On rigole, on rigole, mais…

Actualité personnelle aidant, je me suis fait la réflexion qu’allumer un barbecue en 2012 est une plaisanterie, comparé à disons 15 ans en arrière. Charbon super efficace, blocs allume barbecue qui se consument durablement, de sorte que le charbon hi-tech susmentionné chauffe tranquillement. Il y a 15 ans, avec la technologie du moment, il fallait être vigilant pendant près d’un quart d’heure pour être certain d’avoir réussi son démarrage. Maintenant, il suffit de disposer le charbon et d’allumer. Je sais que cela paraît dérisoire, mais c’est un exemple de ce que représente le progrès technique au quotidien. Et dans ce cadre, cela veut dire une amélioration des relations sociales usuelles, puisqu’on est plus disponible pour ses convives. Je trouve que c’est un chouette exemple pour un cours sur la croissance. Évidemment, les barbecue à gaz et électriques sont des modèles de simplicité. Mais pour ceux qui n’en ont pas ou refusent catégoriquement d’en avoir, la vie est plus simple aujourd’hui (au moins sur ce plan…).

A part ça, j’ai plein de cours à préparer, des litres de rosé à boire et des heures de soleil à accumuler. D’où une activité réduite sur le site. Je m’en excuse.

PS : illustration volée ici. Un chat, c’est bête, ça n’a jamais regardé un épisode de Alf. Sans quoi, ça resterait loin d’un BBQ…

En passant

Depuis début juillet, les autoroutes et voies rapides aux alentours de Marseille sont passées d’une vitesse maximale de 110 km/h à 90 km/h. Il s’agissait de s’aligner sur une injonction de L’Union européenne justifiée par des raisons environnementales. Globalement, cela complique un peu la circulation. La même UE envisage de modifier la périodicité du contrôle technique et de le généraliser aux deux et trois roues, incluant les cyclomoteurs. Sur le fond, ces mesures n’ont probablement rien de proprement scandaleux. Mais, dans la période actuelle, on touche aux limites des machines technocratiques. Alors qu’on ne sait même pas ce qu’il va advenir de l’euro et, même si le risque est moindre, de l’UE, mettre de telles choses en avant peut avoir un côté surréaliste pour le bas peuple que nous sommes sont des tas de gens que je croise au quotidien. Vous allez aimer l’Europe ?

Add : N’en jetez plus sur le poujadisme et le populisme, je me posais juste la question. Mais visiblement, 2005 n’a pas servi à grand chose.

J’aurais pu y penser avant

Il y a quelques années, j’avais écrit un truc sur le bac. J’y avançais, entre autres choses, qu’on focalisait sûrement trop sur cet examen, dont la valeur en soi était largement symbolique, quand on rapportait son coût à son rendement.

Bizarrement (ou pas), à l’époque, je pensais que cette petite obsession était d’abord le fait des familles. Peut-être ai-je négligé les enseignants de lycée ? Après tout, que leur reste-t-il de reconnaissance sociale à part la préparation à cet examen ?

C’est une question ouverte.

Personne n’en sait rien, mais je vais vous expliquer (S03E10)

Aujourd’hui, dans cet article de Matthew Lynn, j’ai lu la phrase la plus sage depuis quelques temps sur l’issue de la crise de l’euro :

« No one can know for sure. There are so many actors on the stage and so many conflicting ambitions and pressures on each of them that every prediction has to be hedged with uncertainty. »

J’étais content. Le « uncertainty », pour un économiste, ça veut vraiment dire « On n’en sait foutrement rien. ». Mais, juste derrière, il ajoute :

« But here’s how it might come to a head over the summer (…) »

Ben eh, comment voulez-vous dire après « Je l’avais bien dit », si vous n’expliquez pas avant ce qui va arriver ?

Bon, à part ça, il paraît que c’est la Finlande qui va tout achever.

UTILISEZ LE TERME D’EURO-OBLIGATION AU LIEU D’EUROBONDS

Nous avons reçu cette injonction du ministère de la Culture (tel quel, j’ai copié collé le titre du mail). Eh ben, moi j’aime pas qu’on me donne des ordres avec un mail-spam au titre écrit en majuscules (qui, pour ceux qui l’ignoreraient, signifie sur Internet que l’on hurle). Tout ça pour ça :

Dans les négociations liées à la mise en place du pacte budgétaire européen, revient de façon insistante le projet d’émettre des obligations communes aux États membres de la zone euro, appelées en anglais eurobonds. Pour désigner en français ces obligations dont la création a pour objectif d’éviter la spéculation sur les dettes des États les plus en difficulté par une mutualisation des dettes des pays de la zone euro, le terme euro-obligation vient d’être officiellement recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie »

Eh ben, je m’en moque, je continuerai à dire eurobonds. Parce que c’est moins pénible (deux o qui se suivent, c’est lourdingue). Parce que même si les puristes auraient pu trouver cela inconvenant (pour de sombres histoires de maturité différentes des bons et obligations dans la pratique actuelle, pour ce que j’en sais), « eurobons » aurait été très bien. Et parce que j’aime pô qu’on m’interpelle de la sorte. Et tant que j’y suis, je continuerai à dire credit crunch, what the fuck et cluster.

A la fin, du mail, y avait : « Pour ne plus recevoir d’information, cliquez ici ». Voilà, c’est fait. Non mais oh…

Drame dans le football : un micro-marché décède des suites d’une asymétrie d’information

Ce week-end, le RC Lens recevait Istres en championnat de Ligue 2. Lens devait gagner pour assurer son maintien en L2, alors que Istres était déjà sauvé et n’avait rien de particulier à gagner. A Istres, des dirigeants et joueurs sont liés à Lens (le président est un ancien dirigeant de Lens et un joueur d’Istres est prêté par Lens). Les paris sur ce match ont été très importants (en faveur de Lens) et finalement suspendus avant le match. Les Lensois et Istréens sont très énervés. En fait, on peut les comprendre. Suspendre les paris signifie qu’on suspecte un arrangement entre les deux équipes. Pourtant, il y a au moins deux bonnes raisons de ne pas trouver suspects de gros paris sur une victoire de Lens.

La première raison, c’est qu’une équipe comme Lens, une grosse structure, menacée par une relégation en National, avait de bonnes raisons de faire le match de la saison et de bonnes raisons de gagner contre un club qui n’avait jamais que 4 points de plus qu’elle au classement. Le fait que des individus aient pu parier une grosse somme sur Lens ou que de nombreux parieurs aient parié sur l’équipe est rationnel. La seconde raison, c’est que si les parieurs pensent que le match est arrangé, ce n’est pas pour autant qu’il l’est. On sait évidemment que lever le pied quand il n’y a pas d’enjeu (ou qu’il y en a un indirect, sentimental) est une pratique connue. Mais où est la limite entre la pratique effective et la croyance que le match est truqué ? Là encore, en l’absence de toute fraude, il est rationnel de parier sur l’équipe supposée favorisée. Et que les montants soient anormalement élevés peut être déduit d’une information publique largement exploitée (il y a un gros enjeu, donc l’arrangement est probable et de nombreux parieurs l’anticipent), aussi bien que d’une information privée éventée (une rumeur largement diffusée, du type « Je connais le beau frère d’un gars qui connaît un cousin qui a entendu un joueur de l’équipe réserve dire que c’était truqué ») ou de la simple observation du montant des paris engagés, qui laisse supposer qu’il existe une information privée pour les autres.

Mais en définitive, pour les sociétés de paris sportifs, il est également très rationnel de suspendre les paris, pour éviter toute polémique. On vous l’a dit, l’asymétrie d’information, ça fait disparaître des marchés. Pour finir : avec 6 équipes de L1 entre 36 et 39 points de la 13ième à la 19ième place avant la dernière journée du championnat, il va y avoir de quoi suspecter dans quelques jours…

Au fait, pour ceux qui se demandent…

Nous n’avons pas commenté les programmes de campagne des candidats, parce que nous avons considéré que, globalement, il n’y avait rien à commenter. Pour analyser des idées, il faut des idées. On a bien cherché, on n’a pas trouvé. Ou plutôt, tout était fait – plus que de coutume encore – pour que les bribes d’idées soient fuyantes et impossibles à discuter avec un minimum de recul. Les bonimenteurs ont gagné. Et il faut être fair play : chapeau les gars…

Une question

Quelqu’un peut me confirmer (ou infirmer) que ce bouquin est la traduction de Endogenous Growth Theory ? Si c’est le cas, c’est plutôt bien pour ceux qui sont allergiques à l’anglais.

Affaire réglée : non, ce n’est pas celui là, puisque sa traduction existe déjà depuis bien longtemps. Je l’avais oublié… Merci Gu Si Fang de me l’avoir rappelé.
Si d’autres ont des informations sur celui-là, vous pouvez les partager…

Vous voulez lire une note de lecture sur quoi ?

Mon programme de rédaction de chroniques de livres va reprendre après une petite semaine de pause. Dans la liste précédemment mentionnée, il me reste :

Repenser l’Etat, par Philippe Aghion et Alexandra Roulet et Vingt propositions pour réformer le capitalisme, un ouvrage collectif (toujours en cours de lecture, ce sont des chapitres plus ou moins indépendants, donc je zappe) et The Race Against The Machine de Brynjolfsson et McAfee.

Entretemps, j’ai lu La fabrique de la défiance de Algan, Cahuc et Zylberberg qui vaut le coup d’être chroniqué. J’ai aussi lu Le temps de riches de Thierry Pech qui contient des choses intéressantes car documentées.

Finalement, je viens de commencer Economie de la confiance d’Eloi Laurent qui s’annonce de très bon niveau.

Je vais m’occuper de The Race Against The Machine en priorité. Pour la suite, je vous laisse voter ! Pas besoin de téléphone mobile, de sms surtaxés. En plus, aucun livre ne sera laissé sur le bord de la route (au contraire, ceux qui sont « éliminés » reviennent dans les émissions suivantes). Postez juste en commentaire le titre du bouquin. Demain, je ferai le décompte et vous annoncerai le titre élu (scrutin à un tour, huissier de justice tout ça. Règlement disponible sur demande). Après, y aura plus qu’à…

Add : Euh, je précise qu’on vote pour un candidat qui se présente. Donc inutile de me demander un bouquin qui n’est pas dans la liste actuelle…

Résultat du vote : après 24 heures d’ouverture du bureau de vote, c’est donc, d’une courte majorité (quelque peu discutable vu que certains ont griffonné sur le bulletin un autre titre) que La fabrique de la défiance remporte le scrutin. Je chroniquerai Repenser l’Etat juste après. Merci aux électeurs de s’être déplacés en masse.

En pratique, le livre numérique, c’est pas facile

Il y a un an, j’avais commandé un livre de la collection repères en version numérique. Une fois payé, pas de téléchargement disponible. J’écris, on me répond : « désolé, en fait, on l’a pas, on vous rembourse ». Ce qui fut fait, et vite. Cette semaine, je commande encore un ouvrage de la même collection (sur un autre site). Je paie, télécharge et… c’est pas le bon livre (en plus , je l’ai déjà en version papier). J’ai envoyé un mail. J’attends.

Hasard ou pas, je pense que je vais réfléchir à 4 ou 5 fois avant de commander un ebook de cette collection, si vénérable par ailleurs. Comme mon but est de prévenir les mauvaises surprises et pas de me plaindre (il y aurait matière, mais bon, c’est pas la fin du monde), je vous tiens au courant de la suite des événements.

Ah, et puis, il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi l’application Kindle for Android ne marche pas sur ma tablette sous Andro 2.2 (et marchait super mal sous 2.1). Non, je vous dis… c’est pas facile. (Add : apparemment, faut du 3.2 pour faire tourner la dernière version de l’appli kindle… Commercialement, faut qu’on m’explique).

Si ça peut aider quelqu’un…

J’ai trouvé un éditeur HTML WYSIWYG gratuit pas mal du tout (à installer en local sur son poste). Avec notamment insertion de formules mathématiques. Après quelques jours d’essai, je le trouve pas mal, sauf sur les raccourcis claviers pour des mises en forme de base (il n’y en a pas… c’est tout au clic). C’est Amaya. Voili voilo.

Je me disais bien que j’avais déjà entendu cela quelque part.

« Quelqu’un qui est au RSA, qui n’a pas d’emploi et qui n’est pas en formation, devra faire 7 heures de travail d’intérêt général par semaine, rémunérées au niveau du SMIC. »

Nicolas Sarkozy, 22/02/2012

« Le principe même du travail obligatoire est pour les communistes indiscutable: « Qui ne travaille pas ne mange pas ». Et comme tous doivent manger, tous sont obligés de travailler. L’obligation du travail est mentionnée dans notre Constitution et dans le Code du Travail. Mais elle n’était jusqu’ici qu’un principe. Son application n’avait eu qu’un caractère accidentel, partiel, épisodique. Ce n’est que maintenant, face aux problèmes que pose la renaissance économique du pays, que la nécessité de travail obligatoire se pose devant nous de la manière la plus concrète. L’unique solution correcte, en principe comme en pratique, des difficultés économiques, consiste à considérer toute la population du pays comme le réservoir de main d’œuvre nécessaire – une source presque inépuisable – et à en organiser dans un ordre rigoureusement établi le recensement, la mobilisation et l’utilisation »

Léon Trotsky, « Terrorisme et Communisme », 1920.

Est-il encore possible de juste poser des questions à haute voix sans se faire descendre ?

Je pensais que oui. Mais plus le temps passe, plus il y a matière à en douter, quand je lis certains commentaires. C’est très amusant. Cela correspond à une attente top-down. Celui qui écrit doit produire une pensée définitive. Poser des questions, en disant que « ça vaut ce que ça vaut, c’est juste une idée qui m’est venue comme ça, je la soumets » attire des remarques parfois teintées d’une agressivité assez hors de propos. De mon point de vue de vieux blogueur, en tout cas. N’aurais-je pas perçu la fin d’une époque ?

La revanche des bonimenteurs

La dernière sortie de Nicolas Sarkozy (candidat) a fini de me convaincre que nous sommes probablement en train de franchir une étape déterminante dans la communication politique autour des chiffres. Qu’ils soient utilisés de façon désordonnée ou approximative n’est pas nouveau. Des libertés prises avec la méthodologie et la signification réelle des chiffres sont vieilles comme l’utilisation de la statistique en politique. Mais il semble que nous ayons passé un nouveau cap. Celui où l’on ment tout simplement, de façon décomplexée (On me signale en commentaires que j’exagère sur Sarkozy. Admettons que ce soit un mauvais exemple. Ça ne change rien au fond : le nombre de lâchers de chiffres débiles est visiblement plus élevé que par le passé). J’avais déjà signalé un cas absolument grotesque il y a quelques temps. Le candidat de l’UMP en donne un autre exemple énorme. La régularité de publication de la rubrique désintox de Libération semble aller dans ce sens.

(Lire la suite…)

Des notes de lecture à rédiger (teaser)

Marchés financiers – La logique du hasard, par Evariste Lefeuvre. Le Godot des notes de lecture. Reste d’actualité.

La machine à trier, de Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo, Olivier Galland et André Zylberberg. Note : ils sont quatre, mais le livre ne fait pas 800 pages ; seulement 143. Un concentré de statistiques et analyses pour une idée simple : se préoccuper des jeunes est une erreur. Seuls certains ont de vrais problèmes.

Les nouvelles classes moyennes, de Dominique Goux et Eric Maurin. Un regard subtil sur les classes moyennes, appuyé, comme à l’accoutumé avec ces auteurs, sur un appareillage statistique et économétrique solide, histoire de ne pas blablater dans le vide.

Repenser l’Etat, par Philippe Aghion et Alexandra Roulet. Des idées pour ne pas jeter l’Etat Providence avec l’eau de la mondialisation.

The Race Against The Machine par Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee. Une vision semi pessimiste sur les liens entre progrès technique et emploi (ouvrage numérique, mais je crois qu’il était question de le publier en version papier).

La réforme des systèmes de santé, par Bruno Palier. Un que sais-je, parfois, c’est utile.

Que des choses intéressantes. Les trois premiers sont mes priorités, dans cet ordre. J’espère publier les chroniques sous dix jours. Pour la suite, je ferai selon l’envie du moment.

J’ai également reçu les Vingt propositions pour réformer le capitalisme, sous la direction des économistes de Dieu Gaël Giraud et Cécile Renouard (ils sont tous les deux religieux ; notez que si c’était mon cas, j’écrirais plus de notes de lecture…). Le titre est un peu nul. Mais Gaël Giraud produit généralement de bonnes choses. Reste plus qu’à lire et vous en reparler plus tard.

Parce qu’on est aussi des hommes et qu’il n’y a pas que l’économie dans la vie

Rarement aussi hors sujet que ceci sur ce blog. Je m’en excuse pour ceux qui seraient inutilement mobilisés par ce qui suit. Mais le vertébré sexué, civilisé, érotisé et socialisé que je suis a vraiment du mal à supporter qu’une personne soit lettrée, intelligente et produise des choses aussi ridicules.

Eliette Abecassis nous offre un échantillon de connerie à l’état pur. Une de ces splendides sorties qui signent l’impossibilité à exister médiatiquement autrement qu’en tombant dans la stupidité la plus absolue. Selon elle, les affiches des infidèles donnerait à voir une dégradation extrême de la femme, sa dépersonnalisation et que sais-je encore de déshumanisant. Elles feraient l’apologie de l’homme maniant la femelle comme un objet sexuel sans reconnaître son existence en tant qu’être humain. Son texte est sans aucune nuance, radical, définitif. Les deux héros, l’un se faisant tailler une pipe par une femme sans visage, l’autre en tenant une autre par les jambes, sans visage visible encore, seraient pour le cerveau masculin un point de repère enviable en matière de pouvoir de séduction et symbole de coolitude absolue. Madame Abecassis, il est temps que vous sortiez dans le vrai monde pour y rencontrer de vrais gens, des hommes en particulier.

En fait, il y a trois façons de voir le problème.

La première est de supposer que le réalisateur veut dénoncer ce qu’Eliette Abecassis voit comme une apologie. Il eut été dans ce cas plus utile de le questionner.

La deuxième est de se dire que les mecs qui envient les héros sont perdus pour la société, pour le sexe, pour le bonheur et finalement pour la vie. Qu’ils regardent ces affiches, se paient des putes en pensant les posséder ou se marient avec des femmes suffisamment stupides, naïves, névrosées, volontaires ou fragiles pour se laisser avoir est indifférent. Le monde est un endroit hostile, mal configuré, peuplé à part non négligeable de barbares modernes. S’insurger contre cela en produisant des généralités pathétiques est autant de temps perdu pour produire du sens et de l’intelligence. Est-ce bien digne d’une professeur de philosophie ?

Enfin, la dernière façon de voir les choses est de considérer que féminisme crétin rime avec guerre des sexes et qu’à force de bêtise, on s’aliènera les XY qui ne trouvent pas que les héros du film ont quoi que ce soit de très enviable ou même de sympathique. Quel homme normalement constitué bande sur une femme sans visage (accessoirement, sans corps, sans poitrine, sans chute de reins, je ne cite que le plus prosaïque pour finalement considérer que ces femme sont sans… tout en fait ; bref, qui fantasme sur un chignon à hauteur de pénis ? Statistiquement, je veux dire) ? Quel amateur de sexe digne de ce nom s’extasie devant deux jambes à la renverse (aussi bien galbées fussent-elles) sans entrevoir le reste de la personne ? J’y vois du sexe tronqué, sans envergure, misérable. Et c’est là que je m’agace qu’on puisse considérer que « je » (moi, homme) puisse estimer cela autrement que comme, au pire, un avatar de la communication de consommation (on dit un buzz, je crois) et, au mieux, comme une invitation à peine dissimulée à se moquer de ces deux types pris dans des positions littéralement inconfortables pour se livrer à l’acte sexuel. Si c’est comme cela que « me » voient les féministes, je me dis simplement que les femmes ne méritent pas pareil soutien. Quand on a la possibilité de publier sur le Huffington Post français, on a des responsabilités, il faudrait s’en souvenir.

Cela dit, ça n’engage que moi et est écrit avec, je l’espère, aussi peu de recul que le texte que je critique.

PS : encore désolé pour le hors sujet. Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de la dette. Deux textes sont en cours de rédaction.

Teaser

Il va falloir que nous réécrivions sur la dette pour calmer les gnomes (je lis des choses qui dérangent mon dark passenger dans son sommeil ; pas parce qu’on critique nos écrits passés mais parce que ça transpire la haine et que mon dark passenger a horreur de ça) et compléter pour ceux qui se posent des questions plus sereinement (une majorité, heureusement). Il y a une bonne mise au point à faire. Elle sera faite.