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BrÚve de fin d'année
Stéphane Ménia lundi 31 décembre 2012 17:31 EcoBlabla

Je tombe sur cet article qui commente le classement des pays selon leur richesse. AprĂšs un rĂ©sumĂ© d'une "Ă©tude" du Centre for Economics and Business Research, on a droit Ă  ce tableau (copie de celui de l'Ă©tude, sauf pour le titre, dont l'original est "Cebr World Economic League Table 2013") :

La Chine est plus riche que le Japon. Le PIB serait donc l'indicateur de richesse d'un pays ? Et puis, la surtaxe (censurĂ©e) est la cause du dĂ©clin français. Si je n'avais pas vĂ©rifiĂ© mon calendrier, je penserais Ă  un 1er avril. Alors, je range mes sarcasmes et je rappelle ce que vous savez tous : le PIB seul ne donne que le poids Ă©conomique d'un pays, la taille de sa production annuelle. Ce n'est pas sans importance, Ă©videmment. Mais dire qu'un pays est riche, c'est dire que ses habitants sont riches. Et, bien Ă©videmment, pour un PIB donnĂ©, plus il y a d'habitants et moins chacun, en moyenne, est riche. Or, le PIB de la Chine a beau ĂȘtre grosso modo une fois et demie supĂ©rieur Ă  celui du Japon, dans la mesure oĂč le Japon est environ dix fois moins peuplĂ© que la Chine, il n'est pas raisonnable de dire qu'un Chinois est plus riche qu'un Japonais.

Le CEBR prĂ©cise pourtant la chose suivante dans son rĂ©sumĂ© :

"The World Economic League Table tracks the size of different economies across the globe"

Ce qui est différent d'un classement selon la richesse, que le PIB par habitant mesure plus heureusement.

Les mots ont une importance.

9 commentaires

Bonnes résolutions 2013
Stéphane Ménia lundi 31 décembre 2012 14:49 BlaBlabla

2012 se finit. J'ai de bonnes rĂ©solutions (des mauvaises aussi, mais j'Ă©vite d'en parler en public). Les voici :

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8 commentaires

Message de service
Stéphane Ménia lundi 31 décembre 2012 14:15 NewBlabla

J'ai remis en place le systĂšme de captcha. En thĂ©orie, il ne marche pas... En pratique, cela fait un moment (anormal) qu'aucun spam n'a Ă©tĂ© envoyĂ© en commentaire. Je laisse donc les commentaires actifs tant que ça se prolonge. Mais j'ai peu espoir que cela dure. A part ça, je progresse, mais je suis lent. DĂ©solĂ© pour la gĂȘne encore une fois et sachez que je suis le premier Ă  souhaiter le retour des commentaires.

4 commentaires

Quand on fait le malin, on en tire peu de bien
Stéphane Ménia dimanche 30 décembre 2012 04:07 EcoBlabla

On peut ĂȘtre favorable Ă  une rĂ©forme du systĂšme fiscal, incluant plus de progressivitĂ©, et considĂ©rer que le gouvernement actuel est ridicule.

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6 commentaires

Baby, I'm A (Super) Star
Stéphane Ménia samedi 29 décembre 2012 19:15 EcoBlabla

Tribune sulfureuse sur le site du Monde à propos du cinéma et des cachets des acteurs français. Quelques commentaires.

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4 commentaires

Bonnes fĂȘtes
Stéphane Ménia lundi 24 décembre 2012 08:42 BlaBlabla

Je vous souhaite de bonnes fĂȘtes Ă  tous.
On se retrouve trÚs vite pour mes bonnes résolutions 2013 et, si tout va bien, également avant la fin de l'année, pour la chronique du livre de Paul Seabright, Sexonomics.

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Surveiller et punir. Mais faut le faire bien pour que ça serve
Stéphane Ménia dimanche 23 décembre 2012 12:43 EcoBlabla

On envisage la possibilité de mettre à zéro la consommation autorisée d'alcool au volant.

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Et si on supprimait les piĂšces de 1 et 2 centimes d'euro?
Alexandre Delaigue jeudi 20 décembre 2012 12:34 EcoBlabla

Sur francetvinfo.

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Désindustrialisation et balance commerciale en deux graphiques
Stéphane Ménia mardi 18 décembre 2012 00:18 EcoBlabla

Je l'ai emprunté à ce document Natixis rédigé par Patrick Artus. A lui seul, il en dit long sur la confusion d'une approche simpliste entre échanges extérieurs et désindustrialisation.

Oui, vous l'avez notĂ©... la balance manufacturiĂšre française est Ă  l'Ă©quilibre. Je cite Artus :

"Des excédents commerciaux peuvent venir non pas de la solidité de l'industrie, mais de la faiblesse de la demande intérieure de produits manufacturés, comme en Allemagne, au Japon et en Italie"

Le fĂ©tichisme industriel est ce qu'il est. Entre verser dedans et analyser la dĂ©sindustrialisation et ses Ă©ventuels inconvĂ©nients (ça, on peut, on doit mĂȘme...) il y a un pas important. Mais assimiler industrie et balance commerciale, c'est s'adonner Ă  une perversion mercantiliste malsaine.

Quand j'essaie d'expliquer Ă  des Ă©tudiants Ă  quoi sert le commerce international, je sais - comme tous ceux qui essaient de la faire - qu'il faudra d'emblĂ©e casser l'idĂ©e que vendre plus Ă  l'Ă©tranger est une bonne chose en soi. La rhĂ©torique de la guerre Ă©conomique Ă©tant l'une des notions (stupides) les mieux assimilĂ©es par les gens, on se heurte Ă  l'incomprĂ©hension, Ă  la suspicion, parfois Ă  l'ironie. Dans ce cas, il ne reste plus qu'Ă  dĂ©gainer l'argument historique franco-français le plus parlant. En 1993, la France a enregistrĂ© des excĂ©dents commerciaux historiquement exceptionnels (peut-ĂȘtre inĂ©dits pour le siĂšcle passĂ©). C'Ă©tait aussi la premiĂšre annĂ©e oĂč le PIB baissait (-1% de mĂ©moire) en France depuis la seconde guerre mondiale (Add : en fait, il semble bien que c'est en 1975 que c'est arrivĂ© pour la premiĂšre fois depuis la guerre). En gĂ©nĂ©ral, ça marche plutĂŽt bien. On arrive alors Ă  faire passer l'idĂ©e (au moins pour dix minutes) qu'accumuler de l'or ou des devises n'est pas forcĂ©ment un signe de dynamisme Ă©conomique et que, ni plus ni moins, comme le rappelle Artus, on Ă©pargne. MoralitĂ©, en faisant (un peu malignement) appel au fĂ©tichisme du PIB et de la croissance (mĂȘme de court terme), on dĂ©zingue celui de la balance commerciale. EspĂ©rons qu'en matiĂšre d'industrie, cette ruse fonctionnera aussi, afin de pouvoir parler sĂ©rieusement de dĂ©sindustrialisation...

Bonus : un second graphique (tirĂ© d'une autre note d'Artus) qui nous explique un peu mieux pourquoi la balance commerciales (globale) est dĂ©ficitaire.

Plus généralement, je vous conseille les deux articles, ne serait-ce que pour les graphiques.

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le retour de Berlusconi
Alexandre Delaigue vendredi 14 décembre 2012 12:49 EcoBlabla

Sur francetvinfo.

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Toujours pas de commentaires...
Stéphane Ménia vendredi 14 décembre 2012 01:19 BlaBlabla

Désolé, mais j'ai eu peu de temps pour reprendre mes essais de captcha. Donc toujours pas de commentaires... Je sais que ça devient un peu long. Mais pour le moment, les choses restent en l'état.

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Le tabac revient
Stéphane Ménia jeudi 13 décembre 2012 23:19 EcoBlabla

Alors, maintenant, c'est la cour des comptes qui ravive la flamme du zippo... Pour commencer, il faut se garder de l'accabler. Le compte-rendu de son rapport d'évaluation des politiques de lutte contre le tabagisme fait par certains journalistes (pas dans l'article mis en lien) est un poil orienté. Alors qu'elle reste dans une démarche de coûts et bénéfices des politiques publiques, on a subtilement le sentiment que l'hygiénisme lui a servi de fil conducteur. Ce n'est pas le cas.

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Prendre les sexistes par les sentiments ?
Stéphane Ménia jeudi 13 décembre 2012 22:01 BlaBlabla

Cette annĂ©e, c'est la chasse aux catalogues de NoĂ«l sexistes. Il y a mĂȘme une certaine Rachel Duriez qui envoie systĂ©matiquement des mails aux boĂźtes qui ont des catalogues sexistes pour leur dire d'arrĂȘter. Certains appelleront cette activitĂ© une "cause", d'autres une "obsession". Moi, je m'en fous, elle fait ce qu'elle veut de son temps. Ce qui m'intĂ©resse, c'est qu'elle veut qu'on arrĂȘte de prĂ©senter des jouets mĂ©nagers en disant "Fais comme ta maman".

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Depardieu s'installe en Belgique; et alors?
Alexandre Delaigue mercredi 12 décembre 2012 11:41 EcoBlabla

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On est des gros nuls
Stéphane Ménia lundi 10 décembre 2012 22:47 EcoBlabla

Je viens d'appendre aujourd'hui la mort de Mark Blaug. Oh, non, ce n'est pas un scoop, puisque c'est arrivĂ© il y a plus d'un an. J'ai un peu honte. Non, c'est presqu'un scandale, en fait. C'est par le biais d'un tweet de Diane Coyle que j'ai compris. C'Ă©tait pas compliquĂ©, il donnait un lien vers un article intitulĂ© “Twenty Five Methodological Issues in Memory of Mark Blaug” (qui a l'air pas mal du tout, d'ailleurs). On est des gros nuls.

Car Mark Blaug, c'est énorme. Spécialiste d'histoire de la pensée économique et de méthodologie économique, Blaug était probablement l'un des économistes les plus respectés et l'un des moins connus aussi. Respecté parce que reconnu pour son travail impressionnant d'intelligence et d'érudition, parce que discret comme y sont contraints les historiens de la pensée (par la force des choses) et, j'imagine aussi, parce que grand pédagogue.

Pour ce que j'en sais (les spĂ©cialistes pourront me corriger le cas Ă©chĂ©ant ; ah, non, ils ne pourront pas... les commentaires sont dĂ©sactivĂ©s, n'hĂ©sitez pas Ă  envoyer un mail, je publierai), la contribution fondamentale de Blaug a Ă©tĂ© de crĂ©er un pont entre l'Ă©conomie d'hier et celle d'aujourd'hui en rĂ©interprĂ©tant autant que possible les thĂ©ories des anciens avec les perspectives mĂ©thodologiques des modernes. Un travail fondamentalement ingrat quand il s'agit de briller en sociĂ©tĂ©, mais ĂŽ combien vĂ©nĂ©rable quand on se place dans une perspective mĂ©thodologique. Ainsi, nombreux ont dĂ» ĂȘtre les Ă©tudiants qui, ouvrant son classique "La pensĂ©e Ă©conomique" ont dĂ» croire que ce type Ă©tait fou. Que penser d'autre quand on lit "A mon fils, David Ricardo" (qui appellerait son fils David Ricardo ?) ? Je n'ai jamais cru cela, ayant eu la chance avant d'ouvrir son ouvrage, de tomber sur un prof qui nous expliquĂąt Ă  l'Ă©poque que le fils de Mark Blaug ne s'appelait pas David Ricardo, mais que la dĂ©dicace de l'ouvrage (dont le titre original est Economic Theory in Retrospect, bravo les traducteurs...) Ă©tait un concentrĂ© d'humour rĂ©sumant la philosophie du bouquin.
Blaug, c'est un apport énorme à la méthodologie économique, une synthÚse des lectures qu'on peut faire de l'économie à l'aune de la philosophie des sciences. Un incontournable pour ceux qui veulent prendre du recul sur le sujet. Le tout étant d'une limpidité qui force le respect quand on sait qu'on ne lit pas ce genre de choses comme une BD (je crois que j'ai compris, c'est pour vous dire...).

Avec un an de retard, l'Ă©conomiste en moi est triste et voit une page se tourner car Blaug a vraiment Ă©tĂ© ma lecture complĂ©mentaire indispensable durant mes annĂ©es d'Ă©tudes. Mais les Ă©crits restent et mĂȘme s'ils datent un peu maintenant, lire La mĂ©thodologie Ă©conomique ou La pensĂ©e Ă©conomique vous rendra plus intelligent. Je vous y incite donc.

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Célibataire, tu seras chÎmeur !
Stéphane Ménia lundi 10 décembre 2012 00:24 Lies, damn lies and statistics

Le Parisien Ă©tait tout fier de vous annoncer rĂ©cemment une "Bonne nouvelle pour les partisans de la famille : il est dĂ©sormais scientifiquement Ă©tabli que pour Ă©viter d’ĂȘtre au chĂŽmage, il vaut mieux vivre en couple qu’ĂȘtre cĂ©libataire. Alors que le nombre d’inscrits Ă  PĂŽle emploi continue Ă  grimper en flĂšche, c’est l’une des conclusions du « portrait social » de la France publiĂ© hier par l’Insee.". Ou pas.

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