On fait ce qu’on peut (2)

En complément au fichier mis en lien dans le billet précédent, l’introduction de Nos phobies économiques revenait sur les analyses de Bruce Schneier concernant la sécurité dans les politiques publiques des pays démocratiques. Le propos avait d’autres visées, mais le contenu per se reste d’actualité.

Déjà-vu

« Ce jeu où, en réaction aux inquiétudes du public, les dirigeants politiques et institutionnels rivalisent de promesses et de mesures intenables est extrêmement pervers. Lorsqu’on constate que les promesses n’ont pas été tenues, il en résulte une méfiance, un cynisme et un désenchantement généralisés vis-à-vis des institutions, sentiments qui à leur tour alimentent les peurs. L’autre effet de ce jeu est la multiplication des actions bureaucratiques, des lois et interventions mal conçues parce que élaborées sans recul, qui ne font que rendre la société encore moins résiliente face aux risques, et le public encore plus désorienté et désabusé face à un environnement toujours moins compréhensible. »

Vite en passant

Nos phobies économiques dispo en format Epub, apparemment (oui, je suis tombé dessus par hasard, pas communiqué avec l’éditeur sur ce point). Existait déjà en format kindle. Prudence néanmoins… L’an dernier, j’ai acheté un bouquin en ligne en PDF (peut-être sur ce site, je sais plus) et il n’existait pas, en fait. Remboursé très vite, mais bon…

Aidez-moi, j’ai peur qu’il vote Mélenchon en 2012

Après nous avoir dit que le principal problème avec l’évolution des prix, ce sont les inégalités, il nous explique que rationner les dépenses de santé, c’est stupide. Avant que la horde habituelle de commentateurs pénibles n’entre en action, je précise que cette série d’entretiens est un très bref résumé d’idées bien plus longuement développées dans notre livre ‘‘Nos phobies économiques ». Donc, inutile de venir nous dire que quelque chose a été oublié. Eh oui, désolé, mais on a beau être en 2011, ce genre de petites vidéos ludiques ne remplaceront jamais la lecture. Et encore, vous plaignez pas, on est du genre synthétique.

J’ai écrit des livres avec un gauchiste

Si, si, je vous assure. Un mec capable de dire que le problème du pouvoir d’achat est un problème d’inégalités. La preuve à la fin de cette vidéo. Oh… Mais avant cela, il va falloir ranger ses discours préformatés un petit moment pour suivre la démonstration. Eh wé, désolé, mobilisation minimale des neurones obligatoire.

Passage Canal +

J’interviendrai jeudi dans l’émission La Matinale de Canal +, aux alentours de 8h05, pour donner le plus simplement possible un angle de vue (version éconoclaste) sur la crise, la rigueur et les retraites. Si on me demande, je parlerai aussi de l’équipe de France.
Vous avez remarqué qu’on nous invite toujours le matin tôt ? C’est mal fait la vie…

Olivier a raison

Olivier Bouba-Olga chronique Nos phobies économiques sur son blog. Il relève un élément important, que nous avons remarqué à plusieurs reprises :

« J’insiste sur un point, sur lequel les auteurs attirent l’attention mais qui me semble décisif : lorsqu’on analyse de manière approfondie un problème économique et qu’on réintroduit, ce faisant, de la complexité, on se fait taxer immanquablement d’optimiste. Quand ils critiquent les théoriciens de la décroissance, je suis sûr que certains penseront qu’ils ne veulent pas voir les problèmes en face. Lorsque, dans mes propres travaux, qui procèdent de la même méthodologie, j’insiste sur le fait qu’il faut arrêter de dire que toute l’activité part, qu’on est victime d’un processus irréversible de désindustrialisation, je me fais taxer d’optimiste. Lorsque Louis Maurin, que j’ai entendu récemment lors d’une conférence, explique qu’il ne faut pas parler d’explosion des inégalités en France, on le taxe aussitôt, dans la discussion qui s’ensuit, d’optimiste. »

Or, quand on lit bien les contributions de cet ordre, on s’aperçoit qu’on est bel et bien face au « on the one hand… on the other hand… » des économistes. Et visiblement, beaucoup souhaitent couper une main, pour ne garder que celle qui les arrange ; en l’occurrence, celle qu’ils qualifient d’optimiste. Dans Nos phobies économiques, nous ne négligeons jamais les sujets d’inquiétude. Le pouvoir d’achat ? Oui, des gens se sont faits enfler correctement au cours des dix dernières années. Est-ce une raison pour laisser les autres croire qu’ils sont dans la même situation ? La croissance ? Oui, quand la Chine croît en 2010, c’est une partie des ressources qui est consommée en plus. Est-ce une raison pour laisser dire qu’elle croîtra pendant des décennies à 10% ? Les banquiers sont des ânes dangereux ? Oui, c’est sûr. Est-ce une raison pour remettre en question le système de création monétaire et réclamer la fin du prêt à intérêt ?

Dans tous les cas, l’économiste – je veux dire ceux qui font leur job correctement – prennent en compte les deux aspects. En ce qui nous concerne, nous avons suivi leurs pas. Il serait bon que les commentateurs s’en rappellent (y compris ceux qui n’ont pas lu le livre) et cessent de scander des ridicules « Tout va très bien Madame la Marquise… » qui ne correspondent en rien au message de notre ouvrage, dont l’objectif est de faire la part des choses.

Remarque finale : évitez-nous les commentaires du genre «  »Vous nous gonflez avec votre promo ». Je vais devenir très désagréable avec les donneurs de leçon de ce genre. La promo à la éconoclaste, vous allez voir ce que c’est. Pas sûr que ça rentre dans les cases de votre imaginaire marchand.

Interview d’Alexandre sur le site du Figaro

Alexandre, interrogé par Guillaume Guichard, c’est à voir ici.

Vous noterez l’à-propos des commentaires (les quatre premiers pour le moment). J’ai déjà dit à quel point j’étais déprimé par l’ouverture des commentaires sur les sites de journaux en ligne. Je le répète. Il faut trouver un moyen de sauver la presse. L’un dans l’autre, ça tourne au tapin.

La décroissance est-elle un concept islandais ?

Aujourd’hui, à 11h15, Alexandre passe sur France Info pour discuter avec Yves Cochet de la décroissance, des avions qui ne volent plus, de notre dépendance aux transports, etc. Choc des civilisations ? Non, juste une discussion entre la politique et le regard de l’économiste sur des sujets qui nous embarquent dans le même avion. Enfin, le même bateau…

En rapport avec le deuxième chapitre de Nos phobies économiques où nous contestons les thèses décroissantes en analysant ce qu’est réellement la croissance.

EDIT : En écoute sur cette page.

Demain sur le blog

Pour cause de lundi de Pâques, l’émission Service public à laquelle nous avons participé était enregistrée, pas en direct. Les auditeurs qui ont posé des questions sur le forum de l’émission n’ont donc pas eu de réponses… Comme certaines interrogations étaient intéressantes, nous avons décidé d’y répondre ici. Nous préparons les réponses. Publication d’ici 24 heures.

EDIT : Comme vous pouvez le constater, nous avons du retard. C’est plus long que prévu. Nous publierons avant la fin du week-end.