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Deux idées en passant
Stéphane Ménia jeudi 27 mai 2010 10:19 Nos phobies économiques

L'INSEE publie une brève sur l'immobilier qui concentre quelques faits importants, à mon humble avis (capté via Guillaume Duval).

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26 commentaires

Un Prix Nobel pour Alexandre
Stéphane Ménia mardi 25 mai 2010 10:39 Nos phobies économiques

Celui "remis par la banque de France à l'étranger, en l'honneur du mec qui se lève tôt pour aller au JT de TV5 Monde". Un entretien à 6h du mat, en direct, ça mérite bien ça. Y a des jours comme ça où je suis fier d'être son pote. ;-)

4 commentaires

écopublix publix un repère
Stéphane Ménia vendredi 21 mai 2010 13:34 EcoBlabla

Ils vous disent tout dessus ici. Inutile de dire que ça a l'air bien...

2 commentaires

Nos phobies économiques chroniqué dans Les échos
Stéphane Ménia jeudi 20 mai 2010 15:44 Nos phobies économiques

C'est ici. Et concernant la fort juste remarque finale concernant les retraites... je ne vous en dis pas plus, vous verrez bien.

aucun commentaire

Ce pourrait ĂŞtre du copinage...
Stéphane Ménia jeudi 20 mai 2010 15:19 EcoBlabla

...mais même pas. Etienne Wasmer, qui tient le blog d'un économiste du travail, sort un manuel intitulé Principes de microéconomie. Alors, oui, je sais, c'est un ami blogueur. Oui, je sais, il partage le même éditeur que nous. Cela dit, pour avoir eu l'occasion de parcourir le manuscrit il y a quelques mois, je peux vous dire que le bouquin vaut authentiquement le détour. A ma connaissance, il n'a que peu ou pas d'équivalent venant d'un auteur français. C'est un manuel à l'américaine (ceux qui ont été bercés par les Principes de l'économie de Mankiw ou même - peut-être plus encore - le Stiglitz verront ce que je veux dire). Il n'hésite pas à faire simple, en ramenant à l'essentiel théorique. Il est pédagogiquement limpide. Surtout, il évolue avec une grande aisance entre l'aspect théorique et empirique des thèmes abordés, ce qui est une dimension maintenant incontournable de l'apprentissage de l'économie (même en France). Une autre caractéristique, compte tenu de sa cible principale - les étudiants de 1er cycle ou non spécialistes en économie - est de faire très peu appel à une modélisation mathématique explicite (il est basé sur les enseignements de Wasmer à science po mais, à mon avis, va au delà), tout en en conservant la substance. De fait, il dépasse largement la cible initiale et, méthodologiquement parlant, pourrait donner des idées à des gens plus avancés en économie.

Une dernière remarque : je trouve que le chapitre 17, qui est disponible gratuitement sur le site de Pearson, n'est pas forcĂ©ment le plus reprĂ©sentatif de l'ouvrage mais s'explique facilement. Il porte sur les bases de la thĂ©orie des jeux, ce qui est tout de mĂŞme, si l'on veut donner une introduction Ă  la discipline, un poil plus thĂ©orique que d'autres sujets.

Bref, c'est un texte dont la sortie est une bonne nouvelle.

Etienne a ouvert un blog consacré au livre, c'est ici. La démarche du bouquin y est expliquée et Etienne se propose de répondre aux commentaires des uns et des autres pour, éventuellement, débattre des questions d'enseignement de l'économie.

3 commentaires

Bienvenue dans la nouvelle Europe
Alexandre Delaigue lundi 10 mai 2010 20:32 Crise Europe

C'est fou ce qui peut se passer en une nuit. Hier soir, à 21h, j'enregistrais pour une radio une évaluation du plan européen à venir. A cette heure, on avait droit au discours délirant sur la lutte contre la "meute de loups" des marchés, la défaite électorale de Merkel en Allemagne, et l'annonce de la constitution d'un fonds de stabilisation de 60 milliards d'euros, parfaitement insuffisant étant donnée l'ampleur des problèmes. Je me suis réveillé ce matin pour constater que contrairement à ce dont j'étais persuadé, les dirigeants européens avaient finalement adopté l'option nucléaire. Je me suis donc senti couvert de pipi. Mais franchement, je ne suis pas mécontent d'avoir eu tort.

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32 commentaires

Imbécile chasse aux "spéculateurs"
Alexandre Delaigue vendredi 7 mai 2010 23:28 EcoBlabla

Puisqu'il paraît qu'il faut faire la chasse aux dépenses publiques inutiles, un bon candidat serait d'éviter de perdre le temps des services de renseignements pour "lutter contre la spéculation", voire "taper sur les doigts de tous ceux qui se comportent mal". Ce genre d'actions, de vocabulaire, traduit surtout l'ambiance de Fort Chabrol qui règne au niveau d'un pouvoir politique et administratif européen qui semble incapable de comprendre ce qui se passe.

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75 commentaires

Repas gratuit
Stéphane Ménia jeudi 6 mai 2010 13:48 Nos phobies économiques

Un moment que je devais le faire. L'intro de Nos phobies économiques est disponible en fichier PDF.
Suivre ce lien.

Edit : oui, il y a une coquille sur l'intervention de Gicquel, qui date de 1976, pas de 19763. Elle n'est pas dans la version papier, elle a été corrigée entre les deux.

10 commentaires

Sortie d'un livre qui parle du livre...
Stéphane Ménia mardi 4 mai 2010 10:29 EcoBlabla

Mathieu Pérona et Jérôme Pouyet sortent un opuscule au CEPREMAP sur le prix unique du livre. Je n'ai pas lu la version finale, mais les versions préliminaires étaient très intéressantes. Vivement conseillé. Mathieu est le tenancier du blog Notes d'un économiste.

2 commentaires

Olivier a raison
Stéphane Ménia mardi 4 mai 2010 08:48 Nos phobies économiques

Olivier Bouba-Olga chronique Nos phobies Ă©conomiques sur son blog. Il relève un Ă©lĂ©ment important, que nous avons remarquĂ© Ă  plusieurs reprises :

"J’insiste sur un point, sur lequel les auteurs attirent l’attention mais qui me semble dĂ©cisif : lorsqu’on analyse de manière approfondie un problème Ă©conomique et qu’on rĂ©introduit, ce faisant, de la complexitĂ©, on se fait taxer immanquablement d’optimiste. Quand ils critiquent les thĂ©oriciens de la dĂ©croissance, je suis sĂ»r que certains penseront qu’ils ne veulent pas voir les problèmes en face. Lorsque, dans mes propres travaux, qui procèdent de la mĂŞme mĂ©thodologie, j’insiste sur le fait qu’il faut arrĂŞter de dire que toute l’activitĂ© part, qu’on est victime d’un processus irrĂ©versible de dĂ©sindustrialisation, je me fais taxer d’optimiste. Lorsque Louis Maurin, que j’ai entendu rĂ©cemment lors d’une confĂ©rence, explique qu’il ne faut pas parler d’explosion des inĂ©galitĂ©s en France, on le taxe aussitĂ´t, dans la discussion qui s’ensuit, d’optimiste."

Or, quand on lit bien les contributions de cet ordre, on s'aperçoit qu'on est bel et bien face au "on the one hand... on the other hand..." des Ă©conomistes. Et visiblement, beaucoup souhaitent couper une main, pour ne garder que celle qui les arrange ; en l'occurrence, celle qu'ils qualifient d'optimiste. Dans Nos phobies Ă©conomiques, nous ne nĂ©gligeons jamais les sujets d'inquiĂ©tude. Le pouvoir d'achat ? Oui, des gens se sont faits enfler correctement au cours des dix dernières annĂ©es. Est-ce une raison pour laisser les autres croire qu'ils sont dans la mĂŞme situation ? La croissance ? Oui, quand la Chine croĂ®t en 2010, c'est une partie des ressources qui est consommĂ©e en plus. Est-ce une raison pour laisser dire qu'elle croĂ®tra pendant des dĂ©cennies Ă  10% ? Les banquiers sont des ânes dangereux ? Oui, c'est sĂ»r. Est-ce une raison pour remettre en question le système de crĂ©ation monĂ©taire et rĂ©clamer la fin du prĂŞt Ă  intĂ©rĂŞt ?

Dans tous les cas, l'économiste - je veux dire ceux qui font leur job correctement - prennent en compte les deux aspects. En ce qui nous concerne, nous avons suivi leurs pas. Il serait bon que les commentateurs s'en rappellent (y compris ceux qui n'ont pas lu le livre) et cessent de scander des ridicules "Tout va très bien Madame la Marquise..." qui ne correspondent en rien au message de notre ouvrage, dont l'objectif est de faire la part des choses.

Remarque finale : Ă©vitez-nous les commentaires du genre ""Vous nous gonflez avec votre promo". Je vais devenir très dĂ©sagrĂ©able avec les donneurs de leçon de ce genre. La promo Ă  la Ă©conoclaste, vous allez voir ce que c'est. Pas sĂ»r que ça rentre dans les cases de votre imaginaire marchand.

12 commentaires

Grèce : ça y est, c'est bon?
Alexandre Delaigue lundi 3 mai 2010 21:51 Crise Europe

Ce que le plan europĂ©en apporte (enfin) :

- Un montant d'aide financière suffisant. Pour les trois prochaines années, la Grèce pourra faire face à ses besoins de capitaux avec les prêts européens, et n'a pratiquement plus besoin de faire appel aux marchés.

- Un ensemble de restrictions budgétaires qui s'il est appliqué, pourra ramener les finances publiques grecques dans une situation sinon satisfaisante, au moins, gérable.

- Une véritable démarche, un engagement crédible de la part des gouvernements européens de stopper la contagion. Cela peut calmer, au moins pour un temps, les menaces de contagion vers d'autres pays européens.

Ce que le plan europĂ©en n'apporte pas :

- La certitude qu'il sera appliqué. L'accord parlementaire est encore nécessaire dans tous les pays européens, et rien ne garantit pour l'instant que ce soit le cas (même si le risque est faible). Il est aussi possible que la Cour Constitutionnelle allemande le déclare inconstitutionnel car allant à l'encontre des clauses des traités européens.

- La perspective de mise en oeuvre des restrictions budgĂ©taires en Grèce. Depuis le dĂ©but, le problème grec vient du fait qu'un seul des trois instruments d'ajustement ordinaire pour un gouvernement en crise financière est utilisable : la rigueur budgĂ©taire, et ni la dĂ©valuation, ni le rééchelonnement de la dette. RĂ©sultat, la rigueur budgĂ©taire demandĂ©e au gouvernement grec est, en un temps rĂ©duit, extrĂŞme. Comme le font remarquer Fitoussi et Piketty dans cet article, il y a peu de chances que la population grecque accepte une potion pareille, aussi longtemps, sans rĂ©agir et s'opposer. Et dans ce cas, que fait-on? On suspend les versements? c'est la garantie d'un dĂ©faut immĂ©diat, d'une panique financière que les gouvernements europĂ©ens ont bien montrĂ© qu'ils n'acceptaient pas.

- MĂŞme avec ce plan, la dette publique grecque va monter tranquillement Ă  150% du PIB. Peut-ĂŞtre plus si l'impact sur la croissance Ă©conomique grecque du plan d'austĂ©ritĂ© est très consĂ©quent. Ces deux derniers facteurs font que l'utilisation d'un autre instrument d'ajustement soit indispensable Ă  un moment donnĂ© : le rééchelonnement, voire l'annulation d'une partie de la dette publique grecque. Avec le plan d'aide europĂ©en, cela n'arrivera pas tout de suite.

- Ce plan enfin n'apporte aucune solution dans le cas ou un autre pays européen se trouverait dans ce même genre de difficultés. L'endettement grec a des causes spécifiques, qui remontent au compromis politique d'après la dictature. Les autres pays européens en difficulté (Portugal, Espagne, Irlande) souffrent surtout d'une forme de croissance, lourdement dépendante de l'immobilier et des entrées de capitaux, qui s'est brutalement tarie. Personne ne sait comment, ni quand, ils trouveront une source alternative de croissance. Avec tous les efforts possibles, d'ici là, leurs finances publiques seront lourdement déficitaires.

Bref, on a encore une fois gagné du temps. Mais il y aura encore d'autres épisodes, et plus vite qu'on ne le croit.

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Jacques Attali sur Slate
Stéphane Ménia dimanche 2 mai 2010 00:47 EcoBlabla

Verbatim :

"Que l'annonce d'un déficit prévisible de plus de 8% en 2009 comme en 2010 n'ait pas déclenché de scandale est hallucinant."

"Imagine-t-on cela? Près du tiers du budget est consacré à payer des dépenses du passé par des recettes de l'avenir! Aucun ménage, aucune entreprise, ne survirait dans ces conditions."

"Bientôt, notre dette publique dépassera le montant de la richesse nationale annuelle"

"les citoyens d'aujourd'hui sont assez lâches pour tolérer qu'on reporte ainsi sur les générations suivantes le poids des efforts qu'ils refusent de faire pour conserver leur bien être."

Jacques Attali: le déficit doit être détruit avant qu'il nous détruise

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