Nouveau livre
Stéphane Ménia
mardi 2 octobre 2012
20:42
Sexe drogue et économie
A ma connaissance, Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée est le premier ouvrage de Daniel Kahneman traduit en français (traduction de Thinking fast and slow. En bref, Kahneman est un des psycho-économistes qui a développé des alternatives crédibles et éclairées à la rationalité néoclassique en économie (longtemps en collaboration avec Amos Tversky, décédé en 1996 et qu'il est de coutume de citer pour rendre à César la partie qui lui appartient). Ce qui lui a valu la récompense que les pseudos lettrés et rebelles refusent d'appeler par pédantisme et idéologie inféconde Prix Nobel d'économie. Je n'ai pas lu le livre, mais Kahneman, c'est du lourd. Je le recommande presque les yeux fermés. A noter aussi, sa conférence le 26 octobre à PSE. Si vous avez l'occasion d'y passer, vous me raconterez. Si tu es blonde, à forte poitrine ou pas, brune ou rousse, (bis), je ne prends pas beaucoup de place et je verrais bien Dany en live... si tu m'héberges. Note : toujours pas de commentaires, le problème de spam et captcha n'est toujours pas réglé...
Retour sur le tabac
Stéphane Ménia
samedi 11 février 2012
00:36
Sexe drogue et économie
Dans le chapitre de Sexe, drogue... et économie intitulé "Il faut laisser fumer les gens dans les lieux publics", nous nous interrogions sur l'impact réel de l'exposition au tabac quelques heures par semaine pour les non fumeurs dans les lieux publics tels que les cafés ou restaurants. La conclusion logique était que si on voulait supprimer les décès liés au tabagisme passif, il fallait interdire de fumer dans les lieux d'exposition fréquente au tabac. Ce qui concernait surtout le domicile, mais aussi certains lieux de travail. Concernant le lieu de travail, les personnels d'établissements tels que les cafés, restaurants ou établissements de nuit étaient plus particulièrement exposés. Pour ceux-ci, même si la possibilité de rémunérations compensatrices pouvait régler la question, j'avoue qu'un doute subsistait quelque peu dans mon esprit. A-t-on toujours le choix de travailler où l'on veut ? Combien de personnes étaient concernées ? J'imagine qu'à plus ou moins long terme, on n'est pas obligé de travailler dans un univers enfumé si on ne le souhaite pas. Mais la question me titillait à la marge. Cet article du Monde apporte des informations supplémentaires sur le sujet. Et, même si on doit le lire avec toute la prudence que les incertitudes sur le sujet laissent planer, force est de constater plusieurs choses. D'abord, le nombre de morts lié au tabagisme passif est incertain et - au grand maximum - de 5 000 par an. Ensuite, et surtout, une lecture fine de l'étude qui en 2006 avait justifié la loi anti tabac, "le total des non-fumeurs tués par le tabagisme passif ne s'élèverait pas, comme on pouvait le croire, à 6 000, mais à 1 114. Et si l'on ne considère que les travailleurs non-fumeurs, le total serait de 107.". Je résume très rapidement le propos, il faut vraiment lire l'article en entier. Récemment, j'évoquais (en totale digression) la question du nombre de décès par tabagisme passif avec des étudiants. L'un d'eux m'a rétorqué : "Ah, mais c'est toujours ça de trop". J'ai été contraint de répondre que des tas de choses que nous faisons causent toujours des morts de trop et qu'il fallait interdire aux gens de fumer chez eux, pas sur les quais de gare. Mais je ne pense pas l'avoir convaincu. Son truc (a priori, vu sa filière), c'est la comptabilité, pas l'économie. PS : Oui, je fume. Non, je n'impose pas ma fumée de façon sans gêne aux non fumeurs. Et oui, je sais... déjà que c'est pas brillant, ça va pas aider.
Le porno sur internet augmente-t-il le nombre de viols?
Alexandre Delaigue
dimanche 8 mai 2011
16:14
Sexe drogue et économie
Mercredi, un fait divers particulièrement scabreux s'est déroulé à la gare de la Part Dieu, à Lyon : une jeune fille de 14 ans a été victime d'un viol collectif, sous les yeux d'une quinzaine d'adolescents, dont certains ont filmé la scène. En réaction, le maire de Villeurbanne a déclaré que «la circulation d’images agressives sur internet tend à banaliser des gestes d’une grande violence». Lui emboîtant le pas, Ségolène Royal a déclaré sur twitter que cela mettait en évidence la "gravité de la dégradation de l'image des femmes sur internet", précisant ensuite qu'elle faisait allusion aux "images pornographiques accessibles aux ados qui en perdent leurs repères". Il y a là un vieux débat. Les images pornographiques ou violentes rendent-elles les spectateurs plus violents et sexuellement agressifs? Ou jouent-elles un rôle de catharsis, permettant d'assouvir ses passions violentes sans passer à l'acte? En langage économique, l'image sexuelle joue-t-elle un rôle de substitut à la violence sexuelle réelle - auquel cas, la diffusion plus générale de la pornographie aura pour effet de réduire le nombre de viols - ou de complément -auquel cas, elle l'augmentera? Ce débat est l'occasion d'illustrer la façon dont on peut apporter des éléments de réponse à cette question.
Special dette publique-France en faillite
Alexandre Delaigue
dimanche 30 novembre 2008
11:59
Sexe drogue et économie
- l'hystérie de la dette publique Rappelons aussi que tout cela est synthétisé et développé dans le chapitre consacré à la dette publique dans "sexe, drogue et économie".
Plutôt que d'avoir à répéter des choses déjà écrites, voici l'essentiel des posts consacrés à la dette publique sur ce blog.
Le pain est dégueulasse
Stéphane Ménia
vendredi 21 novembre 2008
19:11
Sexe drogue et économie
C'est Hugues qui le dit. Enfin, je simplifie. A son énigme, je vois trois solutions possibles :
- les gens ont des goûts de chiotte. C'est exogène, dans les préférences.
- les prix sont suffisamment différents.
- une forme de cascade informationnelle : les gens qui voient autant de monde dans les deux boulangeries se disent qu'elles sont équivalentes à partir de l'information publique que constitue la fréquentation ; ce qui donne une répartition aléatoire qui perpétue l'équilibre. Une expérience naturelle marrante serait de voir fermée l'une des deux pendant dix jours pour voir si ça modifie la donne à la réouverture. Et non, pas pendant l'été, puisque les clients sont fermés eux aussi.
(EDIT)- faire la queue n'est pas une expérience agréable ; on préfère un pain qu'on aime peut-être moins pour ne pas attendre longtemps (à rapprocher de l'argument de l'écart de prix).
Je vous rappelle que Hugues est l'auteur des petites exceptions françaises (dont j'ai déjà dit du bien ici). Pour compléter, il y a quelques semaines, en faisant mon tour du proprio des blogs, j'écoutais un chroniqueur radio et je me disais que les textes de Hugues mis en musique (c'est-à -dire, avec le son) seraient franchement bons. Et ce n'est pas du copinage ou du brutal renvoi d'ascenseur. Faites l'essai vous-même : imaginez une voix qui dit le texte. A part certains billets sur le PS (ras-le-bol de leurs histoires), c'est un des blogs dont j'ai dû lire à peu près tous les posts avec plaisir.
S'éduquer paye moins que prévu ?
Stéphane Ménia
mercredi 12 novembre 2008
12:34
Sexe drogue et économie

Enrico Moretti publie un document de travail dans lequel il constate la concentration des diplômés dans les zones où le logement est cher. Il en déduit que la hausse des revenus réels est plus faible que mentionné habituellement, ce qui réduit de facto le creusement des inégalités avec les moins diplômés. Reste à savoir si cette concentration est due à une volonté de vivre dans ces zones ou si la demande de travail pour cette catégorie se situe uniquement dans ces zones. Dans le premier cas, la hausse de revenu se transforme en bien-être, malgré un coût en logement élevé. Dans le second, c'est une perte réelle. Son article penche vers la seconde option. Un écho à d'autres recherches, comme celle de Laurent Davezies qui se penche sur le sujet à l'échelle des grandes métropoles en général (Paris en particulier), sans distinguer explicitement entre diplômés et non diplômés.
Effacés de Wikipédia !
Stéphane Ménia
lundi 10 novembre 2008
18:57
Sexe drogue et économie

Ce week-end, j'ai découvert qu'Alexandre et moi avions notre fiche Wikipédia. Elle n'existe plus. Voici pourquoi c'est une excellente nouvelle.
Passage France Inter
Stéphane Ménia
dimanche 9 novembre 2008
23:32
Sexe drogue et économie

Nous sommes invités vendredi prochain, le 14 novembre, sur France Inter, dans l'émission d'Isabelle Giordano, Service public. Et vous allez rire... Bien que l'émission soit prévue depuis un certain temps, je me rends compte que je ne connais pas son thème exact, même si j'ai ma petite idée sur la question. Dès que je suis au courant, je vous en informe.
EDIT : Comme j'avais cru le comprendre, l'émission est "autour de notre livre", en relation avec la vie des consommateurs (puisque c'est l'objet de Service public). On y parlera donc probablement de questions de discrimination tarifaire, de logement, etc.
C'est plié
Stéphane Ménia
mardi 4 novembre 2008
16:18
Sexe drogue et économie

J'ai l'honneur de vous annoncer que Barack Obama remportera l'élection présidentielle américaine de 2008. Je n'ai pas de boule de cristal. Je ne suis pas le Roubini de la politique US. Non, je me dis que faire confiance à l'IEM (Iowa Electronic Market) est probablement une bonne idée. Or, aujourd'hui, l'IEM donne près de 92% de chances à Obama de gagner, contre un peu plus de 8% à Mc Cain (lire ici). Ce marché de paris en ligne est connu pour avoir donné de meilleurs prédictions que les sondages et avoir souvent donné les bons résultats dans la cinquantaine d'élections américaines qu'il a couvert depuis une vingtaine d'années. Mais comment font-ils ?
Pour le savoir, on peut lire l'ouvrage de James Surowiecki ou, si on a un sacré bon goût, le livre de l'année Sexe, drogue... et économie et son chapitre 20 (Non, en fait, vous n'êtes pas obligés ; on trouve des infos sur le sujet ailleurs, notamment ici).
HS : le spam du jour, reçu il y a 10 minutes est titré : "Le beaujolais nouveau s'invite dans votre entreprise". Enfin, spam... c'est vite dit. A ce sujet, je ne sais plus où je lisais (ah, si, j'ai retrouvé) récemment qu'environ un tiers des spams sont ouverts et donnent lieu à une connexion à un lien commercial. En gros, le spam, ça marche.
EDIT : alors, ne suis-je pas un oracle extralucide ?
Don't Vote ?! Duh...
Stéphane Ménia
lundi 3 novembre 2008
18:52
Sexe drogue et économie
Sur le blog Economix , un article d'Alan Krueger sur la logique économique du vote et, un bonus vidéo pointé dans son article.
EDIT : Je précise que je publie la vidéo parce que je trouve que le début est drôle.
Passage Direct 8
Stéphane Ménia
lundi 3 novembre 2008
15:49
Sexe drogue et économie

Je serai l'un des invités de l'émission Avant d'acheter, diffusée sur Direct 8, dimanche 9 novembre à 16h. On s'y posera les questions suivantes : "Peut on encore faire confiance à sa banque ? La crise a révélé les pratiques des traders. Mettent-ils en danger nos économies ?".
Le mythe des prophètes et des leaders
Alexandre Delaigue
mercredi 29 octobre 2008
18:01
Sexe drogue et économie
R. Baldwin s'énerve aujourd'hui du concours de prédictions pessimistes qui semble s'être engagé, chaque participant s'ingéniant à la vision d'avenir la plus noire. Il s'agace aussi de la façon dont certains, en l'occurrence Roubini, sont présentés comme des prophètes à écouter parce qu'ils ont "prévu l'avenir" ce qui leur donne une aura énorme auprès des journalistes, conduisant ceux-ci à abandonner tout regard critique.
Passage sur Public Sénat
Stéphane Ménia
mardi 28 octobre 2008
19:59
Sexe drogue et économie

Alexandre est invité à l'émission 18h Le journal de la chaîne Public Sénat, aujourd'hui mardi 28 octobre. Et c'est à ... 18h. Au programme : présentation de Sexe, drogue... et économie et commentaire de l'actualité.
EDIT : L'intervention est écoutable ici. Après 28'30'' exactement.
Le sondage de Scott Adams
Stéphane Ménia
samedi 25 octobre 2008
16:01
Sexe drogue et économie
J'ai mentionné une étude conduite par Scott Adams parmi les économistes américains de l'AEA concernant leurs orientations politiques. Après une lecture plus attentive, je dois constater qu'il est moins instructif qu'espéré, mais tout n'est pas à jeter. Je m'explique.
Passage radio France Culture (actualisé avec thème exact de l'émission)
Stéphane Ménia
vendredi 24 octobre 2008
17:49
Sexe drogue et économie

Alexandre sera l'un des invités de Caroline Broué et Olivier Pastré lundi 27 octobre dans l'émission L'économie en questions. Le thème de l'émission sera ''La crise touche-t-elle les économistes ?'.
Passage Sud Radio
Stéphane Ménia
vendredi 24 octobre 2008
14:20
Sexe drogue et économie

Ce soir, entre 19h30 et 20h, je passerai sur l'antenne de Sud Radio. Pas pour parler rugby, mais pour présenter notre livre dans l'émission Sud Info Soir.
EDIT : entretien sympathique où j'ai notamment été invité à commenter des propos de Michel Galabru, interrogé la veille sur la crise financière. Il disait (la bande a été repassée en direct, c'est très amusant à entendre) ne rien comprendre à cette histoire d'argent qu'on a et qu'on a pas (les fameux 360 milliards d'euros). Mais on n'apprend pas aux vieux singes à faire la grimace. Les grands anciens méridionaux sont souvent moins cons qu'ils n'en ont l'air et Galabru en est un très bon exemple... Il n'est hélas pas possible de le réécouter en ligne, apparemment.
Podcast audio chez Libération
Stéphane Ménia
lundi 20 octobre 2008
19:42
Sexe drogue et économie

Jeudi dernier, Florent Latrive et David, son ingénieur du son, nous ont sympathiquement accueillis à la descente du TGV, pour un entretien sur notre bouquin. Le résultat est ici. Pour être franc, je n'ose pas écouter. C'est super dur un entretien, en fait.
EDIT : j'ai écouté. Bon, c'était audible, ça va.
Article sur Marianne 2
Stéphane Ménia
lundi 20 octobre 2008
19:36
Sexe drogue et économie
Entretien d'Alexandre avec Sylvain Lapoix de Marianne. Sur la crise financière.
Article dans les Echos
Stéphane Ménia
jeudi 16 octobre 2008
21:16
Sexe drogue et économie
Une note de lecture de notre ouvrage est paru dans les échos. Elle est très positive à notre égard, cela va sans dire. Gérard Moatti a fort justement relevé au sujet du livre que son titre est "emprunté à un ouvrage de l'économiste britannique Diane Coyle (voir plus haut), auquel, curieusement, les auteurs ne font pas allusion". Ce qui mérite une explication. Nous avons découvert l'existence du livre courant août. Si nous l'avions su avant la mise sous presse, nous aurions tout simplement changé le titre (nous avons informé notre éditrice, qui nous a assuré que cela ne posait pas de problème juridique, ce qui était l'urgence du moment). Par contre, depuis, nous aurions pu le citer pour l'anecdote, en effet. Voici qui est fait. [1] Concernant le sous-titre, l'éditeur nous l'a proposé et nous avons accepté.
Autre point, "L'économie sans tabou, version française" est un titre un peu embêtant pour nous, puisque le livre de Bernard Salanié, L'économie sans tabou, est bel et bien en français
. Ce qui nous permet de renvoyer les retardataires à ce bouquin dont la lecture est toujours d'actualité et de nous excuser auprès de Diane Coyle et Bernard Salanié pour l'ambiguïté potentielle de la situation. Sur le titre, nous avons expliqué sa genèse sur le forum[1].Notes
La bibliographie commence à arriver (et autres nouvelles du livre)
Stéphane Ménia
jeudi 9 octobre 2008
23:00
Sexe drogue et économie
Eh, toi ! Oui, toi, là ! Tu étais frustré ? Tu n'avais plus goût à la vie ? Tu te demandais quand ce jour arriverait ? Tu en avais marre de n'entendre parler que de crise financière ? Ouai, je te comprends, mon pote (tu permets que je t'appelle "mon pote" ?). Ta vie va changer ce soir, ou demain, voire demain en fin de journée. Car, vois-tu, ami (nan, cherche pas à nous trouver sur Facebook ; faut pas exagérer non plus), oui, toi, compagon du Web, tu l'as enfin... Après tant d'attente, d'ongles rongés et de rancoeur, voici laaaaaaaaaaaa... bibliographie du livre. Enfin, le début, et même pas dans l'ordre au niveau des chapitres, et même pas par ordre alphabétique, non plus. Mais quel bonheur pour nous de voir luire dans ton oeil bovin, enfin, dans un océan de grisaille, dans une crépusculaire inquiétude... enfin, donc... l'espoir. A toi, le fauché, à toi, le radin, à toi, qui nous a demandé les bonus sans avoir acheté le livre, nous t'offrons la chance de ta vie : une pluie de références bibliographiques exceptionnelles (pas tant que ça, si on réfléchit bien, vu que notre livre n'est pas dedans). Et, suprême don de la miséricorde qui nous habite (allons bon, après des années de visites fortuites, motivées par une recherche Google sur "SM", on va se retrouver dans l'autre extrême. Quoique...), beaucoup de ces trésors sont disponibles en ligne, avec un petit lien tout mignon sur la page que tu brûles d'impatience de consulter : celle-ci.
La suite viendra petit à petit. Au fait, j'ai rajouté un erratum (rien de grave, plutôt une précision). Et le forum est toujours ouvert, avec quelques contributions (merci à leurs auteurs).
Posner et les Prediction Markets
Stéphane Ménia
lundi 29 septembre 2008
17:54
Sexe drogue et économie
Sur le Becker-Posner Blog (qui devrait être en blogroll et je ne sais pas pourquoi ce n'est pas le cas), Richard Posner publie une présentation des ''prediction markets'', ces marchés où l'on parie sur tout un tas de choses, dont les résultats des élections américaines. Ces marchés, souvent constitués de relativement peu de participants, sont un sujet de réflexion, dans la mesure où ils donnent des résultats en matière de prévisions que bien des experts leur envient. Ce sujet et, plus largement la question de la "sagesse des foules" (expression tirée de Surowiecki) est abordé dans le chapitre 20 de notre Sexe, drogue... et économie (Les gens sont des sages hystériques). Chapitre qui reprend d'ailleurs quelques points utiles pour comprendre une crise financière. Pour les lecteurs, le billet de Posner est un développement complémentaire. Je suis néanmoins un peu frustré dans la mesure où, à la marge, il conteste la thèse de Surowiecki mais ne donne pas une explication alternative très frappante.
Autour du climat
Stéphane Ménia
samedi 27 septembre 2008
21:40
Sexe drogue et économie
Échange très intéressant dans la New York Review of Books, autour du climat et du livre de William Nordhaus sur le sujet. Ceux qui auront lu le chapitre de Sexe drogue... et économie consacré au réchauffement climatique (chapitre 7, intitulé Le réchauffement climatique, ça va durer ) y retrouveront des thèmes déjà abordés. En fait, cet échange me semble parfaitement compléter et actualiser les thèmes traités dans ce chapitre.
Interview dans Economie matin
Stéphane Ménia
vendredi 26 septembre 2008
13:53
Sexe drogue et économie
Economie matin a interrogé Alexandre au sujet de la dette publique, point qu'il a souvent développé ici et qui fait l'objet d'un chapitre de notre ouvrage.
Si l'article est fidèle au message, un aspect doit être précisé : Ce n'est pas de la Delaigue économie qu'il développe, mais simplement une lecture normale de l'économie de la dette, ne faisant pas la part belle à une idéologie particulière. Tout au plus, on peut y relever un biais en faveur de la dette qui s'explique uniquement par le fait que le discours dominant, à pondérer, est qu'elle est partout et toujours un fléau économique. Ce qui ne peut être conclu qu'à coup de raccourcis orientés.
L'interdiction de fumer dans les "lieux publics" est de moins en moins nécessaire
Stéphane Ménia
mardi 23 septembre 2008
21:00
Sexe drogue et économie
Le chiffre du jour, c'est celui-ci.
Les économistes et le vote américain
Stéphane Ménia
mercredi 17 septembre 2008
00:04
Sexe drogue et économie
Un lecteur ou une lectrice a laissé un lien intéressant dans la chatbox (comme quoi ce gadget peut être utile...). Il s'agit d'un sondage mené par Scott Adams, le créateur de Dilbert, auprès de 500 économistes américains, concernant leur vote. Les résultats sont, à vue de nez, conformes à ce qui a déjà été raconté ici, ainsi que dans l'un des passages du chapitre "Les économistes ne votent pas (tous) à droite" de notre livre, à savoir qu'il n'existe pas, loin s'en faut, un biais à droite des économistes (y compris aux USA). Comme je suis un peu crevé ce soir, je n'en dis pas plus, n'ayant pas le courage de regarder plus avant la méthodologie et le sens exact des résultats. J'y reviendrai.
Les bonus sont chez vous
Stéphane Ménia
vendredi 12 septembre 2008
17:57
Sexe drogue et économie
Chers gentils gens qui ont précommandé le livre,
Si vous allez relever votre courrier, vous trouverez deux jolis fichiers pdf dans votre boîte aux lettres électronique. Eh oui, les bonus sont là , ils étaient réels...
Si toutefois ce n'était pas le cas, tenez-nous au courant. Si vous les avez reçus deux fois, merci d'en renvoyer un exemplaire.
Laborieux, mais ça avance...
Stéphane Ménia
jeudi 11 septembre 2008
20:56
Sexe drogue et économie
Vous l'attendiez tous... Voici le second extrait de Sexe, drogue... et économie, livre écrit par deux jeunes qui n'en veulent (mais on vous en a déjà parlé, non ?).
Vous êtes encore plus nombreux à les attendre : les chapitres inédits. Eh bien, fiers et heureux lecteurs virtuellement délestés de 18,05€, sachez que ça vient aussi. Il y en a un prêt à partir depuis quelques jours et un autre qui ne tardera pas (pour tout vous dire, Alexandre a décidé de le remanier un peu, fort du principe que gratuit ne rime pas avec imparfait ; ce qui est vrai, du reste).
Alors, sinon, concernant la bibliographie, on attendra la sortie, parce que ça sert à rien d'aller plus loin quand on est pas encore parti (proverbe d'éconoclaste).
EDIT : et hop ! les PDF sont prêts, il ne me reste plus qu'à les envoyer. Demain, en fin de journée, vous recevrez un mail les contenant. Une vingtaine de pages à lire pour ce week-end. Je confirmerai sur le blog l'envoi quand il sera fini. Si vous n'avez rien reçu, contactez-nous.
La bonne lecture du jour
Alexandre Delaigue
lundi 1 septembre 2008
19:22
Sexe drogue et économie
C'est cet article de David Warsh consacré au livre de Claudia Goldin et Lawrence Katz, the race between education and technology. Ce livre est une version augmentée de cet article, dont on trouvera un résumé ici. A partir d'une analyse approfondie du développement du système éducatif américain au cours du 20ème siècle, ils aboutissent à la conclusion que la longue période de réduction des inégalités et de hausse de la productivité des USA est venue du développement du système éducatif secondaire, permettant aux compétences de la population de s'accroître à un rythme compatible avec les évolutions technologiques; de la même façon, c'est parce que la progression de l'enseignement plafonne que les inégalités augmentent aujourd'hui. Conclusion : il faut aujourd'hui une nouvelle phase de démocratisation scolaire pour éviter que la productivité ne stagne. On peut rapprocher cela des analyses de James Heckman (voir ce récent article sur Vox-EU) mais aussi du dernier livre d'Eric Maurin. Au moment de la rentrée, on peut se rappeler que la démocratisation scolaire, et la recherche de moyens de l'étendre aujourd'hui, est primordiale pour la croissance économique et la prospérité.
Non, Francis, Amazon ne se fout pas de vous
Alexandre Delaigue
mercredi 27 août 2008
16:26
Sexe drogue et économie
Francis Pisani est indigné! sur amazon.com, le même livre est vendu 17,79 dollars en version papier (hardcover) et 21.56 dollars en version électronique pour Kindle. Il trouve inadmissible que, je cite, L’exemplaire digital qui ne doit payer ni les frais de stockage, ni ceux de transport est vendu plus cher que l’exemplaire papier. Mais non, M. Pisani : ceci est tout à fait normal, c'est même une très bonne chose.
Rationaliser l'usage du vote
Stéphane Ménia
mardi 26 août 2008
19:53
Sexe drogue et économie
C'est ce que des petits malins tentent de faire (très marginalement) sur Ebay, en vendant leur voix pour des élections. Ne me demandez pas comment ceux qui paient sont sûrs du vote (ne me demandez pas non plus comment ça se passe quand on donne une procuration), mais force est de constater que c'est une sacrée rationalisation de l'acte de vote.
Une petite voix me dit dans ma tête que vendre des voix, ça s'appelle la société anonyme et que c'est mal de parler de ça pour la démocratie. Mais, eh, on n'est pas obligé d'être tous des démocrates exemplaires, non. D'ailleurs, qui l'est ?
Une chose est sûre : si ce genre de choses venaient à se développer (clandestinement, par exemple), il y aurait matière à réflexion économique.



