualité de l’offre (risque ou non de pénuries à la Californienne). Quel que soit le point de vue que l’on prend, jamais un auteur n’oublie d’énoncer le pont-aux-ânes de l’alimentation électrique : qu’à tout moment, l’offre doit être égale à la demande car l’électricité n’est pas stockable. (suite)
(Lire la suite…)

Quelques belles citations

Alan Greenberg , CEO Bear,Stearns & Co,en réponse à des questions sur le krach boursier de 1987, deux jours plus tard :

« Stocks fluctuate, next question. »

James J. Cramer, fondateur de theStreet.com :

« Those who thought Black Monday on 1987 was the most frightening day of their lives are forgetting those first few hours of Terrible Tuesday, when the market as we know it simply ceased to exist…. In fact, the dirty little secret of that Tuesday morning is that the screens simply weren’t functioning. It was like the Wild West out there. Anything you tried to buy simply went up ahead of you until you caught it and then it would come down so fast that you could lose hundreds of thousands of dollars in mere seconds. I retreated to the sidelines rather than endure that kind of punishment. »

Il y plein d’autres citations à propos du krach de 1987 qui feraient pâlir d’envie le bêtisier d’éconoclaste sur ce site.

(trouvé grâce à Mahalanobis)
(Lire la suite…)

L’économie a-t-elle une quelconque influence ?

Hier, je donnais (entre autres) un cours de macroéconomie keynésienne de base. Pour l’introduction je me lance donc dans un récit circonstancié du déroulement de la crise de 1929. Alors que je décris l’enchaînement par lequel prix et salaires ne s’ajustent pas, entraînant faillites bancaires et d’entreprises, et hausse du chômage, un élève me demande : »mais vous voulez dire que s’il y avait eu un organisme d’Etat chargé d’imposer la baisse des salaires et des prix, disant aux gens d’accepter des salaires et des prix plus bas, cela arrêtait la crise? »
(Lire la suite…)