Mise à jour du site éconoclaste au 28/10/2009
Stéphane Ménia
mercredi 28 octobre 2009
13:33
NewBlabla

Enfin, un nouveau livre du mois : Les réformes ratées du président Sarkozy, de Cahuc et Zylberberg. Comme promis, de nouvelles notes à venir. Nous avons notamment lu le dernier Eric Maurin. Et vous allez être super étonnés... on a apprécié.
Moins de Bono, moins de Moyo
Alexandre Delaigue
dimanche 25 octobre 2009
14:13
EcoBlabla
Dans sa dernière chronique, une revue élogieuse du livre de Dambisa Moyo, dead aid, P. Mais cet effort aurait ruiné une belle histoire : celle de la courageuse self-made woman africaine qui lutte pour crier sa vérité : l'aide ne marche pas, les dirigeants africains sont corrompus, si les pays pauvres sont pauvres, c'est parce que nous les nourrissons à la petite cuiller au lieu de les laisser se débrouiller comme des grands. Un argument séduisant par bien des aspects, puisqu'il nous permet à la fois de préserver nos préjugés et notre nombrilisme occidental culpabilisé. Pour avoir une vue nuancée et informée sur le développement, il faudra donc, comme sur d'autres sujets, se référer plutôt à la blogosphère. W. Easterly, Owen Barder, Chris Blattman, sont de bons points de départ.YA. Delhommais nous montre qu'encore une fois, il n'a pas fait ses devoirs. Un effort minimal lui aurait permis d'apprendre que le débat sur l'aide au développement ne se limite pas à quelques vedettes et initiatives médiatiques; que la question des effets de l'aide a été abondamment discutée; qu'il ressort de ce débat qu'aujourd'hui, la vraie question n'est pas de savoir si l'aide est bonne ou pas, mais d'identifier et de mettre en oeuvre des mécanismes permettant de rendre l'aide efficace. Un effort minimal lui aurait aussi permis d'observer l'incohérence et la légéreté des arguments de D. Moyo. Ce n'est pas comme s'il était difficile de trouver des revues de ce livre.
Mise à jour du site éconoclaste au 22/10/2009
Stéphane Ménia
jeudi 22 octobre 2009
18:43
EcoBlabla

Une nouvelle note de lecture : Le grand truquage, déjà évoqué l'été dernier sur le blog. Encore une ou deux à suivre dans la semaine prochaine.
Yesssssssss !!!!!
Stéphane Ménia
mercredi 21 octobre 2009
12:50
EcoBlabla
VoilĂ ce que nous venons de recevoir par mail. Elle est pas belle la vie ?
Nos lecteurs sont des geeks. Mais s'il en reste des moins renseignés, qu'ils aillent faire un tour ici.
Pour éviter les jérémiades dans quelques années
Stéphane Ménia
mercredi 21 octobre 2009
09:18
EcoBlabla
Libération signale une étude sur la copie illégale de livres (je ne sais pas si l'article de Libé est payant, je suis récent abonné et ne distingue pas encore les gratuits des autres). En gros, elle dit quoi ? Qu'il y a peu de livres piratés à ce jour, pour des raisons essentiellement techniques (c'est long à scanner). Qu'on ne peut exclure que le phénomène prenne de l'ampleur. Que les oeuvres copiées ne sont pas diffusées en ebook dans un catalogue légal. Le livre et la musique sont différents techniquement et culturellement. Mais l'édition a intérêt à devancer le P2P si elle veut éviter la situation ubuesque de la production musicale. La sortie très commentée du Kindle d'Amazon hors des Etats-Unis n'est-elle pas un premier signe que les choses bougent ? L'enjeu est d'en faire un vecteur d'achat de livres, pas un outil de copie illégale. Rendre l'achat au moins aussi séduisant que la copie (pas seulement en vendant moins cher, d'ailleurs, même si cela semble un argument important pour beaucoup de titres). A noter aussi l'intérêt pour les journaux (article de février dernier).
Brèves de comptables
Stéphane Ménia
mercredi 21 octobre 2009
01:26
EcoBlabla
Lundi 19 octobre, C dans l'air était consacré à la bonne santé des banques (La banque perd et gagne). Marc Touati, invité. Fragments rapportés infidèlement, mais significativement.
Pas mal, mais...
Stéphane Ménia
lundi 19 octobre 2009
04:23
EcoBlabla
Au total, si l'article contient des choses intéressantes, je pense qu'il passe tout de même à côté de ces deux points qui, sans que j'en aie la certitude (il faudrait l'avis des développeurs d'Open Office), s'ajoutent à l'argument massue de la gratuité (auquel j'ajouterais encore la pérennité du projet OpenOffice.org).
Article dans Slate qui tente d'expliquer pourquoi les logiciels libres ne concurrencent pas plus brutalement les commerciaux. Dans le cas MS Office vs OpenOffice.org, l'auteur explique grosso modo que c'est parce que Open Office est un clone de MS Office et reste donc juste "pas mal". Il me semble qu'il oublie au passage la question de la dépendance au sentier dans l'usage et des coûts du changement pour les usagers. Après des lustres de domination de MS Office, nous sommes presque tous conditionnés plus ou moins par l'environnement du pack Office. Passer à un autre environnement est extrêmement coûteux, en temps de formation notamment (d'ailleurs, Office 2007 souffre un peu de ce problème, certaines interfaces ayant été substantiellement modifiées). Il semble alors judicieux de copier le leader pour s'imposer, avant d'envisager innover radicalement. J'imagine que cela peut prendre un certain temps, voire ne jamais arriver. Autre argument mobilisable : tout le monde ne s'intéresse pas de près à la qualité des logiciels libres, aussi gratuits soient-ils. De sorte qu'il existe encore de nombreuses personnes pour considérer sans jamais avoir testé l'alternative, et quoi qu'on puisse en penser objectivement, que MS Office est nettement meilleur que Open Office (mon point de vue est qu'en matière de traitement de texte ou de tableur, pour l'essentiel des utilisateurs, Open Office est une excellente solution. C'est d'ailleurs celle que j'ai adoptée depuis deux ans maintenant, même si je dois encore utiliser MS Office pour enseigner son usage dans certains cours). Passer au maximum pour un clone semble là encore la meilleure option pour entrer dans la bergerie.
Message pour Canal + et Orange
Stéphane Ménia
vendredi 16 octobre 2009
15:48
EcoBlabla
La prochaine fois, achetez plutôt les droits de la série D brésilienne...
(Via Yahoo)
Pour l'expérimentation
Stéphane Ménia
vendredi 16 octobre 2009
01:16
EcoBlabla
EDIT : J'ai oublié de citer le billet de Laurent Denant-Boemont. Très bien. De façon générale, que les blogueurs et autres producteurs de textes ne m'en veuillent pas trop en ce moment d'en oublier certains, j'ai une gestion de mes lectures un peu erratique.
Francis Kramarz, sur le blog des échonoclastes, défend l'expérience menée dans les lycées professionnels de l'académie de Créteil. Lorsque j'en ai parlé (ici), j'ignorais que se cachait derrière une équipe de PSE. Se cacher n'est pas le mot, du reste. Il s'agit simplement de mettre en place une évaluation du dispositif qui, une fois n'est pas coutume, présentera le sérieux requis (Behaghel, Gurgand et Maurin sont les représentants de PSE). Si cela ne me conduit pas à revenir sur le contenu de mon billet, je suis définitivement convaincu de l'intérêt de cette expérience. Le billet de Kramarz est intéressant.
Une bande de tueurs
Stéphane Ménia
mercredi 14 octobre 2009
18:11
EcoBlabla

On n'en doute de moins en moins : Ecopublix est un repère de flingueurs.
Bravo Ă vous deux !
Shorter Juppé, Norlain, Richard, Rocard
Alexandre Delaigue
mercredi 14 octobre 2009
14:57
EcoBlabla
Difficile de mieux illustrer le dilemme du prisonnier des négociations de désarmement. Il y en a qui devraient lire Schelling. Après tout, ils n'ont que 40 ans de retard.
On nous refait le coup de Sen et de Tobin
Stéphane Ménia
mardi 13 octobre 2009
14:43
EcoBlabla

A lire les réactions médiatiques et les commentaires des lecteurs, Williamson et Ostrom seraient les nouveaux hérauts d'un discours anti-marché. Lecteurs, je vous en supplie, lisez attentivement le texte d'Alexandre. Retenez qu'Ostrom fait du Public Choice et que Williamson est le fils spirituel de Ronald Coase. En aucune manière ils ne condamnent l'économie de marché, ils expliquent simplement pourquoi des formes d'arrangements, de contrats si vous préférez, sont parfois préférables à une relation organisée sur un marché. Ce qui signifie entre autres que les formes de relations telles que la sous-traitance sont considérées comme potentiellement bonnes, que les transactions sur un marché sont régulièrement ce qu'il y a de mieux et qu'une multinationale fait du Williamson à foison, avec ses félicitations. Le tout dans un monde peuplé d'individus rationnels et individualistes. Non, avec Williamson et Ostrom, on ne va pas ressusciter l'Union Soviétique ou les phalanstères ! Quoique, théoriquement, avec les bons paramètres, c'est jouable...
EDIT : j'en profite pour signaler aux lecteurs que s'ils veulent une bonne introduction aux thèses de Williamson, remises dans un contexte plus large, ils peuvent lire avec intérêt le livre d'Olivier Bouba-Olga, L'économie de l'entreprise, toujours aussi recommandable (le livre et Olivier
).
Mise à jour du site éconoclaste au 13/10/2009
Stéphane Ménia
mardi 13 octobre 2009
14:20
NewBlabla

Une nouvelle note de lecture. La nouvelle écologie politique de Eloi Laurent et Jean-Paul Fitoussi. D'autres notes de lecture à venir très bientôt. Et puis, il va être temps de se demander quelles festivités organiser pour les dix ans d'éconoclaste (fin décembre). Ce sera probablement une simple animation en ligne.
Ostrom et Williamson, prix Nobel d'économie 2009
Alexandre Delaigue
lundi 12 octobre 2009
16:11
EcoBlabla

Le prix Nobel d'économie 2009 fera date, pour plusieurs raisons. Premièrement, parce qu'il revient à une femme, pour la première fois en plus de quarante ans. Mais aussi, parce qu'il récompense pour la première fois l'économie institutionnaliste, un champ de recherche longtemps négligé, mais qui a pris progressivement une part de plus en plus importante en économie; cette consécration entérine cet état de fait et constitue un encouragement à progresser dans ce domaine.
Ostrom et williamson
Alexandre Delaigue
lundi 12 octobre 2009
13:13
EcoBlabla
Première femme Nobel d'économie, elinor ostrom, avec Oliver williamson. More to come.
La pensée du soir
Alexandre Delaigue
lundi 12 octobre 2009
02:24
BlaBlabla
Elle est ici : When future generations ask the economics profession 'What were you doing while the great bubble built up ahead of the Second Great Depression?', and we have to reply 'Lots and lots of quirky little working papers about sumo wrestling and speed-dating', it is going to be really, really, fucking embarrassing. Est-ce que demain rendra l'atmosphère moins morose? peut-être. En tout cas, Superfreakonomics sera dans ma boîte aux lettres; l'envie de me ruer dessus, pas vraiment.
Les deux autres notes de lecture Ă venir
Stéphane Ménia
dimanche 11 octobre 2009
21:51
EcoBlabla
J'ai lu La nouvelle écologie politique de Eloi Laurent et Jean-Paul Fitoussi. Et bien sûr, je vais bientôt lire La peur du déclassement d'Eric Maurin.
L'ignoble Frédéric Mitterrand
Stéphane Ménia
dimanche 11 octobre 2009
13:54
BlaBlabla
Après plusieurs jours de silence, j'éprouve le besoin de dire tout le mal que je pense de Frédéric Mitterrand.
Retour sur les Prix Nobel
Stéphane Ménia
dimanche 11 octobre 2009
11:29
EcoBlabla
Donc, j'ai un peu causé dans le poste sur le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, appelé plus simplement par la suite Prix Nobel d'économie. Quelques précisions et compléments sur ce que j'ai raconté.
Pseudo-notes de lecture et notes de lecture Ă venir
Stéphane Ménia
samedi 10 octobre 2009
17:57
EcoBlabla
Quelques mots sur des choses que j'ai lues ou parcourues. Et teaser de ce qui viendra bientôt en notes de lectures longues.
Tache d'huile analytique
Stéphane Ménia
samedi 10 octobre 2009
11:07
EcoBlabla
En écho au billet d'Alexandre qui évoquait les coups de projecteurs passagers et sélectifs concernant les suicides au travail. En écho aussi avec ce que je disais concernant la généralité des problèmes de santé au travail. Un article dans Libération sur l'AP-HP.
La chanson des gens qui sont préoccupés - And it's a dirty job but someone's gotta do it
Stéphane Ménia
vendredi 9 octobre 2009
22:35
BlaBlabla
Paroles
Faith No More
Introduce Yourself (1987)
We Care A Lot
We care a lot about disasters, fires, floods and killer bees
We care a lot about the NASA shuttle falling in the sea
We care a lot about starvation and the food that Live Aid bought
We care a lot about disease, baby Rock, Hudson, rock, yeah!
We care a lot about the gamblers and the pushers and the geeks
We care a lot about the crack and smack and whack that hits the street
We care a lot about the welfare of all the boys and girls
We care a lot about you people cause we're out to save the world
YEAH!
And it's a dirty job but someone's gotta do it
We care a lot about the army navy air force and marines
We care a lot about the SF, NY and LAPD
We care a lot about you people, about your guns about the wars you're fighting gee that looks like fun
We care a lot about the Garbage Pail Kids, they never lie
We care a lot about Transformers cause there's more than meets the eye
We care a lot about the little things, the bigger things we top
We care a lot about you people yeah you bet we care a lot, YEAH!
Well, its a dirty job but someone's gotta do it
And it's a dirty song but someone's gotta sing it
Message de service personnel
Stéphane Ménia
vendredi 9 octobre 2009
19:53
BlaBlabla
A l'attention de Zenblabla : aucun de tes commentaires ne passera plus sur ce blog. C'est notre côté écolo.
Edit 1 (9/10/09 - 22h24) : Alors, puisqu'on y est, vous voulez savoir ce qu'on pense de la polémique sur Frédéric Mitterrrand ?
EDit 2 (9/10/09 - 23h20) : Alors, puisqu'on y est, vous voulez savoir ce qu'on pense du Prix Nobel de la Paix attribué à Obama ?
Que ceux qui nous aiment se lèvent tôt !
Stéphane Ménia
jeudi 8 octobre 2009
20:03
EcoBlabla

J'ai discuté avec Alexandra Bensaid du Prix Nobel d'économie. A écouter demain matin sur France Inter dans l'émission L'économie autrement. A 6h49. Ou... plus tard sur le site d'Inter.
EDIT : Je vais faire un billet type debriefing pour compléter.
Maurin vs Chauvel
Alexandre Delaigue
jeudi 8 octobre 2009
13:12
EcoBlabla
C'est dans le Monde daté d'aujourd'hui, dans un dossier autour du dernier livre d'Eric Maurin sur la question du déclassement. Voici l'entretien avec Maurin. Voici l'entretien avec Chauvel. Les deux disent des choses intéressantes; le point de vue de Maurin me semble plus convaincant. Ce n'est pas la première fois que je préfère Maurin à Chauvel.
Recyclage
Alexandre Delaigue
mardi 6 octobre 2009
17:13
BlaBlabla
L'omniprésence de Nicolas Hulot vous énerve? Vous êtes mûr pour relire ce billet d'il y a deux ans.
Ma trombine partout
Alexandre Delaigue
mardi 6 octobre 2009
09:47
EcoBlabla
Dans le numéro d'octobre du magazine Enjeux les Echos, vous trouverez ma chronique du dernier livre de Tyler Cowen, Create your own Economy. Celle-ci n'est apparemment pas en ligne, il vous faudra vous procurer le magazine pour la lire. Et lire le livre, aussi, qui est remarquable.
De la lecture Ă venir
Stéphane Ménia
mardi 6 octobre 2009
09:30
EcoBlabla
Alternatives économiques l'a déjà lu (l'enfoiré !). Je découvre sa sortie imminente (donnée au 8 octobre). Nouvel opus d'Eric Maurin : La peur du déclassement. Une sociologie des récessions. Forcément, il sera chroniqué ici. Reste à savoir qui sera le plus rapide de nous deux. Alexandre, je te mets à peine la pression ;-).
Donnons leur du fric !
Stéphane Ménia
mardi 6 octobre 2009
09:14
EcoBlabla

L'une des polémiques du moment (je mets cet article en lien, car j'aime bien le titre), ce sont les primes en nature au présentéisme chez les élèves.
On va croire qu'on s'acharne...
Alexandre Delaigue
lundi 5 octobre 2009
20:05
EcoBlabla
Dans le Monde, daté de demain, extrait d'article de Paul Jorion, concernant la hausse du prix du pétrole l'année dernière : Qui croira que les marchés s'étaient convaincus que la demande l'emportait sur l'offre, alors que le monde plongeait dans la récession ? N'y aurait-il pas plutôt un rapport avec le fait que 80 % du volume sur le marché à terme du pétrole était le fait de spéculateurs ? Qui le croira? Moi! Mais je ne suis pas le seul. Voici Krugman, expliquant l'année dernière pourquoi la hausse du prix du pétrole n'était pas une bulle menée par la spéculation, mais liée à l'évolution de l'offre et de la demande. Quelques approfondissements à lire ici.. Voici James Hamilton, spécialiste du sujet, qui s'il montre très bien le rôle qu'ont pu jouer des phénomènes spéculatifs dans ladite hausse (développements supplémentaires ici), rappelle que ceux-ci sont mineurs, que les prix pétroliers sont pour l'essentiels déterminés par les fondamentaux, l'offre et la demande. Il y a donc le choix. Soit se fonder sur l'analyse d'un spécialiste du secteur, et d'un économiste qui a travaillé son sujet, qui concluent que les fondamentaux, à cette période, expliquaient l'essentiel des fluctuations des prix du pétrole (et qui prévoyaient même que les prix élevés du moment n'allaient pas forcément durer) par les conditions de l'offre et de la demande; soit considérer que parce que "80% du volume sur les marchés à terme est le fait de spéculateurs" la hausse de l'an dernier était une bulle entretenue par la spéculation. Le choix n'est pas si difficile à faire.
La thèse audacieuse du jour
Stéphane Ménia
vendredi 2 octobre 2009
23:02
EcoBlabla
On la doit à Paul Jorion : "Keynes ne fut jamais rien d’autre que Marx édulcoré, traduit dans le dialecte propre à la « science » économique pour rendre ses thèses acceptables par le milieu de la finance." Ajouté à ceci : "Le salut viendra d’une autre science économique, dont aura été éjecté l’homo oeconomicus, une caricature de l’être humain sous la forme du sociopathe." Et à cela : "Les règlements de compte qui ont lieu en ce moment entre économistes ne me concernent pas: je n’appartiens pas à leur profession" On obtient un ensemble assez troublant.
Quelques remarques rapides
Stéphane Ménia
vendredi 2 octobre 2009
22:27
EcoBlabla
Sur le billet d'Alexandre consacré aux suicides. Je trouvais le message global pertinent. Mais quelque chose me chiffonnait. FT n'est pas une boîte où l'on se suicide plus nous dit-il. L'article de Rue89 cité est bien. Mais sa conclusion n'est pas qu'on se suicide autant chez FT qu'ailleurs. Elle est qu'on n'en sait rien. Car "ailleurs", c'est quoi ? Il est vain de parler du taux de suicide en France, puisque structurellement, l'échantillon n''a rien à voir. A défaut de mieux, on peut toujours se dire que ce n'est pas pire que globalement, donc. C'est insuffisant. Encore une fois, on manque de données. EDIT : Vous pouvez jeter un coup d'oeil chez François et Joël pour des compléments.
Une lecture que je crois percevoir chez certains commentateurs du billet est que, au fond, oui, il faut arrêter avec ça, on emmerde les suicidés, les boîtes, les gens en général, pour un truc qui est incompréhensible et ne sert qu'à vendre du papier. Une forme de discours qui suppose que le suicide est plus qu'une alternative. C'est une liberté, un déterminisme ou je ne sais quoi encore.
Comme je le suggérais dans un précédent billet, la question du suicide en entreprise n'est qu'une des manifestations d'un problème plus large de santé au travail. Cela ne mérite pas un traitement médiatique hystérique. Mais est-ce que cela justifie une forme de raisonnement à la "c'est comme ça et puis voilà ." ? Oui, on peut craindre des discours crétins, des usines à gaz, des lois et règlements absurdes. Doit-on pour autant enterrer le dossier pour éviter de créer des commissions ?
Ig-Nobel 2009
Alexandre Delaigue
vendredi 2 octobre 2009
15:20
BlaBlabla
Comme chaque année, le marronnier du mois d'octobre est le concours de pronostics sur le prochain Nobel d'économie. Cette année, il s'est fait sur le forum (libre à chacun d'y aller de son pronostic). Pour patienter, les Ig-Nobels ont été décernés hier, le classement est de haute qualité. On appréciera les chercheurs suisses qui ont déterminé, expériences à l'appui, s'il valait mieux recevoir sur le crâne un coup de canette de bière vide ou pleine, et reçoivent pour cela le prix de la paix. En économie, les gagnants sont les dirigeants des banques Islandaises qui ont montré qu'il était possible de transformer une petite banque en énorme banque, puis de nouveau en petite banque; et que la même chose pouvait être faite sur une économie dans son ensemble. Le prix de mathématiques est presque un prix d'économie : il est décerné au président de la banque centrale zimbabwéenne, pour avoir contribué à la connaissance des chiffres en émettant simultanément des billets d'un cent, et d'une centaine de milliers de milliards. L'ig-nobel d'économie a été remis par Krugman; à cette occasion, comme d'autres, il devait prononcer un discours de 24 secondes de jargon incompréhensible, puis 7 mots d'explication en langage clair. La performance est à lire ici.



