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L'obsession égalitaire frappe-t-elle encore ?
Stéphane Ménia jeudi 24 janvier 2013 17:54 EcoBlabla # 2087 rss PDF

Le rapport de la cour des comptes sur l'assurance chômage pointe du doigt les cadres et les intermittents du spectacle. Concernant les intermittents, j'avoue avoir ri du fait que la moyenne des rémunérations annuelles ait pu être mise en avant comme une preuve de l'injustice du système. Elle n'a pas de signification, les inégalités de revenus étant importantes. Mais passons, il y a d'autres raisons d'en discuter. En ce qui concerne les cadres, il me semble que demander de réduire le taux de remplacement et la durée est risqué politiquement et inutile économiquement.

Hum. J'allais développer cet argument et voilà qu'en cherchant quelques chiffres, je tombe sur cet article, qui raconte à peu près ce que je voulais avancer. Je vous y renvoie donc pour l'essentiel.

En rĂ©sumĂ©, le taux de chĂ´mage est bien plus faible chez les cadres que dans les autres catĂ©gories. En gros, statistiquement, plus vous gagnez, moins vous ĂŞtes confrontĂ© au chĂ´mage. Ce qui signifie que le coĂ»t des cadres au chĂ´mage n'est pas exorbitant. En revanche, ils sont une source de cotisations productive. Est-il bien nĂ©cessaire de prendre le risque d'un rééquilibrage de leur contribution dans un système qui ne fonctionne finalement pas si mal, toutes choses Ă©gales par ailleurs ? La disposition Ă  contribuer Ă  l'impĂ´t et au financement de la protection sociale (surtout chez les plus aisĂ©s) est suffisamment prĂ©caire dans notre pays pour Ă©viter de malheureux excès de zèle Ă©galitaires. Quant au benchmarking europĂ©en, comment vous dire ? Parfois, mĂŞme si ce n'est pas systĂ©matique, cela n'a tout simplement aucun sens.



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